Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Deux révoltes paysannes en Bolivie
Interrogations n°6 - Mars 1976
Article mis en ligne le 1er juillet 2016
dernière modification le 6 novembre 2017

par ArchivesAutonomies
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QUAND naissent des mouvements paysans, du fait qu’ils se terminent par des échecs et que, selon un marxisme banalisé, ils ne sont pas dans le sens de l’histoire, on prend rarement la peine d’analyser ce qu’ils signifient sur le plan plus global de l’évolution sociale et politique du pays dans lequel ils se déploient, et l’on mésestime la portée du message qu’ils diffusent. Aussi, en exposant deux révoltes récentes du paysannat bolivien, je n’entends pas seulement faire sortir de l’ombre une parcelle d’actualité négligée, mais encore tracer quelques pistes de travail pour leur restituer ce sens qu’on leur nie généralement. Ma tentative reste cependant modeste : premier stade d’une recherche, elle vise surtout à stimuler l’imagination, et les hypothèses avancées mériteraient l’appui de démonstrations plus largement étayées.

Le refus de l’impôt unique

LE 5 décembre 1968 se réunit à La Paz la première Conférence Economique du paysannat bolivien. Cette conférence, au programme tape-à-l’œil, a pour but réel de faire entériner par les représentants paysans une réforme de la fiscalité, préparée de longue date par les services nationaux de Réforme Agraire aidés des conseillers américains de l’A.I.D. et de l’Université du Wisconsin. La Réforme Agraire de 1953 [1] avait laissé de côté la fiscalité et les paysans continuaient à verser plus ou moins régulièrement la contribucion territorial et à prêter leurs services pour l’entretien des chemins (prestacion vial). L’intention du gouvernement est évidemment d’augmenter la masse fiscale et d’en rationaliser la perception par la mise au point de l’impôt unique ou predial rustico. 5 % de l’argent ainsi perçu doit servir à indemniser les hacendados expropriés à la suite de la Réforme Agraire. La tentative n’est pas nouvelle : annoncée par le gouvernement Siles Zuazo, elle suscitait déjà en 1963 les protestations des groupes paysans.
La conférence est inaugurée en présence d’environ un millier de délégués :

- les membres exécutifs de la Confédération Nationale des Paysans Boliviens (C.N.T.C.B.) [2] ;

- les membres exécutifs des Fédérations Départementales et Spéciales accompagnés d’un représentant de chacune de ces Fédérations ;

- les secrétaires généraux des Centrales Provinciales ;

- les Députés de la Brigade Parlementaire paysanne.

Il n’y a donc aucun délégué cantonal ou de communauté.
De plus, les représentations départementales et provinciales ont pour la plupart été désignées lors de congrès récents, soigneusement préparés par les niveaux supérieurs de la hiérarchie et les fonctionnaires des divers services du Ministère de l’ Agriculture pour que soient élus des partisans ou des inoffensifs, déjà acquis à l’impôt unique.

Le discours inaugural du congrès est à la charge du Général Ovando alors commandant en chef des Forces Armées, qui le lendemain de l’ouverture de la Conférence invite au nom de l’armée les délégués à une grande parillada [3]. Tout semble se dérouler selon l’ordre prévu. Mais le 6 décembre les délégués commencent à quitter la conférence et dénoncent aux journaux les menaces dont sont l’objet ceux qui s’opposent à l’impôt. Le 10 décembre, les groupes dissidents s’organisent officiellement en Bloc Paysan Indépendant. Ils se regroupent à l’Université, signent avec la Confédération Universitaire Bolivienne un pacte de défense mutuelle et rejettent à la fois le pacte militaire-paysan, qui lie depuis 1965 la C.N.T.C.B. aux F.F.A.A., et l’impôt unique.

