La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie

Bilan n°13 - Novembre - Décembre 1934
samedi 17 décembre 2016
par  Archives Autonomies

"Si le siècle passé fut le siècle de la puissance capitaliste, ce XXe est le siècle… de la puissance et de la gloire du travail."

(Mussolini, Discours de Milan du 6 octobre 1934.)

Écartons préalablement toute confusion, facile et voulue, entre corporation dans le sens traditionnel d’association (qui va des arts du Moyen-Âge aux guildes germaniques et aux corporations de métiers qui ont survécu dans les pays musulmans) et corporation dans le sens particulier qu’adopte le fascisme pour indiquer simplement "un organe de liaison" entre les soi-disant syndicats et ceux des patrons ; ce qui est d’ailleurs l’interprétation qu’il faut envisager quand il s’agit de l’"État corporatif" en Italie.
La confusion est évidemment voulue parce qu’il ne peut être question que d’une vulgaire usurpation de nom entre la corporation fasciste - qui sanctionne la défaite prolétarienne et l’esclavage politique, économique des travailleurs italiens dans un régime qui veut supprimer et même nier "la lutte des classes" - et la corporation du Moyen-Âge comme elle vit le jour en Italie, organe de la lutte des artisans qui leur permit d’abord de déloger les seigneurs de leurs châteaux situés sur les montagnes, démanteler par après, dans les villes, leurs palais hérissés de tours et faire enfin des vaincus "une classe" à laquelle il était refusé jusqu’à la faculté de renoncer à sa noblesse pour s’égaler aux autres citoyens et dont, au surplus, les membres étaient solidairement responsables des crimes de chacun d’entre eux.

* * * * *

Ce fut le pacte du Palais Vidoni (Octobre 1925) entre les industriels et les délégués ouvriers (?) qui consacra en fait la main-mise sur la vie syndicale par le fascisme (ce pacte comportait la reconnaissance de la Confédération fasciste comme seule organisation ouvrière, l’abolition des commissions internes de fabrique - conseil d’usine -, la suppression du droit de grève).
La loi du 3 avril 1926, dite de la "réglementation juridique des rapports collectifs du travail" et dont les modalités d’application furent expliquées dans le décret royal du 1er juillet 1926, sanctionna juridiquement cette situation nouvelle créée par la défaite prolétarienne. Elle s’inspira d’ailleurs des points fondamentaux suivants :

1) Reconnaissance légale des associations syndicales d’employeurs et des salariés qui reçoivent la personnalité civile, les unes et les autres, en tant qu’organes de droit public ;

2) Reconnaissance juridique des contrats collectifs du travail ;

3) Instauration d’un tribunal du travail ;

4) Interdiction du lock-out et du droit de grève.

Le syndicat légalement reconnu et soumis au contrôle de l’État représente toute la catégorie professionnelle et conclue les contrats collectifs du travail qui sont obligatoires pour tous ; en particulier, il impose à tous les payement des cotisations.
Les autres associations "admises" ("lecite"), mais non légalement reconnues, donc les associations de fait, ne peuvent exercer aucune des fonctions sus-mentionnées : elles tombent ainsi sous la coupe du Tribunal Spécial.
Dans le régime "totalitaire" de l’Italie qui a dissous tous les partis d’opposition même ceux de certaines couches bourgeoises, tout droit d’association politique est de fait empêché par la loi de "Sûreté Publique" de 1926 renforcée par le nouveau code pénal de 1930 et par le Tribunal Spécial.
Pour le droit de coalition, la loi syndicale de 1926 affirme que l’association professionnelle ou syndicale est "libre", mais dans ce sens : "la faculté de pousser à la reconnaissance légale d’une association professionnelle pour des activités économiques, peut se développer dans des conditions de parfaite liberté". Se tenant à la lettre de cette loi, Rigola et autres ex-bonzes syndicaux groupés autour de la revue "Problèmes du travail", et appuyés par le journal ex-socialiste et actuellement fascistisé, "Le Travail de Gêne", ont déclenché une manœuvre qui se limite à une timide et stérile opposition, tout en se ralliant au régime.
Récemment il fut question d’élargir cette opposition loyale en gagnant un autre groupe "assagi" qui gravite autour de l’ancien maire de Milan, M. Caldara.
La loi syndicale de 1926 prévoyait la fondation de deux Confédérations Générales embrassant toutes les associations d’employeurs et d’employés. Mais celle des patrons ne fut même pas constituée et, au reste, la Confédération des syndicats fascistes fut de son côté supprimée en décembre 1928 quand elle groupait deux millions d’inscrits "par contrainte".

