Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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A propos des manifestations de Gênes et de la présence des "blacks blocs"
Article mis en ligne le 29 janvier 2014
dernière modification le 28 janvier 2014

par ArchivesAutonomies
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Étant présents à Gênes, mais n’ayant encore peut-être pas réalisé complètement l’ampleur des événements, nous tenons à nous exprimer un minimum sur ce qu’ont été ces manifestations plutôt que de ne laisser que la flicaille, les chefs des syndicats, partis de gauche ou autres ONG, ou encore les requins de la presse propager leurs conneries. Déjà beaucoup d’encre a coulé, beaucoup se sont évertués à dresser des portraits types du/de la manifestant-e anarchiste et de ce qu’il/elle a dans la tête. Il est urgent de remettre un peu d’objectivité dans tout cela, de freiner toutes ces déformations qui semblent répondre à une stratégie du pouvoir visant à isoler les anticapitalistes et à préparer dès maintenant l’opinion à une répression brutale au niveau européen contre toute pratique, mais aussi contre toute idée radicale. En espérant que d’autres encore contribueront à faire connaître au mouvement ce qui s’est véritablement passé.
Depuis le 20 juillet au soir, et même dans les jours précédents, une campagne de presse terrifiante se mettait en place, visant à faire endosser la responsabilité des violences et même de l’assassinat de Carlo Giuliani aux anarchistes. Les journaux italiens confondaient intentionnellement les termes "blacks blocs", "anarchistes", "casseurs" et "squatters", et désignaient vite les habitant-e-s des squats non légalisés comme les responsables de l’arrivée en masse des "tutti neri" à Gênes. Un des journalistes, suite à l’assassinat de Carlo, titrait "ça y est, ils l’ont eu leur martyr". Les médias, politiciens, mais également les dirigeants des mouvements antimondialisation institutionnalisés et acceptables (tutti bianchi, leaders du GSF [1], attac, etc.) se rejoignent unanimement sur l’imputation de tous les débordements aux anarchistes, très nombreux lors de ces manifestations. Les modérés accusent également la police d’avoir laissé arriver et agir les manifestant-e-s anarchistes à Gênes.
Bref, tout un tas de calomnies et de mensonges circulent, et il est urgent de s’en défendre maintenant avec nos moyens. Bien entendu, les journalistes de France et du reste du monde ont vite emboîté le pas de leurs collègues italiens. Le terme "black bloc" semble maintenant connu de tou-te-s, mais il s’apparente à une masse inorganisée d’agités infiltrés par la police.
Nous ne devons pas laisser nos ennemis nous décrire et s’exprimer à notre place. Les blacks blocs ne sont certes pas exempts de reproches, encore faut-il savoir de qui et de quoi il s’agit, car c’est essentiellement la confusion, la désinformation qui a caractérisé pour de nombreux-ses manifestant-e-s le contre-G8. Nous voudrions rappeler les points suivants et replacer les manifestations de Gênes dans leur contexte, c’est à dire dans un climat de tension exacerbée par divers événements survenus avant le sommet, et qui tombaient étrangement à pic pour autoriser la police et les carabiniers à massacrer les manifestant-e-s. La ville de Gênes était littéralement blindée, sur-fliquée et sur-militarisée.