En signe de protestation les étudiants et paysans dissidents bloquent l’avenue Villazon, l’artère centrale de La Paz. C’est le point de départ d’une agitation qui va rapidement gagner la province. Ainsi le dimanche 15 décembre, les paysans des environs d’Achacachi [4], réunis à l’occasion de la foire dominicale, attaquent la mairie, la sous-préfecture et la caserne locale. Toutes les autorités provinciales sont obligées de fuir le bourg. Le Président Barrientos décide alors de se rendre lui-même à Achacachi pour essayer d’apaiser les révoltés et de les convaincre d’accepter l’impôt. Accueilli par des huées, des sifflets et une grêle de pierres, il ne doit son salut qu’à une retraite précipitée. La pression populaire est telle que la garde militaire doit encore une fois quitter Achacachi. Si les violences paraissent limitées à Achacachi, des manifestations et des concentrations paysannes pour le refus de l’impôt agitent la campagne jusqu’à la fin du mois de janvier 1969. Le refus est particulièrement net dans les provinces des bords du lac Titicaca et de l’Altiplano Nord en général, ainsi que dans les vallées profondes, les Yungas, du département de La Paz. Devant la colère paysanne et le péril que fait courir au gouvernement une alliance universitaires-paysans, auxquels viennent se joindre, le 27 décembre, les ouvriers (fabriles) de La Paz, le Président Barrientos décide de différer l’application de l’impôt. En même temps, la répression s’organise : Achacachi est occupé par l’armée, le leader du Bloc Indépendant le plus en vue est arrêté.

Mais la protestation contre l’impôt réussit dans la mesure où, si le gouvernement Banzer, 7 ans après, parle encore de sa mise en place - ce qui montre d’ailleurs par delà les différences des formes gouvernementales la continuité d’une politique, de Biles Zuazo à Banzer - il ne s’y décide pas. Elle a aussi permis la création d’une organisation syndicale paysanne non officiallste qui, jusqu’au coup d’Etat sanglant ’du Général Banzer, manifeste au grand jour l’existence d’un courant d’opposition et met mieux en évidence la progressive fonctionnarisation des cadres paysans de la C.N.T.C.B.

Le massacre de la vallée de Cochabamba

Du 24 au 31 janvier 1974, les paysans de la vallée de Cochabamba bloquent les routes qui, de la capitale départementale, mènent vers les autres grandes villes du pays. Ils sont plusieurs dizaines de milliers à manifester ainsi leur colère. Les derniers jours du mois d’autres barrages sont érigés près de Sucre et sur l’axe Oruro-La Paz ; la protestation paysanne prend ainsi une envergure nationale ; le trafic est paralysé sur les plus grandes routes du pays.

Les paysans entendent ainsi protester contre les décrets du 20 janvier précédent par lesquels le gouvernement augmenta le prix des denrées alimentaires de première nécessité (sucre, riz, farine, nouilles, café, pain) de parfois plus de 100 %. Or ces prix n’ont cessé de croître depuis la dévaluation d’octobre 1972 par laquelle le peso bolivien a perdu 66,5 % de sa valeur. Le paysannat dans son ensemble est très affecté par cette mesure, particulièrement celui des hauts-plateaux et des vallées hautes qui doit acheter tous ces aliments car il n’en produit aucun. De plus, la décision s’applique immédiatement, alors que dans les vallées de Cochabamba les réserves des récoltés précédentes, tant en production qu’en argent, sont en voie d’épuisement. Aussi les paysans des vallées demandent l’abrogation des décrets et se déclarent disposés à maintenir leurs barrages jusqu’aux ultimes conséquences.

Le mouvement de protestation nait spontanément, s’étend en tache d’huile et ne parait pas obéir à un plan précis. Il est encadré par de jeunes leaders syndicaux paysans qui depuis un an environ occupent des postes de responsabilité tant aux niveaux locaux que départemental. Ce groupe de jeunes leaders adopte une ligne de conduite relativement indépendante tout en restant dans le giron du syndicalisme officialiste soutenu et contrôlé par le gouvernement militaire.

