Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Gênes : Au delà du débat sur la violence...
Article mis en ligne le 29 janvier 2014

par ArchivesAutonomies
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Le contre-sommet du G8 a amplifié les fractures qui existaient dans les différents courants "anti-capitalistes" ou ceux dits de "l’anti-globalisation"... Au retour de Gênes, une violente campagne politique de désinformation a été menée contre les "Black blocks", par les organisations d’une certaine gauche dont ATTAC est le représentant le plus significatif. Au réseau No Pasaran, il nous semblait certes important d’ouvrir le débat sur la violence, mais aussi et surtout sur les enjeux que cachent ce débat.
Voilà une contribution sur la violence à Gênes, dont la seule prétention est desynthétiser quelques pistes de réflexion. Avant le prochain sommet de l’Union européenne, qui aura lieu à Bruxelles en décembre 2001, et la très probable montée de plusieurs crans de la répression policière , il nous semble urgent de réfléchir sur nos pratiques et nos stratégies. Sans oublier qu’au niveau des manifestants présents à Gênes, de profondes fractures existent et perdurent quant aux finalités politiques, avec d’un coté des organisations en quête de respectabilité, et qui n’ont d’autres buts que de servir de lobby afin d’instituer un capitalisme "supportable", et de l’autre des groupes qui cherchent à s’auto-organiser sur des bases réellement anticapitalistes, c’est-à-dire qui n’ont pas pour finalité l’aménagement humaniste du système de globalisation du capitalisme mais bel et bien l’éradication de ce dernier.

Les "Blacks blocks", une construction médiatique

Dès la préparation de Gênes, que ce soit au niveau du GSF (Genova Social Forum, organisateur de la manif "pacifiste") ou de ses relais locaux, le souci a été d’éviter la violence ­ quelle vienne soit des flics soit des blacks, en sachant que ces derniers sont souvent diabolisés ou fantasmés comme étant des "psychopathes", des paumés incapables de réfléchir ou de mener une action politique. A ce niveau là, il faut rappeler deux choses. Premièrement, il n’existait pas "un" Black Block mais des Blacks blocks, les groupes n’étant que faiblement organisés entre eux et chacun possédant sa propre stratégie, ses propres modes d’action. De plus la terminolige Black Blok, importé des USA est difficilement transposable aux groupes européens (nous reviendrons sur ce sujet dans d’autres numéros). Deuxièmement, selon les contextes historiques liés à chaque pays européen, les groupes dénommés Black Blok désignent des entités politiques très éloignées : anarchistes, marxistes-léninistes, maoïstes, etc. et les implications politiques et syndicales ou associatives de ses membres varient énormément.

Le mépris facile des non-violents

Pour les centaines d’associations européennes signataires, il s’agissait donc avant tout que le contre-sommet se passe dans les meilleures conditions possibles, sans que les "détestables casseurs" ne viennent gâcher la fête. Un parcours a été ainsi défini avec l’accord des autorités italiennes, afin d’éviter les frictions avec l’armée et la police. Un service d’ordre, qui a eu énormément de mal à se constituer du coté des "non-violents", devait aussi empêcher des éléments perturbateurs de ramener la flicaille à leurs trousses.
Des non-violents sincères ; prenons l’exemple du Pink Block. Ce dernier, fédéré autour des Anglais de Globalize Resistance, était partie prenante du GSF.
Présent sous de multiples formes et appellations lors de ces grands rassemblements, il est en majorité constitué de militants qui prônent et utilisent la non-violence. Les mobiles de ce type d’organisations sont multiples :

  • éviter un affrontement que l’on se sent incapable de gérer, que ce soit pour des motifs physiques ou organisationnels,
  • un reste de confiance envers les institutions ("il ne nous arrivera rien si on est pas violent"),
  • la conviction profonde que la violence reste la pire des solutions, etc.

    Que l’on soit politiquement d’accord ou pas, devons-nous pour autant se fermer à cette forme de contestation ? Certainement pas. D’autant plus qu’une partie des manifestants libertaires ou communistes, venant de tous les pays européens, étaient non pas du coté des "blacks" mais bel et bien dans le cortège "white" des Tute Bianche". D’autant plus que les parties constituantes des "pinks" n’ont pas défendu de position anti-black blocks, mais ont plutôt appelé au soutien inconditionnel de tout-e-s les militant-e-s blessé-e-s et/ou incarcéré-e-s. De plus, un détestable machisme militant tend à mépriser toute forme de contestation qui exclue ipso facto la violence, quelque soit la situation. Les groupes libertaires européens ont-ils prit la peine de discuter, de rencontrer suffisamment les groupes qui se réclament de cette non-violence absolue ? [1] Une incompréhension mutuelle persiste, basée sur une non-connaissance de ces réseaux, pour la majorité constitué de "jeunes militants" pas toujours très politisés. Les mépriser ou les ignorer n’est pas forcément pertinent ; tenter de travailler avec eux sur des bases claires peut peut-être, par contre "ouvrir les esprits" de part et d’autres. Tout le monde n’a pas la capacité physique et morale, avant tout par manque d’habitude, de pratiquer des modes d’intervention politiques radicaux. En se basant uniquement sur un discours politique "violent", relevant parfois d’un machisme militant dans sa surenchère (et souvent en décalage avec les pratiques réelles !), il n’est pas du tout certain non plus que les groupes libertaires soient capables de créer à eux seuls un mouvement culturel et politique d’ampleur. D’ailleurs, ceux-ci passent-ils leur temps à pratiquer la guérilla urbaine ? Vous connaissez la réponse...