* * * * *

Mussolini avait déjà affirmé, en 1926, que "l’ordre corporatif" était établi en Italie, mais cependant il fallut huit ans pour que l’on s’aperçoive que ce qui manquait à cet "ordre" étaient… les corporations, sauf celle du spectacle qui - ironie des choses - groupe surtout des comédiens, C’est seulement cette année que l’on passa à la constitution, au moins sur le papier, des 22 corporations pour les principales branches de la production. Et à nouveau le fascisme affirme que la période syndicale est révolue et que l’on entre dans la phase corporative.
Mais l’accouchement de la "corporation" à été vraiment laborieux. La loi syndicale d’avril 1926, sans même prononcer ce terme, prévoyait seulement la possibilité "d’organes centraux de liaison" avec une "hiérarchie supérieure". Ce n’est que dans le décret royal du 1er juillet de la même année qu’on trouve enfin le mot "corporation" dont on envisage la constitution par décret du ministre des corporations, mais toujours comme simples organes administratifs de l’État.
La Charte du Travail approuvée par le Grand Conseil fasciste le 21 avril 1927 - à l’occasion de la "naissance" de Rome, qui est devenue la fête du travail fasciste à la place du 1er mai - renferme trente déclarations dont une partie est dédiée à la définition théorique de l’"État fasciste", c’est-à-dire l’"État corporatif" et dont le restant précise les "droits" des travailleurs italiens.
Les revendications de la classe ouvrière sont d’après le régime fasciste de cette espèce : "l’introduction de la semaine de 40 heures", au sujet de laquelle la presse fasciste mène grand tapage. D’après l’accord établi par les Confédérations fascistes, les ouvriers qui travaillaient plus de 40 h, continueront à toucher le même salaire horaire qu’ils touchaient auparavant, ce qui veut dire une réduction qui atteint jusqu’à 17 %, de l’ancien salaire pour ceux qui travaillaient 48 heures.
D’autre part, ce moyen de "faire payer aux ouvriers qui travaillent les allocations de chômage des sans-travail" n’aura qu’un effet très restreint pour l’armée si nombreuse des chômeurs (905 114, d’après les dernières données officielles, chiffres certainement faussés) parce que 25 % des ouvriers - et toujours selon des chiffres officiels - travaillent déjà moins de 48 h. Et ceux qui travaillent plus que l’horaire normal n’atteignent pas les 10 %.
En ce qui concerne le remplacement des femmes par des hommes, les salaires touchés par les femmes demeureront identiques pour les hommes… toujours au profit des capitalistes.
Cette Charte du travail qui est présentée comme un document fondamental de la révolution (?) fasciste, admet l’existence des corporations pouvant édicter des "règles" obligatoires sur la discipline des rapports du travail et aussi sur la coordination de la production, toutes les fois que les sociétés intéressées leur en auront donné les pouvoirs nécessaires… qu’elles ne possèdent d’ailleurs pas ! À la tête de "l’ordre syndical corporatif" fut mis, dans la suite, le Conseil National des Corporations, qui par la loi du 20 mars 1930 fut transformé de simple organe consultatif du ministère des corporations en "organe avec fonction de donner des avis et avec des pouvoirs de réglementation".
Finalement la "loi fondamentale" du 5 février 1934 fixa la constitution définitive des corporations établies au nombre de 22 pour les branches principales de la production avec pour fonction de "relier la base du système corporatif : les syndicats de catégorie, avec l’institution mise au sommet : le Conseil National des Corporations.
Les décrets royaux du 16 août 1931 qui apportèrent des modifications dans la structure syndicale, qui étaient nécessitées par l’instauration des corporations et l’installation, au Capitole de Rome le 10 novembre, des Conseils de ces 22 Corporations - avec l’immanquable discours démagogique de Mussolini qui eut le toupet de dire qu’il s’agissait d’une Assemblée révolutionnaire (!!) la plus importante de l’histoire de l’Italie - représentent le dernier anneau de la réforme corporative.

