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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Staline et Badoglio
{Le Réveil Prolétarien}, Numéro Spécial, Mars 1944
Article mis en ligne le 6 juin 2014
dernière modification le 27 mai 2014

par ArchivesAutonomies
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Le gouvernement "soviétique" a reconnu le gouvernement du maréchal Badoglio comme le seul gouvernement italien et repris avec lui les relations diplomatiques.
Ainsi le gouvernement de ce soi-disant "État ouvrier" est le premier et le seul qui reconnaît la clique réactionnaire de Badoglio comme gouvernement.
Jusqu’à aujourd’hui même les gouvernements impérialistes de Londres et de Washington n’ont pas encore jugé nécessaire de légaliser leurs relations avec Badoglio et le roi Victor Emmanuel. Les cinq parties antifascistes en Italie, socialistes, communistes, catholiques, libéraux et Action populaire étaient plus ou moins d’accord dans leur lutte contre Badoglio et la monarchie. Tous les cinq ont demandé l’abdication du roi même la disparition de la monarchie. On savait déjà que les "communistes" italiens (les staliniens) formeraient l’aile droite dans le bloc des 5 partis antifascistes. Maintenant c’est officiel.
Le gouvernement "soviétique" se démasque en devenant le champion de la restauration de la Monarchie en Italie. Le peuple italien, qui a commencé sa lutte contre Mussolini et voulait la poursuivre contre la bourgeoisie et la monarchie italienne, avait déjà créé ses soviets à Milan et à Turin mais se heurte maintenant à un adversaire inattendu : le gouvernement du maréchal Staline.
La bureaucratie russe qui vise de créer des bases dans la Méditerranée pour des fins purement impérialistes, cherche la collaboration avec la monarchie italienne, cela veut dire avec la bourgeoisie. Les intérêts de la classe ouvrière italienne ne comptent pas, au contraire si la révolution italienne gêne les projets de Staline et Vychinski elle sera écrasée par la force brutale.
Une fois de plus la bureaucratie russe se montre comme un obstacle sérieux, comme un adversaire farouche de la révolution prolétarienne. Elle s’appuie en Italie, sur les forces les plus réactionnaires, trahit la classe ouvrière et continuera ce jeu impérialiste demain en France et en Allemagne. Les révolutionnaires, les vrais communistes n’ont rien à espérer de cette contre-révolution bureaucratique. Il faut la combattre comme les impérialistes capitalistes. Seul le défaitisme révolutionnaire en Russie peut renverser la classe bureaucratique, libérer le peuple russe de ce joug et recommencer l’œuvre de la révolution prolétarienne.

P.S. :

Paru dans (Dis)Continuité n° 16, juillet 2002




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