Quelques jours avant la promulgation des décrets, le 10 janvier, le 8° congrès départemental s’est tenu sous l’étroit contrôle de l’armée qui, à l’occasion, a même mobilisé des troupes. Pour le poste de secrétaire exécutif l’accord entre les représentants paysans et l’armée s’est fait sur le nom d’un dirigeant qui occupe des postes de responsabilité depuis l’époque du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (1952-1964). Mais les postes suivants sont pourvus par des représentants du nouveau courant. Lors d’un congrès, puis d’une réunion de travail départementale qui se tient le 19 janvier, les critiques contre la politique économique du gouvernement sont très dures : les paysans insistent pour que le Président de la République leur accorde audience. Ils protestent contre la désapparition du marché d’articles comme la farine et le sucre et menacent de ne pas approvisionner en fruits et légumes les marchés de la ville de Cochabamba. C’est dans ce climat déjà tendu que le gouvernement promulgue les décrets d’augmentation des prix.

Après avoir essayé les méthodes habituelles de corruption et d’intimidation des leaders, le gouvernement du Général Banzer décide l’intervention de l’armée : la répression est féroce. Les barrages sont enfoncés avec des tanks et les militaires fauchent à la mitrailleuse les foules assemblées, tandis qu’avions et hélicoptères survolent les champs d’action. Bilan officiel : 13 morts. Mais la commission Justice et Paix compte 65 disparus dans la seule vallée haute de Cochabamba : il est donc probable que le nombre de morts dépasse la centaine. Pour prendre une mesure plus exacte des représailles il convient d’ajouter à ce chiffre celui des blessés, des prisonniers et de tous ceux qui sont obligés de fuir ou de se cacher.

Les foyers des révoltes

L’UN et l’autre mouvements éclatent dans des régions qui, depuis les années qui précédèrent la Réforme Agraire en 1953, furent à la pointe du combat contre les hacendados ; celles aussi qui, après la révolution nationaliste du 9 avril 1952 organisèrent les premiers syndicats, les milices armées les plus nombreuses et les plus actives. Une cartographie historique des soulèvements et des autres manifestations d’opposition du paysannat bolivien montrerait donc leur enracinement, au moins depuis la guerre du Chaco, dans les vallées du département de Cochabamba et principalement la vallée haute où se concentrèrent les barrages de janvier 1974, et dans toutes les provinces du département de La Paz qui bordent le lac Titicaca ou sont proches de la ville.

Ces deux régions à première vue si différentes tant du point de vue géographique, ce qui induit des agricultures orientées vers des productions différentes, que du point de vue culturel, puisque le haut plateau est aymara et les vallées quechuas, présentent cependant des ressemblances qui apparaissent déterminantes pour expliquer leur particulière turbulence à l’époque contemporaine. Riches et densément peuplées, relativement proches des grands centres urbains, elles ont été convoitées et largement occupées par les hacendados qui ont progressivement refoulé les communautés indiennes sur des territoires plus exigus et moins propres à la culture. Sans vouloir entrer plus avant dans les détails d’une étude qui reste à mener, il me semble donc que I’articulation doit être faite entre les mouvements de révolte contemporains et les luttes d’avant la réforme contre les hacendados spoliateurs. La transition des uns aux autres ne peut se réduire à une sorte de transmission héréditaire de la contestation ou à une cause structurelle comme la pression sur la terre dans des zones relativement surpeuplées. On ne peut se passer d’un inventaire, cas par cas, qui identifierait les acteurs avec précision et analyserait leurs discours. A titre d’exemple, et pour s’en tenir aux acteurs, les comunarios [5] du haut-plateau, actifs avant la Réforme Agraire, parce que jouissant d’une plus grande mobilité tactique, ne sont plus les moteurs des mouvements actuels qui mettent plus en avant des petits propriétaires, sinon enrichis - certains le sont - du moins libres de leur décision et semble-t-il résolus à le demeurer. Donc, si globalement les mouvements ont bien lieu dans les mêmes régions, localement, ils ne mettent pas toujours en jeu les mêmes villages et les mêmes types d’acteurs.