Un climat de tension a été créé dans les jours précédents le sommet, justifiant contrôles d’identité musclés (la plupart du temps les manifestant-e-s ayant moins de 30 ans et portant des habits noirs étaient amené-e-s au poste pour une ou deux heures avant d’être relâché-e-s, ou refoulé-e-s à la frontière si ils/elles étaient porteurs de matériel de défense ou d’attaque), expulsion d’Italie, perquisition des lieux qui accueillaient les manifestant-e-s etc. Les faits : des bombes ont explosé à Gênes quelques jours avant le sommet. L’une a blessé un carabinier, deux autres ont été désamorcées (l’une à proximité d’un commissariat, l’autre à proximité du campement des tutti bianchi). Même si on ne peut pas l’affirmer avec certitude, un petit coup d’*il sur l’histoire de l’Italie, en particulier sur l’histoire des relations entre l’État, les services secrets et l’extrême droite pendant les périodes d’agitation révolutionnaire, permet de remettre sérieusement en doute l’authenticité de ces attentats et de miser sur la piste de la provocation. Déjà dans les semaines précédentes, l’État tirait la sonnette d’alarme du terrorisme, affirmant un sérieux risque d’attentat de la part des Brigades Rouges, ou faisant un lien entre le sommet de Gênes et de nombreuses actions directes survenues sur le territoire italien dans les mois précédents le sommet, dont le "mystère" qui a abouti au "suicide" de Mario Deiana [2]. On verra plus tard que dans le domaine de la provocation, les flics et autres "services" italiens ont fait très fort. La tension dans l’air, l’ambiance d’état de siège ne se limitaient pas qu’à cela : les détenu-e-s des prisons de Gênes ont été évacué-e-s pour accueillir un maximum de manifestant-e-s, le gouvernement et les orgas officielles ont fait de véritables déclarations de guerre contre les radicaux, les lieux où dormaient les manifestant-e-s étaient régulièrement perquisitionnés ou constamment menacés de l’être, et dans tous les cas sans cesse l’objet d’une étroite surveillance. Enfin, de nombreux-ses compagnon-ne-s ont été bloqué-e-s à la frontière, abrogation des accords de Schengen oblige, car ils/elles sont déjà enregistré-e-s sur les longs listings des polices européennes comme ayant participé à des manifestations d’extrême gauche. Ceci permet déjà de jeter à la poubelle les informations promulguées par les mouvements citoyens affirmant que les autorités ont laissé entrer dans la ville et en toute tranquillité les manifestant-e-s radicaux-cales. C’est une information fausse. Nous nous sentions traqué-e-s et chaque "ballade" en ville demandait un minimum de préparation. De nombreux-ses camarades ne sont jamais arrivé-e-s et/ou se sont fait tabasser dès la frontière.
Pour la première manifestation (19/7) en faveur des sans-papiers, il a été décidé de défiler dans le calme, de marcher simplement en solidarité avec les immigré-e-s écrasé-e-s par l’Europe-Schengen. Bien sûr, personne ne voulait risquer une charge de la police, et donc l’arrestation de sans-papiers, avec les conséquences que cela aurait pu impliquer quant à leur séjour en Europe. Qui sont donc les personnes qui ont jeté des pavés sur un barrage policier par-dessus toute la manifestation ? Eviter toutes violences de la part des manifestant-e-s avait pourtant été l’objet d’un accord clair lors des diverses assemblées anarchistes qui se sont tenues, entre autre au centre social Pinelli la veille. On ne saura pas s’il s’agissait de pure stupidité de la part de manifestant-e-s ou d’une simple provocation policière.
Quelques mots sur la présence des black-bloc à Gênes : Si l’on entend par black-bloc une coordination de groupes autonomes agissant d’une façon simultanée et efficace contre des représentations du capitalisme, alors sa présence à Gênes s’est limitée à quelques heures le vendredi en début d’après-midi. Il est ridicule et faux d’affirmer que le black-bloc a fonctionné le vendredi et le samedi selon une stratégie élaborée à l’avance. Il y avait avec certitude des groupes d’affinités qui avaient des plans et les ont menés à bien, mais cela ne concerne pas l’ensemble du cortège.
