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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Le prolétariat allemand contre la guerre
L’Etincelle n°2 - Février 1945
Article mis en ligne le 4 mai 2016
dernière modification le 15 mai 2018

par ArchivesAutonomies
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Révolte des marins à Brême et à Kiel.

Les marins et les dockers de Brême et de Kiel se sont révoltés contre la volonté de leur bourgeoisie de les incorporer de force dans son armée. Des S.S. ont été envoyés sur les lieux et les marins ont été maîtrisés après une violente bataille. Cette information n’a pas paru, on ne la trouve que dans un seul journal du soir. La bourgeoisie semble craindre la contamination.

Mutinerie à Copenhague

Du journal FRONT NATIONAL (27/02/45) :

"A Christianhawen, quartier du port de Copenhague, des soldats allemands, venant de Norvège et rappelés en Allemagne, se sont mutinés. Pendant plusieurs heures ils ont résisté aux attaques des S.S. Cinquante rebelles furent emmenés et conduits en prison... ou au poteau".

A Berlin

27 janvier, de France-Libre :

"Émeutes à Berlin. Près de cent morts et blessés. Des troubles se sont produits à la Gare de l’Est de Berlin à l’arrivée d’un train de réfugiés de la Prusse Orientale. Les cris menèrent aux coups et lorsque les S.S. voulurent refouler les femmes dans la rue, une émeute éclata. Plusieurs fonctionnaires furent maltraités par les femmes. Les S.S. tirèrent à bout portant dans la foule avec des revolvers et des mitraillettes. Près de 100 morts et blessés furent relevés dans la Gare."

3 février :

"Nouveaux troubles à Berlin. On apprend que des troubles ont à nouveau éclaté dans la capitale du Reich. Il y a deux jours, la police a ouvert le feu dans le faubourg ouvrier de Neukoeln sur un groupe de manifestants et a tué 4 ouvriers".

10 février :

De La Gazette de Lausanne :

"Les murs de Berlin sont couverts d’inscriptions telles que : A bas la guerre ! A bas Hitler ! La Volksturm contre les S.S.!..."

20 février :

Le correspondant de l’Aftonbladet :

"Les berlinois sont tenus de dénoncer aux autorités tous les déserteurs dont ils connaissent l’existence. Les châtiments les plus sévères menacent ceux qui ne se conformeraient pas à cette règle. Les cas de désertion sont en effet de plus en plus nombreux. Les fuyards se cachent de préférence dans les grandes villes. J’ai entendu une mère confier à une autre femme que son fils était arrivé avec trente de ses camarades venant, comme lui, du front de l’Est. Des patrouilles parcourent les rues et visitent les maisons pour vérifier l’identité des habitants."

21 février

Le Populaire :

"La radio américaine fait appel aux soldats alliés pour qu’ils ne fraternisent pas avec les soldats allemands".

De Libération :

"La tribune de Genève publie une nouvelle de Berlin : la loi martiale est appliquée dans la capitale".




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