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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Prolétaires ! Désertez les Comités de Libération Nationale !
Manifeste de juin 1945
Article mis en ligne le 12 septembre 2015

par ArchivesAutonomies
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Les dirigeants soi-disant communistes (que nous appelons justement girouettes pour le simple fait qu’ils ont trahi l’idée de base du parti né à Livourne en 1921) se comportent comme des défenseurs des partis composant le C. de L.N. (voyez L’Unità de dimanche 17 juin) qui, étant des représentants de la classe bourgeoise, sont par conséquent les créateurs de la méthode fasciste qui fut créée par la bourgeoisie pour empêcher la marche triomphale du prolétariat vers la prise du pouvoir politique. Dire, comme le fait un des plus grands représentants du centrisme, que le fascisme a été une erreur commise par la bourgeoisie, est un mensonge dont l’objectif est double, parce que d’une part il voudrait réduire à une simple erreur (et pour cette raison réparable sur le plan juridique) les grandes souffrances et le sang versé par le prolétariat en un quart de siècle, et de l’autre il voudrait nier la réalité d’une période de domination capitaliste sur la base des propres intérêts de classe d’accumulation de richesses et de maintien de l’autorité bourgeoise face à un prolétariat combatif ; enfin il voudrait nier son rôle de premier plan dans la provocation à la guerre, cette guerre voulue par le capitalisme puisque toute la société capitaliste mondiale était contaminée jusqu’à ses bases mêmes. Le fascisme n’est pas une erreur mais bien l’arme contre-révolutionnaire dont la bourgeoisie sait se servir dans des situations données, et dans des secteurs donnés du monde capitaliste.

PROLÉTAIRES !

Aujourd’hui, dans le secteur italien, la méthode fasciste a fini de jouer son rôle de conservateur des intérêts de classe de votre ennemi, elle est remplacée par une autre méthode qui a pour base la démagogie, l’équivoque et la déformation des idées prolétariennes et cette fois encore la bourgeoisie ne commet pas une erreur et c’est même pour elle une véritable aubaine de pouvoir se servir de ces organismes à étiquette prolétarienne pour pouvoir attacher le prolétariat au char de la reconstruction, c’est-à-dire au char de l’exploitation, de pouvoir avoir dans le gouvernement des ministres "communistes". Il y a une seule chose qui compte pour le capitalisme : empêcher le prolétariat de trouver le fil qui le relie aux anciennes batailles et de continuer ainsi sur le grand chemin de la lutte de classe vers son émancipation économique et politique totale.

TRAVAILLEURS !

Hier avec le fascisme, aujourd’hui avec le C. de L.N., la bourgeoisie continue à dominer et à vous tromper. Le centrisme dirigeant nous appelle traîtres ? Nous répondons que s’il s’agit de traîtres à la patrie, ils peuvent épargner leur souffle, comme tous les prolétaires nous n’avons pas de patrie, nous avons une classe qui s’appelle prolétariat. Si par le terme de traître on veut faire allusion à notre position contre la guerre et à notre mot d’ordre : prolétaires désertez et sabotez la guerre, eh bien pour nous c’est un immense honneur d’avoir dénoncé le massacre des prolétaires des différents pays. Si enfin nous sommes des traîtres parce que nous n’appartenons pas au C. de L.N., nous déclarons tout de suite que ces insultes ne nous touchent pas puisque l’on doit prouver que le Parti Internationaliste a trahi la cause de la classe prolétarienne et sa révolution ; en dénonçant également au prolétariat le C. de L.N. nous ne faisons rien d’autre que de continuer à démasquer le monstre capitaliste disposé à se transformer extérieurement en toute situation dans le but de maintenir intacte sa méthode de prélèvement du sang et de la sueur sur le travail de l’ensemble des ouvriers et des travailleurs. Nous ne croyons pas que ce soit une insulte que de dire que dans le C. de L.N. le capitalisme se dissimule sous ses formes différentes, fascisme compris, nous ne croyons pas que ce soit une insulte que de déclarer que le centrisme collabore avec les pires ennemis du prolétariat, qu’il a renoncé à tout principe de classe en accentuant les vieux principes de la bourgeoisie patriotarde. L’insulte véritable envers le prolétariat consiste justement pour un parti, dont le contenu politique représente tout sauf l’idée révolutionnaire classiste, à s’intituler Communiste

À bas les défaitistes de la révolution prolétarienne !

À bas les collaborateurs et les conservateurs de la domination bourgeoise !

Vive la révolution prolétarienne italienne et mondiale !

Le C.F. de Turin et de sa Province du Parti Communiste Internationaliste.




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