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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Socialisme ou barbarie : Guerre civile ou guerre impérialiste
L’Étincelle n°8 - Septembre-Octobre 1945
Article mis en ligne le 6 juin 2014
dernière modification le 15 mai 2018

par ArchivesAutonomies
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1931 : après la défaite de la révolution chinoise due à la trahison du stalinisme dans l’Internationale Communiste, la guerre commence en Extrême-Orient entre les Chinois et les Japonais.
1933 : la vague de défaites ouvrières amène Hitler au pouvoir, épaulé par les impérialismes démocratiques. Des milliers d’ouvriers et de militants révolutionnaires sont enfermés dans des camps de concentration ou assassinés en Allemagne.
En Russie, Staline commence l’élimination de la vieille garde révolutionnaire d’Octobre.
LA TROISIÈME INTERNATIONALE EST MORTE. L’ère de la guerre mondiale s’ouvre.
1936 : la guerre d’Espagne commence et va se solder par un million d’ouvriers massacrés par les franquistes et les républicains.
1939 : le conflit gagne l’Europe, le sang coule, et partout commence la formidable destruction.
1943 : l’année terrible, ouverture de la crise révolutionnaire en Italie, massacre du prolétariat italien par les efforts conjugués de tous les belligérants.
1944 : la "libération" de l’Europe se solde par des millions de morts.
1945 : le dernier mot est dit par les démocraties et par la bombe atomique.

La guerre est finie ? Oui ! Mais déjà l’autre est prête.
Le capitalisme ne peut plus accumuler que mort et que destruction. Il est incapable d’apporter à la société quoi que ce soit de constructif ou de progressif. Il ne peut non plus piétiner, il marche à reculons, détruisant en dix ans des siècles de travail humain.

HIER : des milliers de femmes, d’enfants, de vieillards et de soldats mourraient dans des camps de concentration, sur les champs de bataille ou sous les bombes libératrices.
AUJOURD’HUI : des milliers d’êtres humains meurent de faim, de misère et de maladies.
Et DEMAIN, le capitalisme se rejettera dans la guerre atomique.
La III° Internationale pouvait, au lendemain de 14-18, dire au prolétaires du monde entier : souvenez-vous du carnage que vous venez de vivre ! La révolution était victorieuse en Russie et le mouvement se propageait dans le monde.
La guerre était dans le passé, la révolution dans le présent.
Mais aujourd’hui, devant l’hydre menaçante de la barbarie que le capitalisme croulant dressé sur le monde, devant la misère plus grande à chaque guerre, devenue insupportable, le prolétariat qui a fait l’expérience des trois Internationales, de trois défaites, vit la guerre aujourd’hui encore, parce que la prochaine se dresse déjà à l’horizon, avec son cortège de misères et de privations, et parce que surtout, malgré la situation révolutionnaire, son avant-garde n’est pas aussi préparée qu’en 17 pour soutenir la guerre civile, préventive de la prochaine guerre.
Le capitalisme se tord dans les convulsions de l’agonie et risque d’y entraîner la civilisation.
Seule une classe dynamique trempée aux durs combats, animée d’une volonté indomptable, décidée à recourir aux moyens extrêmes, s’organisant localement et internationalement peut, en portant les derniers coups au monstre mourant, sauver le monde de la barbarie.
C’EST LE RÔLE HISTORIQUE DE LA CLASSE OUVRIÈRE SEULE CLASSE RÉVOLUTIONAIRE CAPABLE DE MENER CETTE LUTTE.
L’hiver qui vient sera un hiver de lutte révolutionnaire contre la misère. La défaite de ces luttes entraînera la guerre impérialiste à brève échéance.
Déjà le prolétariat italien montre le chemin luttant pour les intérêts de classe, se regroupant en organismes de classe, préparant ainsi la voie à la LUTTE FINALE INTERNATIONALE, CLASSE CONTRE CLASSE !
VIVE LA FRACTION DE GAUCHE COMMUNISTE, PRÉMISSES DU FUTUR PARTI DE CLASSE, SECTION DE LA FUTURE INTERNATIONALE RÉVOLUTIONNAIRE.




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