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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La grève des postiers : champ de manoeuvres électorales
Article mis en ligne le 8 juin 2015
dernière modification le 6 juin 2015

par ArchivesAutonomies
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Origine du tournant à gauche de la CGT

Après s’être violemment opposée pendant un an à toute lutte revendicative, à toute demande de réajustement des salaires, la CGT brusquement a lancé la campagne pour les 25%. Cela s’est fait en pleine période électorale.

On se rappellera qu’au Comité National de la CGT qui s’est réuni avant les élections et le Référendum, la majorité de la direction syndicale, servilement soumise aux directives du Parti Communiste Français, a énergiquement combattu les timides interventions des anciens chefs réformistes en faveur d’une augmentation des salaires.

"Dans les conditions présentes de l’économie nationale ruinée", disaient les chefs staliniens, l’amélioration des conditions de vie des ouvriers ne peut se faire qu’à travers l’augmentation de la production. Il faut d’abord restaurer l’économie nationale, reconstruire le potentiel industriel du pays, amener la production à un niveau supérieur et pour cela il faut que les ouvriers travaillent toujours plus, augmentent leur rendement horaire et journalier ; il faut qu’ils consentent des sacrifices.

Les revendications ouvrières ne pouvant que troubler la production, il fallait les empêcher de s’exprimer. Ils expliquaient en long et en large que l’augmentation des salaires aurait des répercussions graves sur les prix de revient et que cela pousserait finalement à l’inflation.
C’est la belle époque où Croizat, à la fois Secrétaire de la Fédération des Métaux et Ministre du Travail, se fait l’insulteur des ouvriers du Livre et brise leur grève. Cette politique est d’ailleurs partagée par toute la bourgeoisie et plus précisément par le Parti Socialiste qui, par la bouche de Gouin, chef du gouvernement, et Philip, Ministre des Finances, préconise une politique sévère de compression, de déflation qui comporte "malheureusement" des sacrifices pour les ouvriers et les fonctionnaires.

Mais voilà qu’au Référendum les Partis "ouvriers" subissent un échec, eux qui croyaient s’installer à la direction du gouvernement pour de longues années. Il devient clair que la future Chambre sera encore une Chambre provisoire. Le MRP s’annonce être le grand parti vainqueur. Les staliniens se décident alors, sans que cela puisse présenter aucun danger pour la bourgeoisie, de jouer un peu à l’opposition, d’une part pour se faire une nouvelle virginité, d’autre part pour créer des difficultés au MRP et finalement pour préparer leur future campagne électorale.

Ainsi, après avoir dénoncé comme "provocateur", comme "hitléro-trotskiste", comme "agent des trusts" quiconque osait réclamer le relèvement des conditions de vie des ouvriers, après avoir dénoncé la grève comme moyen de provocation du patronat intéressé à saboter le redressement économique de la France, la CGT et sa clique dirigeante stalinienne découvrent subitement, entre le Référendum et les élections à la Constituante, la baisse du pouvoir d’achat des salaires et l’augmentation du coût de la vie. Manœuvre électorale évidente et moyen de chantage pour la répartition des portefeuilles ministériels, le PCF faisant de la revendication des 25% de la CGT la condition de leur participation ministérielle.
Tout l’appareil stalinien, si merveilleusement huilé, est mis en branle. Meetings, manifestations, parades se multiplient. Un langage de combat, que nous avons depuis longtemps perdu l’habitude d’entendre de la part des staliniens, est à nouveau repris par eux. Henaff, Secrétaire de l’Union des Syndicats de la Région Parisienne, jette la consternation en prononçant un discours virulent, menaçant le Gouvernement et le Patronat de l’action directe des masses et de grèves de luttes de classe.

Mais le ton baisse rapidement après l’arrangement survenu entre Bidault et le PCF, ce dernier acceptant la proposition de Bidault de limiter l’augmentation des salaires de base à 15%. La CGT, il est vrai, continue à maintenir sa revendication de 25% mais estime qu’un grand pas vers une entente avec le gouvernement était fait. Les staliniens ont eu "leur" victoire et peuvent se poser en défenseurs de la classe ouvrière.