Ce manque de coordination peut s’expliquer par : l’essoufflement du mouvement devant un nombre trop important de contre-sommets de ce type ces derniers mois (Göteborg, Barcelona, Napoli etc.) - le climat de tension dans la ville qui rendait difficile les déplacements et les déroulements des assemblées dans les jours précédents les manifestations, qui obligeait à se poser sans cesse la question de la sécurité du lieu, etc. - la confusion, le chaos, les informations contradictoires et non-vérifiées, la difficulté de tenir des assemblées et de se coordonner à plusieurs centaines et dans trois langues. - Le vendredi en fin de matinée, un groupe de manifestant-e-s du "bloc noir", comptant plusieurs centaines de personnes est parti du camping-parc situé à l’est de la ville. Vraisemblablement, les manifestant-e-s au départ du centre social "Pinelli", étaient filtrés par la police ce même matin. Le groupe a manifesté de façon autonome avant de croiser le cortège des COBAS ("syndicat de base").
Des banques et agences immobilières ont été attaquées et incendiées, des barricades ont été érigées pour ralentir et résister contre les charges de la police qui n’a pas tardé à entrer en action. Les "tutti neri" ont ensuite été divisés par les charges policières. Certains se sont retrouvés bloqués le long de la mer, sur le lieu de concentration du GSF, d’autres sont partis avec un autre cortège en direction du nord. C’est ce dernier cortège qui a notamment attaqué la prison de Massari. Après une petite heure d’attente le long de la mer, une grande partie du black bloc a eu la possibilité de partir, entre autre avec les COBAS en direction de l’est. Inutile de raconter dans le détail ce qui s’est passé, tout le monde est au courant des "débordements" de Gênes. Mais il convient tout de même de rappeler que l’ultra majorité des bâtiments attaqués par les manifestant-e-s étaient des cibles justes. En gros, de nombreuses banques (vraiment beaucoup !), distributeurs de billets, caméras de vidéosurveillance ont été complètement détruits, un bâtiment de la Guarda di Finanza (une police italienne) et un autre appartenant à l’armée ont été attaqués, un supermarché Aldi a été pillé, les flics repoussés à plusieurs reprises (sensiblement à la même heure que le meurtre de Carlo Giuliani, les flics ont tiré à balle réelle contre cette autre manifestation, cette fois ci les carabiniers ont tiré en l’air. Ce qui est frappant est que le contexte est strictement le même que lors du meurtre de Carlo : charge de véhicule des carabiniers contre un nombre trop important de manifestant-es motivé-e-s, contre-charge des manifestant-e-s, recul des véhicules, l’un cale et se fait abîmer, coup de feux). Ce ne sont que les responsables de la misère qui ont été ciblés, contrairement à ce qu’affirment les médias et les organisations réformistes, qui confortent leur haine des manifestant-e-s anticapitalistes en prétendant que leur violence est aveugle, et en focalisant leur attention sur certains petits commerces - très peu nombreux - que des manifestant-e-s qui se trouvaient dans le blacks-bloc ont effectivement attaqué à tort. Pendant cette journée ont marché simultanément dans la ville de Gênes de nombreuses manifestations, il est impossible de connaître avec précision tout ce qui a pu se passer et le nombre de manifestant-e-s radicaux-ales.

