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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La lutte prolétarienne en Italie
{Le Réveil Prolétarien}, n°3, Décembre 1943
Article mis en ligne le 6 juin 2014
dernière modification le 27 mai 2014

par ArchivesAutonomies
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Dans notre premier numéro nous nous sommes déjà occupés des événements d’Italie. Depuis ce temps, d’autres événements sont venus qui nous permettent d’éclaircir la situation.
Le fait qui domine toute la situation italienne est la guerre entre les deux impérialismes rivaux.
Bien qu’il soit écrasé sous la botte du militarisme et déchiré par les horreurs d’une guerre sanglante, le prolétariat italien qui a déjà souffert pendant 20 ans la plus honteuse exploitation sous le fascisme essaie en ce moment de briser ses chaînes. La véritable raison de la chute de Mussolini a été l’action de la classe ouvrière qui a déterminé la bourgeoisie italienne à se débarrasser de lui pour essayer de conserver son pouvoir.
Actuellement, dans la partie de l’Italie occupée par les Allemands, la pire réaction hitlérienne a réussi à imposer au peuple italien un nouveau gouvernement Mussolini, formé d’hommes qui sont les pantins de leurs maîtres nazis. Mais les révoltes des ouvriers, les grèves, les agitations pour obtenir la libération des prisonniers politiques continuent.
Le gouvernement Mussolini, qui donne des signes évidents d’appréhension en face de l’agitation ouvrière, est obligé de lui faire des concessions. On parle de libres élections dans les syndicats, de contrôle des usines par les conseils d’usine, d’une représentation majoritaire des délégués ouvriers dans la nouvelle Constituante.
Sans être dupes de ces déclarations qui font le pendant à la Révolution dite Nationale en France, tous moyens avec lesquels la bourgeoisie croit tromper encore le prolétariat et conserver son pouvoir, nous voulons attirer l’attention des camarades sur des événements qui sont pour la classe ouvrière de la plus grande importance.
La bourgeoisie européenne tremble devant l’action ouvrière.
L’aube, si pâle soit-elle, de la révolution prolétarienne se lève.
La fin de la guerre peut et doit apporter le signe de la révolution de la classe opprimée et exploitée, qui encore une fois a tant souffert de la guerre impérialiste. Dans toute l’Europe les prolétaires donnent des signes de lassitude et de révolte. Nous donnons ailleurs notre opinion sur le terrorisme, mais nous savons que la majorité de ces hommes qui luttent contre l’oppression hitlérienne sont des prolétaires, et ils ne donnent pas leur vie pour assurer la victoire d’un impérialisme quel qu’il soit. Le moment est venu pour les ouvriers et les paysans de se regrouper dans leurs organisations de classe, pour lutter pour la révolution prolétarienne et non pour les intérêts des capitalistes anglo-saxons.
Nous ne savons pas exactement ce que l’avenir nous réserve, mais même devant une occupation anglo-saxonne, il est nécessaire que la classe ouvrière, unie dans ses organisations de classe à l’échelle internationale, démontre clairement avec une puissante et énergique action révolutionnaire sa ferme volonté d’abattre le régime capitaliste d’exploitation de l’homme par l’homme ! La lutte ouvrière doit être menée et organisée à l’échelle internationale. Il faut aider par une action révolutionnaire nos camarades italiens et préparer la révolution mondiale !

P.S. :

Paru dans (Dis)Continuité n° 16, juillet 2002




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