Politique générale de l’inflation

L’année 1945 fut l’année de dévaluations successives. Cela se soldait par une augmentation en flèche des prix et la baisse du pouvoir d’achat des ouvriers.
L’année 1946 fut inaugurée sous le signe de la politique de stabilisation. Gouin-Philip criaient à la catastrophe imminente qui menaçait l’économie française. Il fallait pratiquer les plus sévères compressions dans les dépenses. Ce fut la politique de déflation. Il va de soi que ce programme fut exécuté à 100% en ce qui concerne la compression du ventre de l’ouvrier : blocage complet des salaires, restriction des rations alimentaires, débauchage massif des fonctionnaires et des employés des services publics. Quant aux autres mesures, comme la réduction des dépenses militaires, elles ne restent que des battages démagogiques et les prix des marchandises continuaient à grimper.

Bidault-Schuman abandonnent aujourd’hui la politique brutale de déflation pour celle plus commode de l’inflation. A quelques mois des nouvelles élections qu’ils espéraient législatives, c’est-à-dire pour plusieurs (… ???) aucun parti ne veut prendre sur lui la responsabilité des mesures impopulaires. Les socialistes ont payé cher aux dernières élections leur témérité. Ils ont si bien compris la leçon qu’à aucun prix ils n’ont voulu reprendre le portefeuille des finances qui leur a été offert. D’autre part le patronat n’y perd rien, une augmentation partielle et limitée des salaires devant servir de justification à une hausse massive des prix. On gagne ainsi à chaque coup.

Les mesures terribles contre le marché noir annoncées par le jacobin fanfaron Farge, Ministre du Ravitaillement, n’ont rien donné d’autre que la législation du marché noir. Le consommateur bourgeois n’aura plus le souci de se procurer son ravitaillement en douce ; il l’aura désormais à la portée de la main. La vente de certains articles devient libre mais au prix du marché noir.

Il faut constater que la revendication du réajustement des salaires de la CGT a rencontré un accueil plutôt favorable dans toute la presse capitaliste. Pendant qu’on tergiversait sur le pourcentage d’augmentation des salaires à accorder, pendant qu’on se réunissait dans des conférences économiques, des représentants qualifiés "ouvriers" du patronat et du gouvernement, déchaînait une course générale à la hausse des prix des marchandises.

Le gouvernement est enfin tombé d’accord avec la CGT sur une augmentation moyenne de 17% des salaires de base et du relèvement de l’abattement de base pour l’impôt passant de 40 à 60.000. Cette double augmentation pouvait d’autant plus être accordée d’avance qu’elle se trouvait annulée par la hausse des prix, qui dépasse largement ce misérable pourcentage.

Toute la campagne des 25% menée par la CGT s’avère finalement une vaste fumisterie destinée à duper les ouvriers. L’augmentation des salaires n’est que nominale et reste fictive mais elle a permis de créer un climat politique favorable pour la prochaine campagne électorale.

La grève des postiers

La condition des fonctionnaires et des travailleurs des services publics est sans conteste bien inférieure à celle des travailleurs dans l’industrie privée. Sous divers prétextes, de classement et de calcul de retraite, d’indemnité, d’équilibre du budget etc., l’Etat exerce sur ses employés une pression et un contrôle bien plus lourds qui paralysent leur moyen de défense. Si les ouvriers de l’industrie privée parviennent partiellement et individuellement à contourner les rigueurs d’une politique de déflation et de blocage des salaires, les travailleurs de la fonction publique les subissent intégralement car, face à ces travailleurs, l’Etat patron possède toujours de redoutables moyens d’intimidation.

Le gouvernement Gouin-Philip a maintenu la tradition. Des salaires de 3800 Frs étaient chose courante pour les petits fonctionnaires. Les plus défavorisés parmi les fonctionnaires étaient les travailleurs des PTT qui n’avaient même pas la parité d’indemnité avec les travailleurs des autres administrations. Il était naturel que la politique de compression de Philip ait été la plus impopulaire parmi les fonctionnaires qui, à maintes occasions, manifestèrent leur impatience.

