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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La bureaucratie : moyen aisé
Article mis en ligne le 8 juin 2015
dernière modification le 3 juin 2015

par ArchivesAutonomies
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Il est fort regrettable que la réponse du Bureau International de la G.C.I. n’ait pas été plus explicite.

C’est assez facile quand des questions embarrassantes sont posées de répondre par une simple lettre de non-recevoir.

Ce n’est pas le refus qui est un fait grave, mais la manière dont il est décidé et transmis.

Pour les vieux militants, il rappellera la belle époque du zinoviévisme et du stalinisme à la fin de la IIIème Internationale.

Pour les jeunes, c’est un coup terrible à leur croyance dans la démocratie révolutionnaire.

Nous oublions, un instant, les quelques années passées, et nous retrouvons la même pression révolutionnaire des masses, conjointement à une attitude bureaucratique et mesquine dans les rangs de l’avant-garde.

A des problèmes dont la solution urge, à une situation dont la tâche principale consiste à construire par une discussion large et franche, le programme du futur parti de classe, on n’absorbe rien, on ne résout rien, avec la méthode de refus sans discussion, surtout par des camarades qui ne nous connaissant pas, n’ont voulu répondre à aucun des points politiques de notre lettre.

Nous rejetons comme inadmissible de telles méthodes. La C.C.I n’est pas un héritage que l’on peut partager.

Dix, quinze, mille réunions du Bureau International de la G.C.I peuvent se terminer sur une lettre similaire, le problème n’avancera pas d’un micron, la classe ouvrière ne retrouvera pas devant elle que des pales imitations des P.C. Staliniens et trotskistes.

On aura beau assurer une cohésion par le refus de résoudre idéologiquement les divergences, on aura beau augmenter la contrainte disciplinaire dans l’organisation et manipuler les exclusives comme moyen de construire le programme, les problèmes non résolus seront causes de scissions futures mais malheureusement dans la nuit.

Nous continuerons notre travail de formation des cadres et de discussion des problèmes intéressants la classe ouvrière, malgré l’ordre donné à des camarades par le B.I. de ne plus entreprendre de relations de discussion avec nous, malgré la volonté des camarades du B.I. de vouloir réduire les problèmes : sur le parlementarisme et surtout sur le parti, à une simple attaque de personne, à une simple éclaboussure de camarades.

Si les camarades du B.I. Considèrent comme de la boue, les problèmes précités, nous attendons avec impatience qu’ils sortent de la platitude dans la répétition des thèses de l’I.C. pour montrer où la boue s’arrête et où commence les problèmes idéologiques de classe.

Et malgré tout, nous restons, quoiqu’on fasse, la Gauche Communiste de France et nous revendiquons quoi qu’est décidé le Bureau International, de l’expérience et des principes de la GAUCHE COMMUNISTE INTERNATIONALE.

La G.C.F

Sur la demande d’un camarade de la R.W.L [1] nous publions cet article comme document pouvant intéresser toute l’avant garde prolétarienne.

La rédaction

Notes :

[1Créée en novembre 1935 en opposition avec la politique d’entrisme de Trotski dans les partis socialistes et connu comme la tendance Oehleriste (de Hugo Oehler, 1903 – 1983). Oehler rompt avec Trotski et 1937.




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