Quelques réponses à des reproches adressés aux blacks-blocs :

Assimilation à des anarchistes, bandes organisées, fauteurs de violences gratuites, squatters : tout cela est faux. Encore une fois, il ne faut pas voir les blacks bloc, du moins à Gênes, comme une stratégie élaborée à l’avance et un groupe homogène. Ces assimilations, que les journalistes ont effectué avec un zèle hallucinant en Italie, serviront à justifier une répression et des montages contre les squatters des grandes villes d’Italie, et peut-être ailleurs. Il a été dit plus haut que les dommages matériels ont été adressés à de grandes représentations capitalistes. Enfin, il n’y a pas que des anarchistes et encore moins que des squatters dans les blacks blocs.

Les représentants du GSF ont affirmé que les blacks blocs avaient intentionnellement infiltré les cortèges pacifistes pour s’en servir de couverture. Ceci est également faux. Les cortèges noirs ont été dispersés au gré des agressions policières, au milieu de la confusion générale, il ne s’agissait pas d’un plan préétabli, comme veulent le faire croire le président du GSF, les journalistes et la flicaille, encourageant ainsi une chasse aux sorcières déjà très dure et qui risque de faire tomber de nombreux autres compagnons dans les temps prochains. Il est vrai qu’il y a eu des altercations entre manifestant-e-s. Par ex, entre les COBAS et certains autonomes italiens qui appartenaient aux black blocs. La grande majorité des blacks blocs ne comprenait pas l’italien et ne connaissait pas les raisons de ces échanges verbaux assez violents, qui ont à plusieurs reprises failli dégénérer en baston. Il semble qu’aucun des deux partis n’a vraiment fait preuve de finesse. Aux COBAS qui reprochaient aux autonomes de saboter leur cortège (au bout de nombreux saccages, les COBAS voulaient se démarquer des blacks blocs), ces derniers les traitaient de flics. Il est important de réaliser que des orgas tels que les COBAS ne doivent pas être considérées comme des ennemis. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous couper de tout le monde sous prétexte qu ’ils appartiennent à des organisations. C’est une grave erreur, surtout avec les COBAS qui, dans l’ensemble, étaient sympathiques et ne condamnent pas la destruction de propriété. La tension extrême qui a engendré ces engueulades violentes entre manifestant-e-s ne doit pas nous faire tirer de conclusions hâtives ou basées sur ces simples faits. Il faut également reconnaître que parmi les blacks blocs se sont mêlées quelques personnes qui n’ont rien compris au film et pour qui ce genre de manifestations ne sert qu’à relâcher leur pulsion, à "se faire plaisir", et certainement pas dans un sens positif. La structure trop souple du black bloc a permis son infiltration par des personnes qui se fichent de donner un sens politique à leur action. Même si les médias ont largement exagéré la chose, il est vrai que certains commerces ou des voitures qui n’appartenaient certainement pas à des riches ont été parfois pris pour cibles, particulièrement le samedi. Tirer des conclusions de cela semble indispensable pour les mobilisations à venir.
L’idée par ex de se coordonner vraiment, même si cela reste plus facile à dire qu’à faire, et de faire des communiqués en expliquant en avance ce que le black bloc prendra pour cible paraît bonne.

Les mêmes se sont bien mis d’accord pour reprocher aux blacks blocs de n’avoir même pas tenté d’attaquer la zone rouge. On se doute bien que dans la tête des opportunistes des organisations antimondialisation, la seule chose à faire à Gênes était de s’amasser symboliquement le long de la zone rouge, et, non moins symboliquement, de donner quelques coups et de s’égosiller devant cette barrière infranchissable. Certains éléments du blacks bloc se sont de toutes façon retrouvés devant cette zone rouge en compagnie des grands cortèges citoyens. Mais nous sommes très nombreux à ne pas être descendus pour manifester symboliquement. Nous n’avons que faire de donner une paire de coup de pied dans des barrières de 6 mètres scellées dans les murs pour faire bien devant les caméras. Surtout que la majorité des effectifs de la police était juste de l’autre côté de ces barrières, et que les franchir signifiait tout simplement courir au massacre. Donc, effectivement, nous n’avons pour la plupart pas essayé d’attaquer la zone rouge, tout simplement parce que la différence entre nos moyens de défense/d’attaque et ceux des forces de l’ordre est abyssale, et que nous n’avions pas l’intention de nous jeter dans la gueule du loup. Nous avons préféré profiter de cette occasion pour agir concrètement plutôt que symboliquement, n’en déplaise à tous les petits chefs.