    Une profonde volonté d’institutionnalisation

    Mais qu’on ne s’y trompe pas. Pour la plupart des centaines d’associations partie prenante du GSF (Genova Social Forum, principal organisateur du contre-sommet de Gênes), la volonté était plutôt la recherche d’une institutionnalisation et d’une respectabilité, sous prétexte que la "société civile" ne "comprend pas la violence". Au retour de Gênes, les déclarations anti-black blocks ont ainsi fusé dans les médias du pouvoir - qu’elles aient été concertées ou non n’a aucune importance. D’après les interventions pêle-mêle de plusieurs chantres de la gauche critique (Christophe Aguiton, José Bové, Susan Georges), ceux-ci n’étant d’ailleurs que les représentants du même camp politique fédéré autour du Monde diplomatique, les blacks blocks auraient "collaboré avec les carabiniers", mèneraient les contre-sommets dans un impasse, ferait du tort aux militants non-violents, etc. Par un culot politicien extraordinaire, qui laissera sans aucun doute de profondes traces dans les luttes à venir, les "leaders" hexagonaux de l’anti-libéralisme ont voulu faire ainsi endosser la répression policière sur ceux qui en auraient pu être les premières victimes - les blacks blocks ! Saluons au passage l’habilité de Berlusconi et de son gouvernement, qui ont orchestré la répression afin de discréditer et de diviser le mouvement social présent à Gênes. Les manipulations policières, pourtant grossières, ont ainsi réussi à semer le trouble parmi de nombreux militants pacifistes.

    Une fracture politique déterminante

    Bien sûr, cette fracture politique existait auparavant. Mais depuis Gênes, elle a tendance à devenir plus prégnante et impose à chacun de prendre position, notamment les militants de groupes tels que ATTAC ou le CCCOMC. L’enjeu pour les responsables politiques de ces respectables machines est l’institutionnalisation de la lutte contre les sommets G8, moyen comme un autre d’accroître leur propre influence politique. Afin de parvenir à une lisibilité politique, il demande plus des militants soigneusement encadrés que des anarchistes qui refusent de suive les consignes d’un sommet politique dont ils se contre-foutent. Cette volonté d’encadrement cache aussi de profondes divisions politiques, qui me semblent irréconciliables. Les associations susnommées cherchent plus à arrondir les angles de "l’ultra-libéralisme", alors que les organisations clairement anticapitalistes lient, chacune à sa façon, les luttes locales avec ces contre-sommets qui ne sont autre qu’une "grosse cerise sur la gâteau", un symbole fort, et non pas une fin en soi. Si le G8 avait été annulé, il se serait certes agit d’une victoire symbolique... Mais chacun d’entre nous serait néanmoins rentré les oreilles basses dans nos parcelles respectives du Kapital-land, le lundi suivant. Essayons de définir plus précisément les lignes de fractures entre ces deux camps politiques. Voilà de quoi se réclame le camp du "contrôle citoyen du libéralisme" :

    La représentation : pour pouvoir exister, le mouvement anti-globalisation aurait besoin de représentant clairement définis, que ce soit sous formes de conseils scientifiques ou d’ONG. Ce conseil de citoyens éclairés devrait regrouper des chercheurs et des universitaires versés dans l’art de la dissection des institutions de régulation du capitalisme : le FMI, la Banque Mondiale, l’OCDE, etc. La connaissance des mécanismes économiques induits par ces organismes, et les compétences réelles en économie de ces "spécialistes" les place au sommet de leur organisation politique ; le prolo de base étant quant à lui prié de tenir bien droit les banderoles. Cette forme d’organisation pyramidale, avec au sommet les "grosses têtes", et avec une démocratie disons très bureaucratique et autoritaire, est typique de ces organisations [2].
    Combien de temps les militants de base supporteront cette forme de mépris ? Les paris sont ouverts, mais, à ce que j’en sais, Gênes aurait créé un nouveau foyer de crises... Beaucoup de collectifs locaux d’ATTAC ont ainsi émis des communiqués appelant au soutien de tous les militants inculpés.