Une telle situation ne pouvait que favoriser les manœuvres des partis en vue de la préparation des prochaines élections. Schuman, Ministre des Finances MRP, présente un projet de loi pour la "revalorisation" des traitements des fonctionnaires ; Thorez, vice-Président du Conseil, présente un contre-projet. La discussion s’engage. Le "fond" du débat, la "revalorisation" des traitements des fonctionnaires, des gros ou des petits, les 40% qui ne sont que 25% ou les 25% qui font plus de 40%, tout cela n’a évidemment aucune importance ; les deux projets reviennent pratiquement au même. Mais le PCF essaie au moyen d’une demi-crise du Tripartisme et de beaucoup de considérations arithmétiques compliquées de se poser en seul défenseur des petits fonctionnaires. Pour soutenir cette manœuvre la Fédération des PTT (adhérente à la CGT), à direction stalinienne, décide pour le mercredi 31 juillet une "grève d’avertissement" d’une demi-journée.

C’est ici que l’affaire se corse par l’intervention, semble-t-il, d’un troisième larron. Lequel ? C’est ce que nous verrons plus loin.

Commençons par rappeler les faits. La demi-journée "d’avertissement" passée, on apprend que dans divers endroits la grève continue. Le mouvement part, semble-t-il, de Lille, s’étend immédiatement à Clermont-Ferrand, Bordeaux, Marseille…, puis a différents bureaux de poste de Paris. La revendication essentielle que les grévistes mettent en avant n’est plus maintenant la revalorisation générale des traitements des fonctionnaires ; il s’agit du "reclassement" de la profession, c’est-à-dire d’obtenir pour les postiers les mêmes conditions de rémunération que pour les autres travailleurs de la fonction publique.

A partir de ce moment-là les événements se précipitent sous les yeux des staliniens éberlués. Le soir même du mercredi, un "Comité de grève National" est formé qui lance un appel à la grève générale des PTT et annonce son intention de poursuivre la grève jusqu’à l’obtention des revendications. Schuman se met en relation directe avec le Comité de grève, semblant ignorer l’existence de la Fédération des PTT.
Samedi, à la Constituante, le député socialiste Dagain soutient les revendications des postiers et défend le Comité de grève ("nouveaux chefs du mouvement syndical"… "C’est dans l’action que se montrent véritablement les chefs…") ; cela sous les applaudissements des socialistes et les interruptions des staliniens.

Le PCF tente de briser la grève, dénonce les "manœuvres politiques", Monmousseau, dans L’Humanité, parle de "hitléro-trotskistes" et de "collaborateurs" mais finalement le PCF est obligé de se rallier, avec toute la Constituante, à la motion Dagain "invitant le Gouvernement à rétablir la parité d’indemnités…"
Le Gouvernement n’avait encore fait que des promesses. Cependant le Comité de grève décide de cesser la grève tout en recommandant aux postiers "la vigilance". L’ordre de reprise du travail est suivi à 100%.

La comédie est finie. Mais ses conséquences continuent à se développer. La presse bourgeoise antistalinienne parle, non sans quelque sympathie, d’une lutte entre la "base" et le "sommet" au sein de la CGT, d’une "renaissance du syndicalisme", "tendant à se dégager des tutelles politiques". Léon Blum, dans le Populaire, parle dans le même sens, allant même jusqu’à mettre directement en garde ses camarades du PS contre la tentation de vouloir imposer au syndicalisme une tutelle socialiste.
Pendant ce temps les comités de grève locaux s’emparent des directions syndicales ; le Comité de grève National convoque un congrès de la Fédération des PTT avec l’espoir justifié de s’installer à la place de la direction stalinienne discréditée. Notons que, dès le premier jour, le Comité de grève avait déclaré ne vouloir en aucun cas sortir du cadre syndical…

Quant aux staliniens, battus et pas contents, il ne leur reste qu’à essayer, sans grand espoir d’y parvenir, de s’attribuer le "succès" de la grève qu’ils ont combattue, en attendant l’occasion de prendre leur revanche.

