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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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L’orientation de la politique française vue à travers les élections
{Internationalisme}, n° 28, Novembre 1946
Article mis en ligne le 26 août 2015

par ArchivesAutonomies
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Statistiques A/ ÉLECTIONS MUNICIPALES

Conseils municipaux à majorité

1935 (%) 1945 (%) oct. 1947 (*)
Communiste 317 (0,88) 1462 (4,08) 6,40%
SFIO 1376 (3,8) 4133 (11,5) 14,50%
Rad. Soc. 9162 (25,5) 6501 (18,1) 20,50%
Dém. Pop. PDP 280 MRP 609 MRP 8,80%
Rad. Ind. 3120 (/) 1797 (/) 8,40%
Rép. gauche 8473 (/) 5499 (/) 2,60%
Féd. Rép. URD 9489 (/) 5809 (/) 16,00%
Conservateurs 603 (/) 2559 (/) 1,60%
= 63,3% 44%

(*) Ces statistiques ne portent pas sur les majorités mais sur le nombre des sièges.

Statistique B/ ÉLECTIONS À L’ASSEMBLÉE comparées au nombre de voix des ÉLECTIONS MUNICIPALES du mois d’octobre 1947.

*****

(Statistiques portant sur le nombre de voix - pour 1947 les pourcentages sont établis sur 6.680.000 électeurs)

10/45 06/46 11/46 Municipales oct. 47
PC 26,00% 27,80% 32,00% 29,30%
PS 24,00% 21,20% 17,90% 14,30%
MRP 23,60% 28,40% 26,00% 10,20%
Mod. 15,00%
Rad. Soc. 5,80% 4,20%
Rep. Ind. 11,00%
RPF 33,10%
PRL 11,00% 1,70%
ABSTENTIONS 20,40% 15,00% 22,00% 30,00%

Les deux tableaux que nous donnons (A et B) sur les élections sont des pourcentages approximatifs destinés à donner une idée d’ensemble du mouvement de l’évolution des courants politiques.
(A) constitue une comparaison entre les élections sur un plan purement municipal, cela parce qu’antérieurement jamais des élections municipales n’avaient exprimé une tendance aussi politique.
L’orientation des élections municipales est en général locale et des résultats locaux peuvent être inspirés par des préoccupations purement locales de gestion des municipalités où les considérations politiques passent au second plan.
Cependant, pour ces élections, par le côté typiquement et caracteristiquement politique qu’elles ont revêtu, nous avons cru bon d’établir des comparaisons de suffrages obtenus dans des élections à l’assemblée (B). Ces dernières comparaisons sont également établies sur le nombre des voix obtenues et non comme en (A) sur le nombre des sièges. En effet le système électoral ne permet pas d’avoir une idée exacte du corps électoral d’après le nombre des sièges obtenus.
Il faut donc tenir compte du double aspect local (dans ses résultats) et politique (dans leur signification) de ces élections pour pouvoir en tirer les enseignements nécessaires.

Le PCF

Le PCF a une histoire peu brillante avant la guerre où jamais il n’acquiert l’importance en suffrages, comme à partir de la "Libération". C’est donc la "Libération" qui voit naître vraiment le PCF en tant que grand parti parlementaire et de masse : il acquerra de 25 a 30% des voix du nombre des votants dans cette période. Cela est dû à sa politique de participation à la "résistance" et à la "libération nationale", ainsi qu’également à sa situation dans le syndicat CGT et à l’influence de sa démagogie sur la classe ouvrière.
La grande nouveauté pour le PCF, c’est que, par rapport à l’avant-guerre où il était surtout établi dans les centres urbains et industriels, il a tendance à perdre progressivement cette influence. C’est là une preuve que, dans le grand nombre de ses voix accrues de puis la guerre, la clientèle ouvrière industrielle a tendance à reculer devant des éléments d’une autre nature sociale et particulièrement dans les campagnes où les staliniens ont acquis, du fait de la guerre, une grande influence. Progressivement, en octobre 1945 et en juin et novembre 1946, le P.C.F. gagne des voix dans les campagnes et en perd dans les centres industrielles.

