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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Victor
Pavel et Clara Thalmann, Combats pour la liberté, Éditions La Digitale, 1983, p. 316-323.
Article mis en ligne le 6 juin 2014
dernière modification le 31 mai 2014

par ArchivesAutonomies
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Victor, l’émigré juif allemand dont j’ai déjà parlé, resta chez nous jusqu’en mars 1944, à part quelques brèves interruptions. Les trotskistes français n’étaient pas parvenus à lui procurer un logement sûr. D’ailleurs, il préférait habiter avec nous, car nous rédigions ensemble des tracts, en allemand et en français. D’autre part, il aimait à consulter la bibliothèque bien achalandée qui, avec le temps, s’était considérablement agrandie. Il y avait à peu près tout ce que l’on pouvait désirer : la collection de Paul Frölich sur la Révolution française, de plusieurs centaines de volumes, les principaux "classiques" du socialisme, les œuvres complètes de Lénine, presque tous les écrits de Trotski, de la littérature allemande et française, des ouvrages sur l’histoire du mouvement révolutionnaire et sur la Révolution russe. Toute cette littérature plus ou moins compromettante était cachée à la cave, tandis que les étagères du rez-de-chaussée étaient remplies de littérature chinoise qu’un sinologue hongrois avait placée chez nous par précaution. Ces livres chinois nous protégeaient contre d’éven­tuelles visites importunes.
Mais Victor restait chez nous, surtout parce qu’il avait réussi à faire de la propagande active parmi les soldats allemands. Il était effectivement parvenu à prendre contact avec ceux stationnés dans le port de Brest. Il voulait publier un journal écrit par ces soldats qui appelait à renverser Hitler. Il me montra des lettres de soldats décrivant les combats désas­treux en URSS et exprimant avec éloquence la fatigue de la guerre et l’animosité envers Hitler. Victor entreprenait le dan­gereux voyage à Brest une ou deux fois par semaine, y rencontrait les soldats la nuit, discutait avec eux et rapportait des lettres et de courts articles qu’ils avaient rédigés. Il avait l’intention de ronéotyper cette littérature antifasciste chez nous et de la publier sous forme de journal ; j’hésitai longtemps avant de lui donner mon accord pour ce travail dangereux.
L’état de santé de Clara laissait toujours à désirer ; elle devait toujours s’aider d’une canne pour marcher. Par ailleurs, les divergences d’idées étaient toujours très nombreuses entre Victor et moi, bien qu’il ne fût plus le trotskiste intransigeant d’autrefois. Son attitude s’était considérablement modifiée par son contact avec nous, nos discussions animées, notre rela­tion avec d’autres groupes révolutionnaires, le comportement particulièrement obtus des trotskistes français, ainsi que leur incapacité d’organiser quoi que ce soit. Ceci dit, il restait fidèle à son organisation ; c’est pourquoi nous dûmes trouver un compromis : le journal de soldat devait prendre position uniquement sur les questions allemandes, et en ce qui concer­nait la Russie, nous voulions publier les lettres des soldats sans aucun commentaire. Quatre numéros, ronéotypés dans notre atelier, parurent sous le titre "Ouvrier et soldat". Nous distribuions la plus petite partie à Paris et Victor emportait le reste à Brest avec lui. Peu avant le débarquement, il avait fait la connaissance d’une émigrée allemande dans la chambre de laquelle il habitait maintenant. Mais il venait régulièrement nous voir pour chercher des livres ou s’occuper du journal. Nous ne dépassâmes pas quatre numéros, car le groupe de Brest se désintégra ; une partie des soldats allemands fut fusil­lée et l’autre (environ quinze, d’après les informations de Victor) envoyée au front de l’Est. Certains trotskistes de Brest furent également arrêtés ; la Gestapo trouva des adresses et remonta tout le réseau de l’organisation jusqu’à Paris. Ayant entendu parler de l’activité de Victor, elle cherchait avidement ce mystérieux agent. A la mi-juillet, pendant les durs combats du débarquement, nous apprîmes l’arrestation de Victor. Nous ne savions que faire. Devions-nous quitter l’appartement ? Comme Victor n’avait pas dormi ici depuis plusieurs semaines, nous pensâmes tout d’abord pouvoir rester dans le pavillon, persuadés qu’il n’avait aucune adresse sur lui. Mais n’allait-on pas le faire parler sous la torture ? La nouvelle de son arres­tation était assez confuse. Finalement, nous apprîmes qu’il avait été arrêté par la police française, ainsi que son amie et un trotskiste roumain. Cela nous rassura quelque peu et nous décidâmes de ne pas quitter la maison et d’attendre la suite des événements.