Des images fournies par Indymedia montrent des flics cagoulés jouant le rôle de provocateurs pour justifier une agression policière contre l’ensemble de la manifestation. Ces images correspondaient au samedi 21. Il n’y a pas eu de "blacks blocs" le samedi, tout simplement parce que la police a chargé toute la manifestation avant que les anarchistes n’aient le temps de se regrouper dans un même cortège. Des petits groupes affinitaires étaient présents ça et là, mais c’est tout. La police a attaqué très violemment une gigantesque manifestation (tir tendu de bombe lacrymogène sur les manifestants, matraquage à volonté, arrestations, etc.). Une grande partie des manifestant-e-s a répondue à cette charge. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas que des blacks blocs comme la veille. La mort de Carlo la veille, le souvenir d’une journée de brutalité policière était très présente dans la tête de tout le monde, et ceux qui 24h auparavant manifestaient dans le calme ont résisté à l’assaut des carabiniers, qui ont mis 2 heures à avancer de 400 mètres. De très nombreuses personnes sont tombées sous les tirs de lacrymogènes. La stratégie d’isolement des anarchistes par les leaders des organisations du contre-sommet est d’autant plus sournoise qu’ils savaient pertinemment que leurs propres militant-e-s se sont affronté-e-s avec la police le samedi.

Pour l’instant, nous devons réfléchir à de nouvelles stratégies. Ceux/celles qui s’imaginent que les prochaines mobilisations (antimondialisation pour les un-e-s, anticapitalistes pour les autres) vont se dérouler selon le même scénario se mettent sûrement un doigt dans l’oeil. Nous ne sommes pas nombreux-ses et beaucoup sont tombé-e-s lors des dernières manifestations. A peine la solidarité avec la trentaine de détenu-e-s de Göteborg (sans parler de ceux de Québec) entamée, se profile l’effort que va demander celle avec le grand nombre de manifestant-e-s arrêté-e-s et inculpé-e-s à Gênes. Certain-e-s risquent des peines très dures de prison, pouvant aller jusqu’à plus de 15 ans. Les pays riches ont fait une véritable démonstration de force lors des manifestations, il y a fort à parier qu’ils veulent poursuivre leur effort d’intimidation en faisant des inculpés des exemples pour les mobilisations à venir. Et, contrairement aux blacks blocs à Gênes, les polices européennes sont très bien coordonnées. Jetez un coup d’oeil sur les dernières mesures adoptées par Europol pour le savoir. Les flics, et particulièrement la police belge qui va devoir gérer 3 sommets d’octobre à décembre 2001, ont sûrement tiré des conclusions de cela et nous préparent certainement quelques surprises pas très réjouissantes. La violence/brutalité policière va en augmentant. Nice n’était pas grand chose comparé à Göteborg, qui n’était pas grand chose comparé à Gênes. Que seront Gent ou Bruxelles ? A Gênes, ils voulaient tuer, c’est sûr. Et nous ne savons toujours pas clairement combien il y a de morts. La perquisition sauvage de l’école Diaz et du centre des Médias Indépendant a été ultraviolente. Sur les 92 personnes présentes (toutes arrêtées), plusieurs dizaines sont sorties les pieds en avant, allongées sur des brancards. Il y a eu bien plus de 600 blessé-e-s (de nombreux-ses blessé-e-s ont serré les dents et ne sont pas allé à l’hôpital pour ne pas se faire arrêter). Une des tâches prioritaires que doit assurer le mouvement maintenant est de faire sortir de taule tous les arrêté-e-s et les inculpé-e-s de Gênes. De nombreuses initiatives ont eu lieu dès le vendredi 21 dans divers pays contre des représentations politiques et économiques italiennes. Des consulats, des agences ont été occupées, il y a eu des manifestations devant les ambassades italiennes dans plusieurs pays. Des actions de sabotage ont eu lieu en Grèce, en Allemagne, en France, en Grande Bretagne. Faisons savoir à ces fachos que ni la mort de Carlo, ni les séquelles physiques de centaines de manifestant-e-s, ni l’inculpation de nombreux compagnons ne passeront sans résistance et avec pardon ! Toutes initiatives contre des représentations italiennes ou capitalistes sont les bienvenues !

Notes :

[1Genova Social Forum : ensemble de centaines d’associations, organisations, syndicats, partis politiques réunis pour que le contre-sommet se déroule comme ils le prévoient.

[2voir le texte "Encore une sale histoire italienne"




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