Statistiques portant sur le nombre des voix obtenues par le PCF

À PARIS en 1935 1936 1945
19,50% 27,50% 29,60%

Le parti SFIO

Le parti socialiste, lui, a connu des hauts et des bas. Favorisé en 1945, quoique n’ayant pas eu de "grande hommes" dans le CNR, il perdra peu a peu le nombre de voix. Il n’en reste pas moins sur de bonnes et solides positions au point de vue du nombre des sièges et même les pertes du nombre de ses voix est vraiment insignifiant si l’on pense à la politique impopulaire qu’il a menée au gouvernement, qui l’opposait au PC et l’exposait aux coups que celui-ci pouvait lui porter en étant dans l’opposition.
Nous avons aussi la naissance du RPF sur les ruines du MRP et du parti Radical Socialiste.
Si l’on examine plus profondément les résultats de ces différents scrutins, on constatera un phénomène extrêmement intéressant du fait que c’est la première fois qu’il se produit en France d’une manière aussi marquée et aussi pure.
Avant la guerre, la France était caractérisée par une grande mosaïque de partis intermédiaires. La politique "démocratique" et "antifasciste" avait nécessité la formation d’un Front Populaire, gouvernement des partis Radicaux, Socialiste et PC ; les "communistes" français en sont exclus au moment de l’accord germano-russe. Le gouvernement s’élargit alors pour devenir un large gouvernement d’Union Nationale, sacrée et républicaine, avec le passage de Daladier, puis l’élargissement jusqu’à Paul Raynaud et à Pétain.
La "Libération" et les élections municipales d’avril-mai 1945 (qui en furent l’image) furent justement caractérisées par l’existence de nombreux groupes intermédiaires dont certains (comme le FN, l’UJRF et l’UFF pour le P.C.F.) n’étaient que des succursales et dont d’autres n’étaient que de vagues regroupements éclectiques dits "de résistants". Les élections d’octobre 1945, tout en laissant subsister, dans les suffrages exprimés, ces tendances éclectiques, arrivent à constituer de grands courants où cependant se reflète toujours la force de l’inertie des groupes intermédiaires assez puissants. On assiste cependant à plusieurs pôles de concentration de ces éléments intermédiaires ou "modérés" autour du MRP et du Parti Radical, puis plus tard autour du PRL.
Cependant, seul le MRP réussira réellement à faire office de grand regroupement des "modérés" (il empiètera sur les Rad. Soc.). Les éléments nettement conservateurs resteront dispersés du fait de la disparition de ces partis dans la Collaboration ; l’heure en est encore à la politique d’entente, de conciliation et d’Union Nationale des républicains et des résistants. C’est l’ère de la politique “Triparti”, la main dans la main, pendant que conférences internationales sur conférences, la menace de rupture s’accentue entre les deux blocs, russe et américain, tout en ne condamnant pas la rupture définitive mais au contraire en laissant toujours des possibilités de compromis.
Cependant, au fur et à mesure que la rupture se fait menaçante sur le plan international, que la quiétude doucereuse de la "reconstruction" dans la "paix", avec de "bons plans économiques etc." s’éloignent, au fur et à mesure que, aux États-Unis, se met en place le raidissement de la politique américaine vis-à-vis de l’URSS (qui a vu Marshall remplacer Byrnes), au fur et à mesure de la prise de position russe qui pratique la politique de "mise devant le fait accompli" et de "statu quo", au fur et à mesure du raffermissement de la tension internationale et de l’annonce de la guerre, les groupes éclectiques tampons, les "intergroupes modérés" se retrouvaient réduits et les grands partis renforcés, de même que la droite essayait un regroupement infructueux autour du PRL. La droite n’avait pas encore trouvé son chemin, elle restait dispersée derrière le MRP, les radicaux et le PRL (nov. 1946).