* * * * *

Cependant, d’après l’interprétation orthodoxe, dans l’État fasciste la société nationale, même du point de vue économique-social est constituée selon un critère hiérarchique : à la base les associations syndicales (!!) représentant des catégories qui, reliées à des corporations, constituent ainsi "la synthèse des intérêts convergents dans les différentes branches de la production".
À vrai dire, malgré tout ce déluge de décrets, d’interprétations et de tapage, il est plutôt difficile de se rendre compte de ce que feront et comment fonctionneront pratiquement ces corporations. On reste dans une élasticité, une indétermination - le vrai mot serait confusion - non seulement au sujet de leur fonctionnement, mais même pour ce qui est de leur formation constitutive. Ainsi, il y aura des corporations pour les grandes branches de production : agricole, industrielle et commerciale, d’autre part, au sein de chaque corps les sections corporatives formeront les soi-disant corporations de catégorie. On pourra toujours grâce à un arrêté gouvernemental constituer des unions des corporations. La corporation élabore des normes pour la réglementation collective des rapports économiques et pour la discipline unitaire de la production ; elle donne son avis sur les accords stipulés dans la loi du 20 mars 1930, par des associations entreliées dans une corporation ; elle a également la faculté d’établir les tarifs pour les salaires et pour les traitements, mais à la seule condition d’avoir au préalable l’assentiment du chef du gouvernement qui détient le droit de veto sur toutes les discussions et le pouvoir de ne pas donner suite aux délibérations.
En conséquence des dernières modifications survenues dans les statuts de l’appareil syndical, après la suppression des quatre confédérations du transport, il existe maintenant neuf Confédérations nationales (quatre des employeurs, quatre des salariés et celle des artistes et des professions libérales) qui englobent 141 fédérations nationales de catégorie. Les associations de catégorie, par le fait qu’elles sont reliées par la corporation, deviennent autonomes sur le terrain syndical, tout en restant adhérentes à leur Confédération respective.
Cette innovation de la pleine autonomie des associations de catégorie, qui perdent leur personnalité juridique tant au centre qu’à la périphérie, et que la presse fasciste appelle la "clef de voûte" du tournant, ne représente rien d’autre que la confirmation du fait que le fascisme ne peut tolérer aucune unité de classe. Il avait déjà supprimé la Confédération générale des syndicats fascistes quand, en décembre 1928, les sept fédérations gui la constituaient furent érigées en Confédération autonome ; maintenant c’est le tour des Confédérations dont la fonction va être absorbée par la Corporation, L’article 10 qui confie aux corporations la faculté de fixer les salaires et les traitements rendra superflue la stipulation des contrats du travail qui constitue à l’heure actuelle presque l’unique fonction de l’appareil syndical. On souligne, de la part du fascisme, que les Confédérations, quoique vidées de leur contenu syndical, restent avec un pouvoir politique accru, une faculté de "contrôle" et de "vigilance", avec de nouvelles fonctions "supérieures" de "discipline unitaire de la production". Mais tout cela se traduit en pauvres paroles et dans le maintien de la sinécure des quelques dizaines de milliers de bonzes syndicaux fascistes.