Le sens des révoltes

QUEL est le déclencheur, le catalyseur des révoltes ? Dans les deux cas il s’agit d’une décision, prise ou à prendre, qui modifie les conditions de vie matérielle des paysans ; et cette décision est prise d’en haut, par le gouvernement. La première concerne l’impôt direct, la deuxième, l’augmentation des prix, est assimilée dans la conscience paysanne à un impôt indirect. Les deux mouvements visent donc l’Etat comme agent de décision de leur vie matérielle, non pas encore l’Etat-machine anonyme, mais l’Etat personnifié par le chef du gouvernement, que l’on n’hésite pas à lapider en 1968 et auquel on tient à s’adresser personnellement pour essayer d’infléchir la décision en 1974. C’est dire que ces mouvements signifient à la fois la montée de l’Etat-classe dont parle L.-M. Vega et la lutte de petits producteurs paysans indépendants contre cet envahissement.

Depuis le début du XX° siècle, l’appareil d’Etat bolivien se met progressivement en place par phases successives, en grignotant les pouvoirs locaux des hacendados et en s’attaquant aux fiefs des barons de l’étain. Si ce mouvement rencontre l’adhésion de nombreux civils, c’est l’armée, ou plutôt une fraction de cette armée qui, lorsqu’elle gouverne, est le principal agent de cette nationalisation des décisions : on le voit bien avec le socialisme militaire de Toro et Busch, puis avec le nationalisme de Villaroël. Cependant il s’accélère après la révolution de 1952 qui élimine d’un coup l’oligarchie terrienne et minière et la fraction de l’armée qui la soutient, pour mettre en place une stratégie de développement économique à l’échelle nationale, un réseau d’instruction publique, une armée et une police modernes. En conséquence, le nombre des fonctionnaires s’accroit et leur aire de pénétration s’étend jusqu’aux campagnes éloignées où les nouveaux maîtres deviennent l’instituteur et le policier, agents locaux de l’Etat-classe et agents privilégiés de l’intégration nationale. Il n’y manque que le percepteur fonctionnaire, les opérations de recouvrement de l’impôt. étant encore assurées au plan de la communauté par les autorités indigènes traditionnelles ou les secrétaires généraux des syndicats agraires.

C’est précisément à cette rationalisation de l’impôt mis en place par le nouvel Etat prédateur, à cette mainmise de plus en plus grande sur la vie quotidienne que s’opposent les petits propriétaires paysans maintenant libres de choisir leur type et leur forme de culture sur leurs propriétés. Les révoltes actuelles marquent donc une étape nouvelle par rapport à celles qui précédèrent 1952. L’ennemi d’alors était principalement l’hacendado (ou ses représentants locaux) que les révoltés soient des colonos, usufruitiers de la terre en échange de prestations en services, ou des comuneros spoliés de leurs territoires les plus riches ; les demandes principales concernaient la libération des corvées et l’accès à la propriété de la terre, ou sa récupération.

On pourrait donc se demander s’il n’y a pas un ou des moments dans la centralisation des pouvoirs, associés à un certain état du paysannat, celui où domine une masse de petits producteurs récemment libérés de formes de servitude, qui soient favorables à l’éclatement de mouvements d’essence libertaire. Car il y a une parenté, par delà les idéologies, entre des mouvements comme ceux qui éclatèrent en France du 17° au 19° siècle, les soulèvements russes entre 1902 et 1921, ou la Christiade au Mexique et ceux, récents, de Bolivie : tous sont antifiscaux et antiétatiques et visent à "récupérer au profit des villages une partie du pouvoir détenu par la société englobante ; elles visent à diminuer aussi, voire à annuler certains des prélèvements qu’effectue celle-ci." [6]