Les enseignements de la grève

Nous avons parlé plus haut d’un "troisième larron". Mais quel est-il ? Nous savons que beaucoup de camarades appartenant à la gauche du mouvement ouvrier répondront : le prolétariat ! Les uns salueront la vérification de leur conception syndicale "orthodoxe" et inviteront, plus que jamais, les ouvriers à "continuer la lutte" à l’intérieur de la CGT pour lui "rendre sa fonction de classe". Les autres salueront l’initiative des masses entrant en action par elles-mêmes en opposition avec le syndicat, se donnant des formes d’organisation (comités) extra-syndicales, bien que les grévistes n’aient pas eu conscience du caractère antisyndical de leur action. Les uns et les autres verront dans la grève des postiers un indice du réveil du prolétariat, engageant une action de classe dans le cadre revendicatif et aboutissant, sinon à une victoire, tout au moins à un "pas en avant"…

Mais si l’on envisage les faits de ce point de vue, il se pose un certain nombre de questions embarrassantes :

Si les masses se réveillent et prennent l’initiative contre la volonté des chefs, comment se fait-il que les postiers aient tous obéi à l’ordre du Comité de grève ordonnant la reprise du travail avant d’avoir obtenu aucun avantage substantiel ?

Diverses informations partielles semblent nous indiquer que les grévistes les plus combatifs se recrutaient parmi les employés, tandis que les éléments les plus prolétariens suivaient les consignes du PCF et s’opposaient à la grève. Comment expliquer ce curieux processus de "radicalisation" ?

Surtout comment expliquer que, de toute la presse au service de la bourgeoisie, de tous les partis, de tous les députés au service du capital, seuls les staliniens aient dénoncé la grève ? Comment expliquer cette brusque sympathie de la bourgeoisie pour le prolétariat combattant ? Comment expliquer l’intérêt qu’un journal comme Combat porte à la "base" ? Comment expliquer la sollicitude inquiète de Léon Blum pour ce syndicalisme pur qui vient de se manifester ?

Enfin cette grève a profité d’un concours de circonstances vraiment curieux. Qu’on en juge ! Au congrès d’avril dernier de la Fédération des PTT, les staliniens s’étaient heurtés à une forte minorité "syndicaliste". Les socialistes, contrairement aux staliniens, ne semblent pas avoir marqué une surprise extrême devant la grève. Les postiers ne relèvent pas du Ministre du Travail Croizat mais du Ministre des finances MRP Schuman. Celui-ci ne semble pas se trouver, à cette occasion, en opposition violente avec le PS et lui non plus ne semble manifester ni surprise extrême ni hostilité profonde envers la grève : tout en "déplorant" "l’extension de la grève", il déclare à la Constituante qu’il "avait dès la mi-juillet pris contact avec les représentants des PTT". Peut-on vraiment penser que cet enchaînement de faits est dû au hasard ?

Considérons d’autre part les résultats effectifs de la grève. Les faits saillants qui en résultent sont, beaucoup plus que la "victoire" revendicative des postiers :

Le discrédit des staliniens parmi les travailleurs des PTT avec la perspective d’une prise en mains de la Fédération par une nouvelle équipe de "syndicalistes" ;

Une bonne propagande pour le Parti Socialiste.

En considérant tous ces faits, il est difficile d’échapper à l’idée qu’il s’agit d’une manœuvre habilement préparée par le PS avec l’accord du Ministre des finances MRP. Quant aux éléments "syndicalistes" plus ou moins "révolutionnaires" qui ont été portés en apparence à la tête du mouvement, il faut d’abord retenir que leur "syndicalisme révolutionnaire" ne les a pas empêchés de faire, dès le premier jour de la grève, une déclaration de fidélité à la patrie et d’organiser, pendant toute la durée de la grève, un service spécial pour transmettre la correspondance de la Conférence des "21"… [1]

Le sens de ce "syndicalisme" est clairement révélé par l’article de Léon Blum auquel nous avons déjà fait allusion (le Populaire du 7 août) : le PS ne pouvant pas, comme le font les staliniens, dominer directement la CGT en la noyautant, il s’appuie sur les "syndicalistes purs" pour faire échec au PCF. C’est leur tactique syndicale traditionnelle.