    Une volonté d’hégémonie : une sorte de contre-pensée unique est ainsi en train de se former, dont le flambeau est porté en France par la revue Le Monde diplomatique. D’après ses représentants, il faudrait ainsi opposer un méchant capitalisme américain face au gentil libéralisme européen, qui serait réformable si l’on prend soin d’aiguiller la commission et le parlement européens. José Bové a également tenu en août, avant sa rencontre avec Pascal Lamy (rapporteur de la commission européenne), des propos similaires. Mais cette volonté d’hégémonie se manifeste aussi par un certains mépris. Mépris des formes de résistances locales (syndicales, chômeurs/précaires, sans-papiers, squatts...). Mépris du passé : combien de fois avons-nous lu que les "choses sérieuses" avaient commencé avec le contre-sommet de Seattle, en 1999. Cette négation de la mémoire révolutionnaire, des luttes de centaines de millions d’exploités depuis deux siècles, ainsi que de celles qui se déroulent actuellement hors des caméras ou des hautes sphères intellectuelles, est une véritable forme de violence, de profond mépris et d’un égocentrisme sans borne.
    Qu’on vienne après nous parler de banques qui brûlent !

    De quelles violences parle-t-on ?

    Tiens, parlons-en justement, des banques qui brûlent. Rien que pour prendre l’exemple de Gênes, difficile de mettre dans le même niveau toutes les formes de violence. Certaines ressemblaient certes plus à un geste de colère ou de violence gratuite. Brûler une Lada (ou équivalent...) ne me semble ni très clair, ni très fédérateur. Par contre, piller une banque est un message politique clair. N’en déplaise aux pacifistes bornés, qui craignent que le reste de la population civile ne comprenne pas ce type de geste, j’imagine sans aucune peine que beaucoup de RMIstes ou de chômeurs longues durée ne pleurent pas lorsque un organisme financier part en fumée... Peut-être faut-il avoir vécu avec moins de 2000 F par mois pour mieux le comprendre. Cette violence, en tout cas, n’est qu’une faible réponse à celles que subissent des nuées d’exclus, de pauvres, des pans entiers de la population mondiale. Pour les faits et les chiffres, je crois qu’il n’est pas besoin d’en rajouter. Vous n’avez qu’à consulter Le Monde diplomatique... Pour autant, les mouvements sociaux en Europe ne sont que très rarement violents de façon spectaculaire. Il s’agit généralement d’occupations, de "résistances", ou de ce que l’on nomme "l’autodéfense sociale". Pour les classes dangereuses et dans sa forme non politique, il s’agit généralement d’agressions ou de vol, dans le but de récupérer des tunes. Contrairement à ce qui est véhiculé par les politiciens et les médias, l’Europe, en dehors des Balkans, n’a jamais vécu une aussi longue période de tranquillité sociale. Les causes sont bien évidemment politiques : des classes entières soumises à la précarité et vivant des situations de pauvreté ne voient pour l’instant pas d’autres choix que de se montrer conciliantes avec le "système", afin de s’intégrer et de récupérer des miettes.
    Mais les causes en sont aussi culturelles : nous vivons des rapports sociaux de plus en plus raffinés et complexes. Là où les rixes étaient, dans tous les milieux, monnaie courante au début du siècle dernier, se montrer aujourd’hui violent dans sa vie quotidienne (que ce soit physiquement, psychologiquement, mais aussi verbalement) est le plus sûr moyen de se mettre au ban des groupes dans lesquels on évolue ! En ce sens, les violences que nous pouvons exercer doivent toujours correspondre par leur intensité à une réalité donnée et être motivée politiquement (ces mêmes violences ne consistent pas, je préfère insister, à commettre des attentats aveugles ; un de ses paroxysmes actuels étant plutôt d’enfermer son patron dans son bureau, ce qui est très jouissif soit dit en passant). Ce qu’avaient fait, par exemple, les FTP de Marseille...

