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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Une aube nouvelle pour le prolétariat
Prometeo, n°7, 1er Mai 1944
Article mis en ligne le 12 septembre 2015
dernière modification le 9 septembre 2015

par ArchivesAutonomies
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Ouvriers, pour la quatrième fois, l’aube du Premier Mai se lève sur un monde inondé de sang, sur vos échines courbées à forger des instruments de destruction et de mort. Et plus la guerre dure, plus la réaction assume des formes monstrueusement brutales et les arrestations, les déportations et les massacres réduisent les rangs de l’armée révolutionnaire de demain. De part et d’autre de la barricade, l’ennemi de classe vous fait mille promesses pour que vous jetiez tout votre poids dans la balance tragique du conflit : au nom de la dictature fasciste et nazi, au nom de la démocratie anglo-saxonne ou russe, au nom d’une patrie dont tous se réclament avec une hypocrisie macabre, le capitalisme vous demande de défendre avec votre sang une société édifiée pierre par pierre avec votre sang d’esclaves.
Dans ce climat de guerre, la classe dominante et l’opportunisme socialiste et centriste ont transformé le Premier Mai, de journée de préparation révolutionnaire, en grande fête nationale, au cours de laquelle on ne célèbre pas la lutte des classes mais la concorde des classes, non pas la solidarité internationale des prolétaires mais leur massacre. Hitler en fait le symbole de la "renaissance" - tragique renaissance de l’Allemagne, et les bourgeois de ce pays chantent vos hymnes de bataille unis avec les hymnes de l’hypocrisie pacifiste, et sur la Place Rouge retentit, au lieu des notes martelantes de l’Internationale, le rythme d’un nouvel hymne de guerre.
Travailleurs, pour vous comme pour nous, le Premier Mai n’est pas cela ; c’est le jour pendant lequel les prolétaires de tous les pays réaffirment la solidarité de leurs luttes et la communauté de leurs buts au-delà des barrières de classe et des tranchées. Le Premier Mai n’est pas une fête de la guerre bourgeoise mais une fête de la paix prolétarienne ; ce n’est pas non plus un pacte de concorde entre ouvriers et patrons, mais une préparation à la lutte du prolétariat contre son ennemi permanent ; non pas célébration de la paix sociale au nom de la guerre, mais annonce de la guerre civile pour l’émancipation du travail.
Voilà ce qu’est pour nous comme pour vous la signification du Premier Mai. Regroupons nos forces pour que cette journée soit une étape sur le chemin de notre victoire, la première étape de la destruction de l’Etat bourgeois. Qu’il marque la fin de la guerre impérialiste, le début de la révolte prolétarienne !

Pour la solidarité internationale du prolétariat !

A bas la guerre fasciste et démocratique !

Vive la révolution communiste !




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