Il ne se passa rien. Une semaine s’écoula sans aucune nou­velle. Un coup de téléphone fit soudain rebondir l’affaire. Je décrochai, une voix de femme à l’autre bout du fil me demanda : "Ici l’hôpital Rothschild, connaissez-vous un monsieur Victor ?"
"Monsieur Victor ? Pas du tout, répondis-je aussitôt.
— Mais c’est lui qui m’a donné votre numéro de téléphone. Il a eu un accident et est hospitalisé ici depuis huit jours. Il aimerait bien vous voir. »
J’entendais très nettement dans le fond des allées et venues, ainsi que des voix féminines et masculines.
"Les visites sont de une heure à trois heures", me précisa encore la voix à qui je promis finalement de venir.
L’hôpital Rothschild, un établissement juif, était contrôlé par les Allemands. Clara et moi, exceptionnellement seuls dans notre pavillon ce jour-là, nous demandions s’il pouvait s’agir d’un piège. Comment Victor avait-il atterri à l’hôpital ? Pourtant, nous étions décidés à prendre le risque et je décidai de me rendre à la clinique l’après-midi même. J’y allai en vélo.
A l’entrée régnait le va-et-vient habituel de visiteurs, d’infirmières et de malades. Les membres du personnel portaient tous sans exception l’étoile jaune, ce qui me rendit un peu confiance.
J’arpentai tout d’abord tous les corridors pour « jeter un coup d’œil » partout. Ensuite, je parlai un peu avec une infirmière avant de lui demander où se trouvait Monsieur Victor. Elle me regarda avec de grands yeux et m’ordonna brièvement de la suivre.
Elle me conduisit en silence dans une chambre dans laquelle Victor était étendu sur le seul lit qui la meublait. Il avait un bandage à la tête, un autre, très large et très épais, autour du buste ; son visage était pâle et ses traits tirés. L’infirmière se retira et je me retrouvai seul avec Victor qui sourit faiblement. "Alors Victor, qu’est-ce qui se passe ?
- La Gestapo a voulu me fusiller, murmura-t-il doucement.
- Reste tranquille, tu es encore trop faible, lui dis-je en essayant de le calmer.
- Non Pavel, je ne délire pas, je t’assure que je vais bien maintenant. J’ai une blessure à la tête, une autre à la poitrine ; ils m’ont opéré ici et je suis resté quelques jours dans le coma. Maintenant, je vais mieux. Que se passe-t-il dans le monde ?
- Ce qui se passe ? Des officiers allemands ont essayé d’attenter aux jours d’Hitler, mais cela a échoué, malheureusement.
On n’a encore aucun détail, on sait seulement qu’il y a déjà eu de nombreuses arrestations et exécutions. Même à Paris, les Allemands se sont battus entre eux. Les Alliés se rapprochent de la capitale française."
Ses yeux brillèrent, il sourit à nouveau.
"Je ne veux pas mourir avant d’avoir vu ça !
- Qu’est-ce qui s’est passé, raconte-moi.
- C’est une longue histoire. Je ne sais toujours pas comment ils nous ont trouvés". Lorsque je suis rentré avec Alice, dans son appartement, ils étaient déjà là et nous attendaient. Au même moment, ils arrêtaient notre camarade roumain Etienne et sa femme qui habitaient dans le même quartier que nous.