Le commerce, la coopération ne constituent pas des corporations, l’artisanat non plus, quoique les artisans en Italie représentent une force économique assez puissante (un million 415 mille individus à côté de 3 906 000 pour toute l’industrie proprement dite), mais les artisans mêmes ne peuvent pas constituer une force unitaire autonome : leur activité doit rester dispersée dans les différentes corporations, d’autant plus qu’aujourd’hui certaines fluctuations et réactions dans les couches petites bourgeoises sont pour le fascisme un danger immédiat moins sérieux, mais aussi menaçant que celui représenté par la classe ouvrière matée.
La corporation signifie donc une organisation bureaucratique qui sanctionne la victoire de la classe ennemie et écrase sous son talon, toujours plus profondément, le prolétariat italien, en préparant les meilleures conditions pour la guerre.
L’État, c’est-à-dire M. Mussolini, qui avec la loi syndicale de 1926 s’était réservé le droit de reconnaître ou de ne pas reconnaître les syndicats, d’approuver leurs statuts, de réviser leurs bilans, de donner le placet aux dirigeants désignés par les syndicats, de juger avec une magistrature du travail les conflits entre employeurs et salariés, a maintenant avec l’installation des corporations, le droit de les créer, d’en nommer les membres, de les convoquer et d’en rendre valides les délibérations.
Naturellement on continuera à proclamer que la direction de la production ne vient pas imposer ses directives par le haut, mais que celles-ci émanent des catégories elles-mêmes, appliquant ainsi les directives de 1931 qui ont substitué le système électif à la nomination, pour ce qui est des dirigeants des syndicats.
Il reste finalement à remarquer que l’actuelle Chambre des Députés, ce "parlement corporatif" issu de la réforme électorale de 1928, cette Chambre 100 % fasciste sera la dernière de son espèce. On ne sait encore si elle sera remplacée dans ses fonctions par le Conseil National des Corporations, élevé en "organe synthétique" de tout l’ordre corporatif, ou par plusieurs conseils corporatifs avec fonction consultative et de contrôle, ou si le nouvel organe législatif sera constitué par l’ensemble des corporations.
Dans tous les cas, ce ne sera certainement pas nous, anciens abstentionnistes, qui verserons des larmes en conséquence de l’abolition de cette forme de tromperie démocratique qu’est le système parlementaire. Par contre, nous admettons que le fascisme, s’il a étranglé la classe ouvrière, a été forcé également de déblayer le terrain de certaines illusions démocratiques qui ont été de sérieuses entraves pour la révolution prolétarienne.