Mais depuis, de grands événements internationaux ont eu lieu : la déclaration de guerre à l’ONU entre Marshall et Vichinsky, entre la Russie et les États-Unis : le plan Marshall et l’Internationale de Varsovie.
La politique de force sur le plan international a des répercussions extraordinairement caractéristiques en France : disparition des éléments modérés, dont le MRP qui était devenu la plus grande "force" et apparition, pour la première fois en France (à part pendant la période d’occupation), d’un rassemblement des forces de la droite.
Donc, non seulement la politique française reflète et s’aligne sur la politique internationale, qui elle-même est nettement orientée vers une politique de la force, mais encore il semble que la France, dans sa politique intérieure, veuille être à l’avant-garde de cette politique de force entre d’une part le PCF et d’autre part le nouveau regroupement des forces de la bourgeoisie de droite (RPF).
On pourrait se demander ce qui empêche les deux colosses de se précipiter l’un sur l’autre, de Gaulle qui croque du "communiste" à tous ses discours et les staliniens qui montrent De Gaulle comme un nouvel Hitler un nouveau Boulanger.
En réalité, la situation, si elle est extrêmement tendue internationalement (comme nous l’avons définie dans nos précédents bulletins), il n’en reste pas moins vrai que la bourgeoisie a tout de même de grosses difficultés d’ordre économiques et qu’également deux colosses de cette taille ne se jettent pas l’un sur l’autre comme de jeunes et bouillants adolescents. Ils se regardent, ils s’excitent de la parole, du regard et du geste ; ils "tombent la veste" spectaculairement ; ils se font masser, sautillent sur place dans leur coin de ring et attendent impatiemment que l’arbitre fasse le signal. Le Parti socialiste, s’il à montré qu’il n’était pas "l’arbitre" réel, s’il a montré qu’il était décidé à une politique de fermeté, vis-à-vis du PCF, n’en reste pas moins l’arbitre vis-à-vis du RPF. Du reste, le RPF n’est encore lui-même qu’un rassemblement éclectique, il lui faut le temps de s’orienter, le temps de s’indigner, de s’échauffer ; ce temps c’est la continuation du gouvernement socialiste (avec quelques remaniements) qui va le donner. Exciter les champions, échauffer la foule, préparer l’atmosphère de combat, demande à freiner encore pendant quelques instants. Quand le parti socialiste se verra obligé de lâcher les champions, on pourra dire que "la grande aventure" commencera, les opérations militaires préliminaires entre les deux blocs avec la France comme champ d’expérience. Pour l’instant les socialistes n’ont aucune raison d’abandonner une position qu’ils conservent.
En effet la situation économique de la France entraine des nécessités politiques immédiates, encore des mesures que seul le PS peut prendre. Il faut préparer la place à une nouvelle formule gouvernementale, à une révision de la constitution, préparer énergiquement la politique de force vis-à-vis staliniens.