On nous emmena tous les quatre au bureau de la police française, avenue Marceau. Ils m’enfermèrent avec un garde dans une pièce du troisième étage. Etienne devait être au premier.
Toujours est-il que les flics se précipitèrent le lendemain matin dans la pièce, furieux car il s’était enfui par la fenêtre pendant que le garde dormait. Ils se vengèrent sur moi, me tapant dessus avec leur matraque et hurlant :
"Nous savons bien qui tu es et ce que tu fais. Si l’autre n’avait pas fui, on t’aurait relâché. Mais maintenant, on te livre à la Gestapo, ça fait déjà longtemps qu’ils te cherchent."
Deux heures plus tard, la Gestapo venait me chercher. Je ne sais pas ce qu’est devenue Alice. Tout le matériel confisqué dans ma chambre se trouvait déjà entre leurs mains, il était donc inutile de mentir. L’interrogatoire commença.
"Alors, mon gars, qui va gagner la guerre, à ton avis ?
- Sûrement pas Hitler, leur répondis-je.
- Tu es juif ?
- Et fier de l’être."
Ils se mirent alors à me battre ; ils me cassèrent une côte. L’interrogatoire proprement dit dura plusieurs jours, mais je ne dis rien. Ils vinrent me chercher, je ne sais pas combien de temps après, car j’avais perdu toute notion de temps dans la cave. Deux officiers et deux soldats me poussèrent dans une voiture et partirent avec moi. Avant le départ, il m’avaient passé les menottes. En route, l’officier assis à mes côtés, me dit :
"Nous te conduisons à Fresnes, la prison militaire, où tu seras jugé par un tribunal allemand."
Dans la forêt de Vincennes, la voiture quitta la route principale pour emprunter un petit chemin forestier. Je savais que c’était la fin et qu’ils allaient m’abattre par derrière pour délit de fuite, comme ils l’affirmeraient ensuite. La voiture s’arrêta et ils me firent descendre. Sans dire un mot, un des officiers m’appuya son révolver sur la tempe et tira.
Lorsque je m’éveillai, quelqu’un était en train de me secouer énergiquement l’épaule ; un homme me demanda quelque chose. D’après ses dires - c’était un agent de police français qui rentrait chez lui en bicyclette - je lui ai dit : "Gestapo, Gestapo", avant de m’évanouir à nouveau.
C’est ici seulement que je recouvrai mes esprits. Les infirmières sont d’une gentillesse touchante avec moi. On me raconta par la suite qu’une voiture de police m’avait transporté jusqu’ici où le policier rapporta comment il m’avait trouvé dans la forêt. La première balle resta dans la tête, une seconde frôla le cœur. Ils m’ont très bien opéré ici. Voilà, tu as devant toi un de ceux que la Gestapo a fusillés !"
J’avais écouté son récit en silence. Ma première pensée fut : Que faut-il faire maintenant pour l’aider ?
"Tu t’es déjà mis en rapport avec ton organisation ?
- Non, j’ai repris conscience hier à midi seulement, tu sais.
- Bon, donne-moi des adresses pour que je les mette au cou­rant. Ils pourront sûrement faire quelque chose pour toi."
Il me cita de mémoire deux adresses. Je dus lui promettre de revenir et de tout faire pour prendre contact avec les trotskistes français. Je quittai l’hôpital profondément bouleversé et inquiet, j’enfourchai mon vélo et me rendis immédiatement à l’une des adresses. C’était une femme grecque dont le mari, Pablo, jouait un rôle important au sein de l’organisation. Elle, en revanche, ne me connaissait pas. Je lui racontai en quelques mots l’histoire de Victor et la priai de faire quelque chose pour lui.
"Pourquoi venez-vous me voir moi ? Je ne vous connais pas, ni ce Victor, d’ailleurs. Je n’ai rien à voir avec tout cela", me répondit-elle froidement.
