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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Biographie de Jacques Signorelli (1921-2016)
Article mis en ligne le 4 septembre 2016
dernière modification le 15 septembre 2016

par ArchivesAutonomies
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SIGNORELLI (Jacques), dit ANDRÉ GARROS, né en 1921, fils d’un anarchiste italien immigré, représentant de matériel dentaire. Dans sa jeunesse, il appartint au mouvement des auberges de jeunesse où le mouvement trotskyste recruta fortement. Pendant la guerre, il s’intégra dans un groupe de résistance stalinienne, les FTP liés au PCF.

Il rompit avec ce passé en 1945 et se rapprocha de la FFGC (Fraction française de la gauche communiste) à laquelle il adhéra. Il s’opposa à la ligne officielle "bordiguiste" et, comme la plupart de ses camarades, se rapprochant de plus en plus du groupe de Castoriadis et Lefort. Avec Alberto Masó, Martine Vidal et Raymond Hirzel, il rejoignit SOB en 1951.

Il insista toujours sur la nécessité de créer une véritable "avant-garde prolétarienne armée idéologiquement". Il rappela le rôle contre-révolutionnaire du PC, qui vota le 12 mars 1956 les pouvoirs spéciaux au gouvernement socialiste réprimant l’insurrection en Algérie, le PCF jouant le rôle d’auxiliaire du "noskisme" social-démocrate. Le PC visait à sa "réintégration dans la ‘communauté’ nationale par le truchement d’une alliance avec les socialistes", ce qui impliquait un jeu d’équilibriste impossible : "se donner l’allure d’un parti ouvrier défendant des positions révolutionnaires en vue de conserver l’appui indispensable du prolétariat".

Face aux événements de mai 1958 et à la prise de pouvoir par De Gaulle, il est partisan — comme Castoriadis, Daniel Mothé, Alberto Masó (Vega), Philippe Guillaume (Cyril De Bauplan) d’une "véritable organisation révolutionnaire à la hauteur de la situation actuelle".

Il resta dans le groupe, avec son épouse Louisette, en dépit de toutes les scissions jusqu’à la dissolution de SOB en 1965.

En 2007, avec des anciens de SOB, il participa à une anthologie d’articles de Socialisme ou Barbarie mise en œuvre par les éditions libertaires Acratie.

Sources : Philippe Gottraux, "Socialisme ou Barbarie". Un engagement politique et intellectuel dans la France de l’après-guerre, Payot, Lausanne, 1997. — Marie-France Raflin, "Socialisme ou Barbarie". Du vrai communisme à la radicalité, thèse, IEP Paris, 26 nov. 2005 — Hélène Arnold, Daniel Blanchard, Enrique Escobar, Daniel Ferrand, Georges Petit, Jacques Signorelli (éd.), Socialisme ou Barbarie. Anthologie, Acratie, La Bussière, 2007.

Œuvre : " L’armée de Staline, instrument de la contre-révolution ", L’Internationaliste n° 5, 5 mars 1947 : http://archivesautonomies.org/spip.php?article2248 ; "En Italie : Comme en France et en Angleterre le prolétariat fait les frais de la ‘Reconstruction’", L’Internationaliste n° 10, sept. 1947 : http://archivesautonomies.org/spip.php?article2249. – "Les auberges de la jeunesse", Socialisme ou Barbarie [SOB] n° 10, juillet-août 1952, p. 45-48. — "Les grèves en Allemagne occidentale", SOB n° 15-16, oct.-déc. 1954, p. 66-71. — "Le PC et l’Algérie", SOB n° 19, juill.-sept. 1956, p. 127-130. — "Le Congrès du Havre", SOB n° 20, déc. 1956—fév. 1957, p. 194-200. — "La révolution qui vient d’Yvan Craipeau", SOB n° 23, janv. fév.1958, p. 195-201. — "L’union de la gauche socialiste", SOB n° 26, nov.-déc. 1958, p. 85-111.




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