Les abstentions et les grèves

Les abstentions avaient été assez fortes après la "Libération" du fait que de nombreux "collaborateurs" s’étaient abstenus, également du fait que la machine administrative française n’était pas encore très bien "huilée".
Cependant, jusqu’à juin 1946, elles avaient été en diminuant pour reprendre leur progression à partir d’octobre (B). Le fait de si nombreuses abstentions à ces élections a fait jeter des cris de joie à certains, de désespoir à d’autres. La vérité c’est que ces abstentions constituent le plus complexe et le moins clairement explicite de ces élections. D’une part la confirmation de la politique de force entre deux blocs laisse, en France, toute une masse flottante de gens plus ou moins déclassés et écœurés (petits bourgeois-rentiers), dans une position de refus de participer au colloque PC-RPF, et cependant affolés par la politique inflationniste de Ramadier. Toute une masse de vieux et de petits retraités et de petits rentiers, et il y en a en France, n’ont certainement pas voté, voyant de toute part ici le "spectre du communisme" (=violence), là le "spectre du fascisme" (encore violence), la guerre civile, la pauvreté accrue etc., et enfin l’impossibilité de croire au PS qui s’engage dans une politique où ce sont toujours eux qu’on sacrifie.
D’autre part, il y a des éléments dans la classe ouvrière (surtout des ménagères) qui ne sont plus trompés par la démagogie des partis "ouvriers" ni du PC, qui savent très bien ce que veut dire RPF et qui ne peuvent pas se résoudre à être pris dans l’étau du choix entre deux forces dont elles n’acceptent même plus le dilemme ; le dilemme actuel de ces éléments est un dilemme de manger et de l’obtenir aussi par la force si c’est nécessaire et quand ce sera possible, et non se laisser manœuvrer pour deux sous par les staliniens, soit disant par tactique de lutte contre le RPF. Certains éléments, ils ne sont malheureusement pas la majorité de ces abstentionnistes, ont fait de leur abstentionnisme un acte de protestation contre la famine et la misère croissante ; un acte de protestation certes, mais pas encore un acte de révolte. Au contraire, la situation, relativement flottante telle qu’elle subsiste encore, permet de telles hésitations.
La venue d’un Hitler au pouvoir, n’apporte pas l’unanimité immédiate. Lui nous a appris qu’une unanimité (comme en Russie), cela se crée. Les abstentions d’aujourd’hui reflètent certes des inquiétudes dans la population travailleuse, une protestation contre la misère.
Mais que la politique de force prenne une forme violente et ce seront ces premiers désespérés qui en seront le prétexte. Les actes de désespoir des populations affamées et affolées par les perspectives de guerre ne pourront servir, pour l’instant, qu’aux deux forces en présence qui provoquent ces actes et qui en recherchent les manifestations. La provocation des staliniens à Verdun n’était qu’une vaste mascarade patriotarde destinée à détourner le mécontentement des ouvriers vers une saloperie chauvine "pour l’indépendance de la France face à l’impérialisme américain", pour la sauver dans une collaboration avec le bloc des "démocraties nouvelles", le bloc impérialiste russe. La provocation du syndicat autonome du métro, à la veille des élections - syndicat dont le président Clément [1] figura tête de liste RPF -, destinée à déborder les staliniens à la veille des élections et à démasquer la CGT aux yeux des ouvriers, provocation reprise et amplifiée, défi relevé et rejeté, décuplé par la CGT, politique de provocation de la part du RPF reprise par les staliniens, comme après les élections à Wagram, provocation qui se sert des actes de désespoir, provocation qui ira même jusqu’à les fomenter en coulisses, pour les développer ensuite, au travers de grèves ou d’autres manifestations de toutes sortes, pour mener à fond la politique de bellicisme, la politique de force entre les doux blocs antagonistes, pour finir par entraîner les grandes masses dans la boucherie impérialiste généralisée.
Une politique de désespoir de la part des ouvriers contre la guerre, contre la famine au cours de la guerre, pourra acquérir une importance primordiale et préluder à de grands changements idéologiques et matériels dans la société, qui auraient pu être les mouvements avant-coureurs d’une poussée révolutionnaire. Pour l’instant ils ne seront que des actes de désespoir qui serviront à la politique de banditisme des deux monstrueuses forces politiques en présence, encore gluantes du sang qu’elles ont fait couler en Espagne et dans la guerre impérialiste de 1939-45.

La "4ème force"