La femme était sur ses gardes ; prudente, elle ne voulait pas se compromettre. Il fallut que je lui donne une foule de petits détails sur l’organisation trotskiste, nommer le pseudonyme de son mari, avant de pouvoir enfin gagner sa confiance.
"O.K, je vois que vous connaissez bien des choses sur nous. Nous sommes déjà au courant de la situation de Victor. Je pense, comme vous, qu’il ne peut rester longtemps à l’hôpital,
c’est trop dangereux, bien que nous ayons un camarade mé­decin qui veille sur lui."
Elle m’assura que quelqu’un irait rendre visite à Victor dès le lendemain et que l’organisation allait s’occuper de lui. Rassuré, je rentrai chez moi.
Tout comme moi, Clara était très impressionnée par ce qui était arrivé à notre ami. Nous parlâmes longuement, essayant de trouver une solution. Clara craignait que nous ayons, nous aussi, des ennuis, étant donné que l’infirmière avait notre nu­méro de téléphone. C’était une crainte tout à fait plausible. Nous décidâmes de retourner à l’hôpital pour en parler, aussi bien à l’infirmière qu’à Victor.
C’était un vendredi. Je trouvai rapidement la jeune femme qui nous avait téléphoné.
"Vous avez oublié notre numéro de téléphone, n’est-ce pas ?" Elle porta la main à son étoile jaune et me répondit cal­mement :
"Vous pouvez être tranquille."
Comme ce n’était pas l’heure des visites, je lui demandai si je pouvais malgré tout voir Victor. Elle me conduisit dans sa chambre. Victor était très content de me voir.
"Quelqu’un est-il déjà venu te voir ? lui demandai-je aussitôt.
- Oui, ce matin un médecin est venu accompagné d’un homme que je ne connais pas. Je ne sais pas si c’était l’un des nôtres.
- Qu’est-ce qu’il voulait ? Est-ce qu’il t’a parlé ?
- Non, le médecin m’a ausculté et derrière son dos, l’homme me montra un ticket de métro sur lequel était écrit mon vrai nom. Sans dire un mot, avec la tête, il me demanda si c’était bien mon nom ; je lui fis un signe affirmatif de la tête."
Qui cela pouvait-il bien être ? Un mauvais pressentiment m’envahit, mais je ne dis rien pour ne pas inquiéter mon ami et lui parlai de ma visite chez la femme de Pablo.
"Tu sais Pavel, je n’ai pas confiance dans les trotskistes français. Essaye donc, toi et ton groupe, de faire quelque chose pour me sortir d’ici.
- Mais tu es encore trop faible, comment veux-tu qu’on te sorte d’ici ?
- Je ne suis pas si faible que ça, protesta-t-il. Je peux marcher un peu. Si je reste trop longtemps ici, ils vont venir me chercher. »
Il insista tellement que je dus lui promettre d’organiser sa fuite, indépendamment des trotskistes français. En partant, je lui dis encore qu’un camarade de notre groupe qu’il connais­sait, viendrait le voir le lendemain.
