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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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De la civilisation
{La Nouvelle Humanité}, n°3, Octobre 1895
Article mis en ligne le 15 octobre 2014

par ArchivesAutonomies
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...Le vieux inonde croupit dans les immondices de l’hypocrisie et du mensonge, par son système civilisateur il est fatalement appelé à s’y envaser rapidement.
La Lumière et la Vérité s’avancent soutenues par la parole d’hommes sensés.
A travers ces siècles trop longs pour les uns trop courts pour d’autres, la misère, fruit de la Civilisation, s’est tellement multipliée, que la plus grande partie des habitants des pays civilisés ne peuvent plus trouver leur existence sur la Terre, tandis qu’un petit nombre restreint d’affameurs gaspillent dans les débauches et les orgies de quoi faire vivre plus d’habitants qu’il n’y en a sur la Terre.
Beaux résultats pour l’Humanité que la Civilisation. La Nature depuis si longtemps délaissée par à qui elle a donné le jour et entretenu l’existence, n’en continue pas moins à fleurir et se parer de tout ce que les êtres doivent y trouver pour leur besoin et leur nourriture, ses saisons sont toujours aux mêmes époques, elle n’a point changé, il n’y a que le coeur et le cerveau des hommes qui ont varié, les Civilisateurs en ayant exclu la Raison le plus possible.
La Nature a engendré les hommes pour s’aimer et s’entre-aider.
La Civilisation leur enjoint de se haïr et de s ’entr’égorger.
Si la Terre se cadence libre dans l’espace, les hommes doivent également y vivre et s’y mouvoir entièrement libres.
Le droit à la Vie devient donc indiscutable, les lois de la nature l’imposent. Le Progrès et la Science, dont l’un décapite, l’autre empoisonne lentement ou brutalement, n’ont jamais fait autant de bien à l’humanité qu’ils lui ont fait de mal, puisque le Progrès donne de plus en plus naissance à de nouvelles calamités et à de nouveaux engins meurtriers soit en machinisme, soit en ustensiles de guerre, on lui adjoint la Science pour l’aider, et il faut combattre les deux ensemble.
Nous trouvons dans la Civilisation, le désordre, les guerres sanglantes, la misère.
Nous trouverons dans l’Etat naturel, l’harmonie, l’abondance, le bonheur.
(A suivre)

Honoré Bigot.

P.S. :

Texte publié dans Naturiens, végétariens, végétaliens et crudivégétaliens dans le mouvement anarchiste français (1895-1938), Supplément au n°9, Série IV, de la revue Invariance, paru en Juillet 1993.




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