"On" déploie une activité fébrile depuis quelque temps, et particulièrement depuis ces élections.
De Gaulle constitue la Première Force : "la force française libre". Qui veut-"on" libérer et de quoi ? Ceux qui ont voté pour lui le savent. Certains ouvriers qui croient le savoir mettent un bulletin RPF dans l’urne, déçus par les partis "ouvriers", en attendant de revêtir un uniforme kaki et retrouver leur numéro matricule.
Thorez, Duclos etc., constituent la Deuxième Force. La force "vigilante", éclairée”, révolutionnaire" du prolétariat, de la paysannerie et de toutes "les autres forces françaises libres". Pendant que De Gaulle réunit la France sur sa personne, le Parti Communiste français réunit la France sur le Parti Communiste français. Il veut assurer "l’indépendance de la France" dans le cadre de la défense des "démocraties", démocraties guépéouistes.
Comme en Espagne en 1936, se dressent deux forces de l’État bourgeois, deux formes aussi "démocratiques", aussi dictatoriales, aussi sanglantes, aussi militaristes l’une que l’autre, avec leurs hiérarchies de généraux et de flics, de pantins, de laquais et de massacreurs. Et les aboyeurs, et les ténors, et les plumitifs, et les haut-parleurs, avec toute leur machinerie appellent les ouvriers au massacre, au massacre pour savoir s’ils préfèrent la police et les prisons gaullistes ou la police et les prisons staliniennes, au massacre pour choisir entre deux formes d’exploiteurs, entre deux sortes d’affameurs.
La grotesque et sanglante duperie, l’immonde et la révoltante figure de cette société pourrie : LA GUERRE ! Voilà ce qu’on demande aux ouvriers de choisir.
Les larmes et le sang de cette guerre ne sont pas encore séchés que, de nouveau, la provocation et l’excitation au meurtre se perpétuent.
Une troisième force se constitue alors. Des hommes bons et charitables, un petit coeur de biche sous une plume stylée et indignée, des hommes connus du public, des noms, des Marceau-Pivert, des Jean-Paul-Sartre et sa bande "d’exégètes" du marxisme et d’autres encore surgissent. Ils protestent, ils s’agitent, ils publient des manifestes ici, des tentatives de conciliation là. Ils dénoncent et vont jusqu’à se mettre dans des colères trépidantes.
Mais… que s’agit-t-il de défendre ? Et contre quoi ? Qu’y a-t-il dans tout ce tintamarre ?
La démocratie ! …Oui, parfaitement, LA démocratie !!!
Mais on se demande aussitôt : laquelle ? L’américaine, ou bien la russe ? "Ce n’est ni l’une ni l’autre", affirment-ils, "il faut constituer une ‘force d’équilibre’".
Mais, comme la force d’équilibre se constitue dans le vide parce que justement l’équilibre n’y est plus, à tout prendre ils préfèrent, et de loin, choisir le mal américain au mal russe. Le moindre mal 3ème force, qui ira rejoindre et défendre le mal 1ère force et lui amènera les "sensibles", les "internationalistes sincères", les "révolutionnaires" qu’elle réussira à collecter en lui montrant le danger de l’autre force.
Enfin il y a la 4ème force. La 4ème force, en attendant d’aller grossir la 2ème, fait montre d’encore plus de mesquinerie et de pusillanimité que la 3ème. Les trotskistes savent ce que sont les camps en présence. Ils savent ce qu’ils défendent ; ils savent où mène leur politique actuelle de mutuelle provocation, mais ils n’en font pas moins le jeu.
Quand les choses seront plus claires, qu’on passera des paroles aux actes, et quand les forces américaines auront organisé l’État-Major de leurs adjudants gaullistes, socialistes et autres, et que les caporaux de plume, Sartre et ses amis, auront mis le doigt sur la couture du pantalon et joint les talons en attendant que les ordres leur soient transmis de la Maison-Blanche, alors les caporaux trotskistes iront demander leurs ordres aux adjudants staliniens, sous forme d’une lettre de sollicitation de "FRONT UNIQUE COMMUN" pour la défense de tout ce qui est cher à tous ces bureaucrates, à tous ces écrivassiers, à tous ces bluffeurs et à tous ces menteurs : l’État capitaliste russe et ses succursales, "les démocraties nouvelles".
ET VOUS ? QUE PROPOSEZ VOUS ? Nous disent de haut, tous ces Panurge de la guerre impérialiste. Nous, nous ne proposons pas L’UNITE D’ACTION avec des moulins à vent ; nous ne proposons aucune action commune avec des fantômes, NOUS PROPOSONS LA SÉPARATION D’AVEC TOUTES CES CAMPAGNES POUR LA GUERRE IMPERIALISTE et le SECTARISME REVOLUTIONAIRE DES OUVRIERS face à toutes ces "forces" qui préparent la guerre.
Qu’on se souvienne du SECTARISME de LÉNINE dans sa position contre la guerre impérialiste et de sa volonté, dès son QUE FAIRE ? de se SEPARER du marais…

"Petit groupe compact, nous cheminons par une voie escarpée et difficile, nous tenant fortement par la main. De toutes parts, nous sommes entourés d’ennemis et il nous faut marcher presque constamment sous leurs feux. Nous nous sommes unis en vertu d’une décision librement consentie, précisément afin de combattre l’ennemi et de ne pas tomber dans le marais d’à côté. (…) NE SOUILLEZ PAS LE GRAND MOT DE LIBERTE !!!
…nous sommes libres de combattre le MARAIS !
"

(Lénine - Que faire ?)

PHILIPPE

Notes :

[1Emile Clément président du syndicat autonome traction du métro.




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