Pour ce qui est des éléments syndicalistes sincèrement révolutionnaires qui peuvent se trouver dans le Comité de grève, nous sommes obligés de constater qu’ils ont été les dupes de la manœuvre socialiste. Quand ils se trouveront portés à la direction de la Fédération syndicale, ils s’apercevront qu’ils n’ont pas d’autres possibilités que de se faire les agents directs de la bourgeoisie ou de se retirer.

Une telle manœuvre présente-t-elle pour la bourgeoisie un danger d’être dépassée par les masses ouvrières ? Toute arme est à deux tranchants et la possibilité abstraite d’un tel danger existe toujours. Mais il est remarquable que la seule voix de la bourgeoisie qui ait fait allusion à un tel danger soit celle du journal l’Ordre dont les attaches staliniennes sont d’ailleurs connues. Il est vrai que, dans certains endroits, des revendications dépassant le "reclassement" de leur fonction ont été agitées par les postiers ; il est un fait que certains travailleurs ont accueilli l’ordre de reprise du travail avec réticence. Mais ces tendances élémentaires ne se sont nulle part manifestées par des actions collectives. La bourgeoisie a estimé qu’elle était suffisamment maîtresse de la situation, que le prolétariat était assez bien soumis aux différentes idéologies de la bourgeoisie, en un mot que le cours vers la guerre impérialiste était assez avancé pour qu’elle puisse organiser sa manœuvre sans danger. Nous ne voyons pas que les événements aient démenti ce calcul de la bourgeoisie. Et cela est le premier enseignement de la grève.

Le deuxième enseignement est que, dans la situation actuelle, les manœuvres des différents clans bourgeois préparant la guerre impérialiste peuvent très bien se présenter sous la forme de mouvements "sociaux" et que des mouvements en apparence purement revendicatifs des travailleurs peuvent être fomentés de cette façon par la bourgeoisie.

Enfin un dernier enseignement est que même des mouvements extra syndicaux, même des formes d’organisation plus ou moins antisyndicales peuvent être utilisées par les manœuvres de la bourgeoisie. En un mot, rien n’est sauvé, rien n’est à l’abri d’un camouflage de la guerre impérialiste ou de sa préparation sous des aspects "sociaux".

Cela ne saurait surprendre ceux qui ont médité les enseignements de la guerre d’Espagne de 1936-39 où des mouvements encore bien plus radicaux, allant jusqu’ à l’expropriation des capitalistes, ont été utilisés par la bourgeoisie "antifasciste" en vue d’engager le prolétariat dans la guerre impérialiste. TOUT DEPEND DU RAPPORT DES FORCES DE CLASSES. Dans la situation actuelle qui recommence sous des formes à peine modifiées les événements de la période 1936-39 – dans une période où le rapport des forces de classes est favorable à la bourgeoisie et où celle-ci utilisera de plus en plus le camouflage "social" de ses conflits internes – il n’est pas inutile de rappeler ces vérités fondamentales aux ouvriers et aux camarades qui, faute de les comprendre, risquent dans un avenir prochain de prendre l’éclatement de la guerre impérialiste pour le début de la Révolution.

M.

Notes :

[1La Conférence de la paix entre les puissances alliées et associées s’est tenue à Paris du 25-04 au 15-10 1946. Une première conférence à quatre (États-Unis, France, GB et URSS, du 25 avril au 12 juillet) est suivie d’une seconde conférence à 21 (29 juillet/15 octobre) Un traité de paix a été signé avec la Bulgarie, la Finlande, la Hongrie, l’Italie et la Roumanie le 10 février 1947 à Paris.




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