    Une violence en correspondance avec la réalité des faits

    Mais pourquoi se montrer violent ? Ne pourrions nous pas faire tomber ce système rien qu’en restant zen, dans une sorte de trip collectif mystique ? Je crois que les personnes qui sont en face de nous ne souhaitent pas perdre leurs privilèges, et qu’elles sont prêtes à vraiment tout pour les conserver. Les violences policières et les tirs à balle réelle n’effraient ni les possédants, ni les États qui jappent à leurs pieds. La violence que l’on porte, que ce soit dans des sommets ou dans nos luttes locales, ne sera toujours qu’un faible prêté pour un rendu. Nous vivons dans un pays riche. Malgré les galères, les fins de mois difficiles, un partie d’entre nous parvient à vivre correctement, avec le minimum vital voire plus. Très bien. Est-ce une raison pour supporter ces mêmes fins de mois difficiles, les humiliations, les galères ? Il ne faut pas oublier non plus que dans l’immense majorité des pays, pour l’immensité de la population, se dresser contre un État policier, lutter syndicalement pour défendre ses droits, c’est risquer gros, au moins sa liberté et souvent sa vie ! En France et en Europe, avec les politiques de refondation sociale et avec l’accroissement du contrôle social (via la vidéo surveillance, la traçabilité des classes dangereuses, la criminalisation des militants...), qui vont étrangement de pair avec les "rumeurs persistantes" d’une nouvelle récession économique, nous pourrions être, demain, obligés d’être violents, pour survivre. Ce n’est pas nous qui sommes "violents", ce sont les situations vécues qui exigent une réponse appropriée. Celle-ci respecte la gravité des faits, ainsi que les personnes avec qui et pour qui nous nous battons.
    Allons-nous empêcher une expulsion de sans-papiers avec un lâché de ballons multicolores ? Jamais de la vie ! Peut-être n’y arrive-t-on pas physiquement non plus, certes, mais on respecte aussi les idées pour lesquelles on se bat lorsqu’on n’utilise pas des méthodes bonnes enfants, totalement déconnectées du vécu de ces mêmes expulsés. De ce vécu de millions de chômeurs, de sans-droits, de sans-logis, sans-papiers, travailleurs précaires ou pauvres, jeunes criminalisés ou poussés au crime... dont nous faisons souvent partis. En mettant nos corps, en allant au contact des situations, nous écorchons la société du spectacle, qui a tendance à tout relativiser et à endormir les consciences. Et qu’on ne s’y trompe pas, en situation réelle et vécue, ce que certains appellent violence est souvent plus un facteur de mobilisation que de rejets ! Elle nous mobilise clairement, car elle nous fait prendre des risques personnels, d’un point de vue juridique, physique et financier. On s’implique alors plus profondément, en dépassant l’engagement à distance et le "tout ludique". Elle mobilise aussi autour de nous parce qu’elle correspond à une colère que portent celles et ceux qui ne se résignent pas à la misère et à la précarité.

    Ancrer nos résistances dans la société civile

    Cette même violence politique risque de marginaliser et de criminaliser les militants anticapitalistes et révolutionnaires. Nous devons en cela réfléchir à son utilisation, et encore une fois, adapter les moyens aux fins, sans prendre de risques inutiles. Mais que ce soit clair, même les manifestations syndicales ou politiques non-violentes sont criminalisées, pour peu qu’elles touchent aux intérêts des classes dominantes. Pourquoi fait-on de la politique ? Pour témoigner ? Pour construire des rapports de force ? Pour vivre différemment, ici et maintenant ? Dans ces deux derniers cas, pour peu qu’on mette en accord nos idées ou nos pratiques, nous risquons de plus en plus gros. Afin de ne pas se retrouver sur le carreau, tous et rapidement, nous devons développer des rapports de force politiques en s’appuyant sur un maximum de relais culturels et associatifs. Si l’on se renforce sur le terrain, si jours après jours nous constituons des comités de résistances à des situations vécues (précarité, PARE, sans papiers...), nous renforçons des mouvements culturels, au sens large du terme, nous refusons la séparation entre notre vie politique et non-politique. Non seulement nous ferons progresser nos idées mais l’État ne parviendra que difficilement à nous séparer du reste de la société civile.
    Facile à dire, vous auriez pu y penser vous-même, etc. Sûrement. Pourquoi ne le fait on pas, alors ? Dans une lutte donnée, pourquoi ne faisons-nous pas appel à des associations de consommateurs, des groupes culturels, des personnes de notre quartier, etc. ? Ils ne sont pas assez "politiquement corrects" ? Peut-être le deviendront-ils en situation réelle et vécue. Peut-être faudrait-il raisonner en collectifs verticaux, regroupant des personnes et associations qui additionnent leurs compétences politiques, juridiques, culturelles, etc. et non plus horizontaux (les libertaires se font une bouffe)... Peut-être faut-il baisser sa garde, arrêter de faire son fier anarchiste, retrousser ses manches et prendre des risques au lieu de se draper dans un noir étendard... Si l’on a peur d’y perdre son âme intègre et pure, c’est peut-être qu’on a pas suffisamment confiance en la force de nos convictions et en notre détermination à détruire le capitalisme, jours après jours, résistances après résistances.

    Raphaël scalp/reflex

Notes :

[1Parmi les associations françaises présentent dans le "Pink Block", il y avait notamment AARRG !! (Apprenti Agitateurs pour un Réseau de Résistance Globale), un jeune réseau politique (plus ou moins) informel, présent notamment sur Paris, Montpellier et Toulouse.

[2Ainsi, ATTAC n’hésite pas à exclure des militant-e-s ou à marginaliser des groupes locaux qui ne sont pas dans la droite ligne du parti.




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