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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Le statut particulier de Berlin
On-line gesetzt am 20. Mai 2013
zuletzt geändert am 23. März 2013

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Capitale du pays de 1871 jusqu’en 1945 et de nouveau depuis 1990, la ville connut de violents bombardements durant la Seconde Guerre mondiale et fut le théâtre de combats acharnés entre les dernières troupes hitlériennes et les Russes. Dès la capitulation allemande, la ville fut divisée en deux partie dont le frontière était matérialisée par le mur construit en 1961. Berlin-Ouest fut administrativement rattaché à l’ex-RFA et correspondait aux anciens secteurs d’occupation anglais, français et américain. Berlin-Est, situé au centre du Land de Brandebourg, correspondait au secteur d’occupation soviétique. Entièrement entourée par l’ex-RDA, Berlin-Ouest devint rapidement un enjeu pour les Américains et les Russes qui entraîna, en 1948-49, son blocus par ces derniers, obligeant les Occidentaux à organiser un pont aérien pour ravitailler leur secteurs. Berlin-Ouest devint lors de la fondation de la RFA en 1949, une sorte d’îot bénéficiant du staut de ville-état, gouvernée par un maire et une assemblée appelée Sénat.
Dans les années 1950, beaucoup d’Allemands de l’Est fuyaient à l’Ouest, un exode qui eut pour conséquence directe la construction du mur en 1961. Berlin-Ouest fut entièrement entouré de murs, de miradors et de barbelés et ne fut accessible que par avion, par train ou par l’autoroute "interzone". Ville symbole du "monde libre", comme l’ont montré le blocus de 1958 ou la visite de Kennedy en 1963, elle perdit vite de son importance économique à cause des différentes crises provoqués par la Guerre Froide et se dépeupla au fur et à mesure. Un vieillissement de la population en fut la conséquence. Le Sénat, sous l’égide du maire de Berlin-Ouest de lépoque, Willy Brandt, prit alors des initiatives pour transformer Berlin en "ville culturelle" afin d’y attirer non seulement des visiteurs, mais aussi des artistes, des scientifiques et des jeunes de la RFA. Pour ce faire, des équipements socioculturels considérables (l’Université Libre, l’Académie du cinéma..., de grands appartements modernes aux loyers bon marché) furent mis à la disposition des nouveaux venus. Les jeunes hommes furent surtout exemptés du service militaire, les impôts furent allégés... parmi d’autres avantages. Une autre exception berlinoise fut une vie nocturne particulièrement intense car aucune heure de fermeture n’était imposée aux cafés, restaurants, boîtes de nuits, de jazz, de cinémas ou autres établissement publics de Berlin-Ouest. Un rajeunissement de la population n’eut donc rien d’étonnant. Rien de surprenant non plus à ce que le berceau de la contestation allemande se trouva, par l’ampleur et la violence, dans cette ville exceptionnelle.




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