* * * * *

La revue officielle du Ministère des Corporations, Sindacato e Corporazione, a publié, dans son fascicule de septembre 1934, des données qui concernent les "crimes" contre l’ordre nouveau du travail depuis 1926. En réalité, les données commencent par l’année 1928 : en 1926 et 1927 en Italie eut lieu une agitation de telle envergure que cela aurait été trop "osé" que d’en parler. D’après cette relation, depuis 1928 jusqu’à 1931, ces crimes se seraient élevés au nombre de 155, dont deux lock-out et 153 abstentions collectives de travail. Le document remarque que les lock-outs eurent lieu dans des entreprises de peu d’importance et pour ce qui regarde les grèves, elles avaient en moyenne 50 participants, ce qui fait exactement 7651 participants. Nous ne voulons pas insister sur la véracité de ces chiffres, qui du reste ne concordent nullement avec un autre document, également officiel, et publié en juin, par l’agence "Italia ", qui porte pour la seule année 1933 : 4181 "crimes" contre l’économie publique, l’industrie et le commerce, dont 101 pour tentatives de grève et de lock-out.
On crée ainsi une confusion entre les termes de grève accomplie et tentative de grève. Il est naturel que sous le régime fasciste les grèves soient devenues de plus en plus rares, surtout comme moyen normal de lutte, mais entre la constatation de ce fait et affirmer comme le fait le document que "le régime fasciste a engendré une acceptation presque toujours spontanée et consciente du côté des travailleurs vers les nouveaux principes de collaboration et de discipline", ou pire encore affirmer, comme l’a fait récemment Mussolini dans son dernier discours de Milan, "que depuis 1929 les masses ouvrières italiennes se sont approchées toujours plus du fascisme", il y a loin !!!
Pour ce qui est de la complaisance du document au sujet de l’absence de grèves politiques, cela découle avant tout de la période de dépression du mouvement ouvrier mondial et de la dégénérescence de son parti de classe.
Comme l’organisation sociale du fascisme représente la réponse capitaliste à la défaite prolétarienne de 1920-21, toutes les innovations ne peuvent donc signifier que le perfectionnement de sa dictature de classe et des moyens de répression policière, dont la fonction est d’empêcher toute reprise révolutionnaire de la classe ouvrière et toute lutte sur la base des principes communistes qui seuls peuvent aboutir à l’écrasement du fascisme avec le renversement de la société capitaliste.
Mussolini a avoué ouvertement sa mission : "l’économie corporative reflète les principes de la propriété privée et cette loi n’est nullement une menace mais une garantie, non un danger mais le suprême salut". Ainsi s’exprimait-il devant le Sénat en janvier 1934 au cours de la discussion de la loi sur les corporations.
Comme il est loin ce temps où le fascisme devant la poussée révolutionnaire de 1919-20 se proclamait révolutionnaire et anticapitaliste, où il passait en mars 1919 à l’occupation des usines de Darmine, où il affirmait ses tendances républicaines, réclamait le suffrage universel, l’abolition du Sénat, l’éligibilité des juges, la suppression de la police politique et, dans le domaine économique, un impôt très lourd, presque d’expropriation, sur le capital, la confiscation de plusieurs biens du clergé, une large taxe sur les successions, la confiscation de 85 % des profits de guerre, etc., etc.
Mais il y eut depuis lors la cassure produite par la défaite du prolétariat italien de 1921 et l’impuissance actuelle de la part des travailleurs de donner leur réponse de classe au fascisme. Et c’est tout dire.

Gatto MAMMONE.

N. B. - Des revues "bolcheviks-léninistes". nous voulons dire "The New Internationale" et "Communismo" ont publié dernièrement une de nos études consacrée à la Mongolie et à la Chine. Nous ni verrions aucun mal si celles-ci avaient eu l’élémentaire correction d’indiquer qu’elles avaient fait un emprunt à "Bilan", d’autant plus que l’on sait comment les léninistes combattent notre fraction et que l’on connaît les divergences qui nous séparent, Ceci n’ayant pas été fait, pour éviter toute confusion, nous avons tenu à le signaler à nos lecteurs.

G. M. 


Le Centrisme, pilier de la démocratie bourgeoise !

"Nous, communistes, n’avons aucune prédilection pour le système parlementaire qui n’assure pas, et ne peut pas assurer, à notre avis, la libre expression de la volonté populaire. Mais nous sommes décidés, dans l’intérêt de la lutte de la classe ouvrière, à ne pas faciliter et, au contraire, à combattre les tentatives du capital qui veut anéantir les derniers vestiges du parlementarisme et, en général, de la démocratie bourgeoise."

M. THOREZ

(Discours prononcé par le secrétaire national du P.C.F. 13 novembre 1934 à la Chambre. - Voir  Humanité  du 14 novembre 1934)


Commentaires

Brèves

26 février - Il Programma Comunista (1952-1984)

Dopo aver inserito nel Web il giornale Il Programma Comunista, organo del Partito comunista (…)

24 février - Nous mettons de nouveau en ligne quelques…

Nous mettons de nouveau en ligne quelques numéros de la revue Bilan, le bulletin théorique (…)

1er février - Nous mettons de nouveau en ligne quelques…

Nous mettons de nouveau en ligne quelques numéros de la revue Bilan, le bulletin théorique (…)

22 janvier - El Programa Comunista - Partido Comunista Internacional

Después de haber puesto en linea varias publicaciones del Partido Comunista Internacional (…)

7 janvier - Bilan (1933-1938)

Nous mettons de nouveau en ligne quelques numéros de la revue Bilan, le bulletin théorique (…)