Il se trouve aussi que ces deux révoltes boliviennes récentes restent localisées dans des zones relativement circonscrites et qu’elles ont de la peine à gagner le reste de la campagne. Le champ privilégié de la révolte de 1968 est le Nord de l’Altiplano, celui du mouvement de janvier 1974, la vallée haute de Cochabamba. Certes, l’éloignement, la difficulté des communications y sont pour quelque chose, mais à mon sens il subsiste un fossé culturel qui fait que les uns ne se sentent pas concernés autant que d’autres par des mesures qui pourtant visent l’ensemble du paysannat. Aussi des mouvements s’étalent en tache d’huile jusqu’aux frontières de zones qui constituent une sorte d’espace connu, unifié socialement et culturellement, qui semble préfigurer ce que pourraient être des territoires autonomes, à l’échelle de la vision paysanne. Autrement dit, ces mouvements - comme ceux qui ont été cités précédemment - ne visent pas l’occupation de l’appareil d’Etat comme instrument qui leur permettrait d’arriver à leurs fins. Tout se passe comme s’il y avait une harmonie entre le but poursuivi qui est l’annulation de certains pouvoirs d’Etat et les moyens que les paysans se donnent pour aboutir. C’est d’ailleurs pourquoi ils sont toujours vus comme des échecs par tous ceux qui ne pensent les victoires qu’en terme d’occupation du pouvoir d’Etat.

En guise de conclusion

DEUX révoltes paysannes boliviennes ont servi ici de prétexte à un début de réflexion sur la signification d’un ensemble de mouvements paysans contemporains dirigés contre l’Etat.

Diverses questions mériteraient maintenant d’être posées en utilisant une documentation plus large. Parmi les révoltes paysannes, certaines, telle la révolte de Zapata dans le Morelos, celle des Makhnovistes en Ukraine, celle des anarchistes andalous, débouchent sur un programme et/ou une action qui allant au-delà du refus de l’Etat, tente d’organiser la vie des régions libérées sous une forme collective en diffusant une idéologie libertaire. Qu’est-ce qui fait le passage entre des révoltes simplement négatrices de l’Etat et celles qui organisent déjà la vie sans l’Etat dans des territoires libérés ?

Le fait que les paysans ne tentent jamais d’occuper l’appareil d’Etat et de le faire servir à leur profit, toujours perçu comme cause des échecs paysans ne peut-il être perçu comme positif, comme conséquence logique du refus de l’Etat ?

Il faudrait aussi se demander pourquoi les paysans, plus que d’autres couches sociales, furent si souvent et si constamment dans l’histoire des opposants au « monstre froid > ?
N’est-ce pas parce qu’ils dépendent peu pour vivre des autres catégories sociales ; parce qu’ils ont la possibilité d’un repli autarcique ?

Gaston Dauval [7]

Janvier 1976.

Notes :

[1La Réforme Agraire de 1953 eut comme principal résultat l’expropriation des latifundios et la redistribution de la terre aux colonos d’hacienda - auparavant usufrutiers d’une parcelle de terrain de l’hacienda, en échange de services et corvées connues sous le nom de ponguaje. Elle permit donc la constitution d’un ensemble de petits propriétaires terriens.

[2La Confédération Nationale des Paysans Boliviens regroupe en 1968 l’ensemble des syndicats paysans organisés sur les territoires des ex-haciendas et des communautés. L’organisation est pyramidale : les syndicats de base sont coiffés par les sub-centrales cantonales, puis les centrales provinciales, elles-mêmes incluses dans les fédérations départementales. Les syndicats de base désignent les délégués des sub-centrales qui eux désignent les délégués provinciaux, et ainsi de suite. Ce qui fait de la CNTCB une structure pyramidale, assez sclérosée, dont la base est très éloignée du sommet.

[3Viande grillée sur la braise.

[4Sud-Est du lac Titicaca.

[5Le comunario ou comunero est l’habitant de la communauté paysanne. On appelle communauté le territoire paysan possédé collectivement et cultivé en partie en commun. On oppose la communauté à l’hacienda, propriété privée, nécessitant de la main-d’œuvre.

[6Emmanuel Leroy Ladurie, Encyclopedia Universalis, Civilisation Rurale, vol. 14, p. 515.

[7Essayiste. Nombreux séjours d’étude en Amérique latine. Sur le terrain, en Bolivie, au cours de ces dernières années.




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