Rentré à la maison, j’en parlai aux camarades de notre groupe, entièrement d’accord pour faire l’impossible afin de sauver Victor qu’ils connaissaient et appréciaient. Nous étions absolument certains que la Gestapo aurait vent de l’hospita­lisation de notre ami, tôt ou tard ; en effet, les hôpitaux étaient tenus de déclarer à la police tous les patients blessés par balles. Par ailleurs, l’agent de police qui l’avait trouvé dans la forêt, en avait certainement fait rapport à son commissariat, lui-même devant en informer les autorités allemandes. Il nous fallait donc agir très vite. Nous discutâmes longuement de cet enlèvement. Bien que certains de ne pas rencontrer de résistance de la part du personnel juif, nous ne pouvions renoncer aux armes. En effet, il valait mieux pour le personnel de l’hôpital qu’il ait l’air de s’être défendu. Nous ne manquions pas d’armes ; quelques mois auparavant, nous avions enterré quel­que part une mitraillette et deux révolvers. Mais comment transporter Victor ? Et où le cacher ? Nous ne possédions pas de voiture. Finalement, nous tombâmes d’accord sur le plan suivant : nous chercherions dans l’annuaire téléphonique l’adresse d’un médecin sous le nom duquel l’un d’entre nous devait appeler une ambulance. Nous donnerions ensuite l’adresse du patient à aller chercher, choisissant une maison dans notre quartier derrière laquelle il y avait une cour. A l’arrivée de l’ambulance, trois de nos camarades devaient contraindre, sous la menace de leurs armes, le chauffeur et les infirmières à les conduire à l’hôpital Rothschild. Deux de nos camarades devaient ensuite subtiliser Victor, en s’aidant de leurs armes s’il le fallait, tandis que deux autres monteraient la garde devant l’hôpital. Une fois l’enlèvement réussi, nous roulions partir dans la vallée de Chevreuse, renvoyer l’ambulance à une distance relativement grande de la maison de notre amie, et menacer ses occupants de sévères mesures de représailles de la part de la Résistance, au cas où ils parleraient. Enfin, nous avions l’intention de transporter Victor dans une charrette à bras jusqu’à sa cachette. Comme nous n’étions pas du tout sûr que ce plan réussisse, Clara et moi voulions quitter notre pavillon pendant quelques semaines.
Comme je l’avais promis à Victor, j’envoyai Pierre le samedi matin à l’hôpital pour lui rendre visite et l’informer de notre complot. Pierre revint au bout d’une petite heure : un quart d’heure à peine après ma dernière visite la Gestapo était venue chercher Victor dans une ambulance allemande. Le personnel de l’hôpital ne savait pas où il avait été conduit.
Nous étions tous bouleversés par cette nouvelle, sans pourtant vouloir perdre totalement l’espoir de sauver notre ami. Les trotskistes, que nous contactâmes une nouvelle fois, s’excusèrent pour leur passivité, prétendant que le médecin trotskiste leur avait formellement interdit de transporter Victor. La Gestapo, elle bien sûr, ne se souciait pas de ces détails ...
Les femmes de notre groupe mirent alors tout en œuvre pour trouver le lieu de détention de notre camarade. Après quelques jours de recherche, nous savions qu’il se trouvait à l’hôpital militaire allemand, boulevard de l’Hôpital. Frip, un émigré allemand qui mangeait parfois chez nous, s’offrit pour monter la garde devant l’hôpital, dans l’espoir d’y voir et d’y entendre quelque chose d’intéressant. Nous réussîmes à parler au pas­teur de l’hôpital militaire, en passant par la Croix Rouge. Lors de l’entretien qu’il eut avec Jeannette, il affirma ne rien savoir, n’ayant pas accès au service spécial où les "terroristes" étaient soignés. Il lui conseilla gentiment de s’adresser à l’intendant qui nous confirma l’affectation de Victor au service spécial. Il ajouta qu’il était étroitement surveillé et qu’il se trouvait en convalescence maintenant.
Il était certes impossible de sortir Victor de cet hôpital si bien gardé, mais nous postâmes malgré tout des amis trois jours de suite devant, afin de surveiller les transports des malades. Notre seul espoir était que les troupes alliées avan­cent rapidement vers la capitale. Les Allemands commençaient même à évacuer Paris. Deux jours durant, camions, ambu­lances, malades et blessés quittèrent le bâtiment sans interruption, mais il nous fut impossible de vérifier si Victor se trouvait parmi eux. Nous n’eûmes jamais plus de ses nouvelles et supposons qu’il a été liquidé par les Allemands lors de leur retraite. Il s’appelait Paul Wittlin.  [1]

Notes :

[1Ceci se passait fin juillet 1944. (Note ajoutée en 1983 pour l’édition française)




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