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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Communiqué sur la répression internationale
{Bilan} n°13 - Novembre - Décembre 1934
Article mis en ligne le 17 décembre 2016
dernière modification le 13 décembre 2016

par ArchivesAutonomies
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Le canon s’est tu en Espagne. Des milliers de prolétaires ont été massacrés impitoyablement ; voilà le bilan que la bourgeoisie peut étaler à côté des massacres de février en Autriche, des décapitations en Allemagne.
Le prolétariat mondial gît écartelé sur le sol et son sang généreux est souillé par les bottes des satrapes de la bourgeoisie qui viennent d’imposer l’ordre à coup d’obus. De l’Est à l’Ouest règle la terreur bestiale des classes dominantes qui font rouler des têtes, fusiller, pour étrangler la lutte révolutionnaire des ouvriers.
C’est d’abord aux lutteurs des Asturies que nous voulons rendre hommage. Ils ont combattu jusqu’à la mort, sacrifié femmes et enfants pour leur classe, pour la révolution ; mais, sans guide, ils ont succombé ! Comme ils comprendront les mineurs d’Oviedo, ce que signifie construire pacifiquement le socialisme en Russie, eux qui se sont vu déchirés par les bombes, déchiquetés par les baïonnettes des légion marocaines. Le 17e anniversaire de l’U.R.S.S. est, pour ces ouvriers, un « de profundis » ; car, en pleurant ses morts, le prolétariat espagnol sentira aussi qu’il ne peut compter que sur sa lutte, celle du prolétariat mondial, dont la Russie s’est détachée.
Après son orgie de sang dans les Asturies, la bourgeoisie a voulu faire assassiner par ses Cours militaires des ouvriers révoltés, afin de symboliser le destin de ceux qui oseraient à nouveau prendre les armes pour leur émancipations. Le 7 novembre,

José Larredo Corrales et Guerra Pardo

ont donc été fusillés pour l’exemple ; l’un à Gijon, l’autre à Léon. D’autres suivront si la solidarité internationale des prolétaires ne se manifeste vigoureusement.
En Allemagne, deux ouvriers, dont le communiste Retlinger, ont été décapités ces jours derniers par le fascisme et un des jeunes camarades du S.A.P. livrés par la Hollande à l’Allemagne s’est "suicidé".
En Bulgarie, deux communistes ont été pendus.
En Pologne, 10 révolutionnaires, après six jours de la grève de la faim, ont été abattus comme des chiens par la canaille pilsudskienne. Ce sont les camarades

Godziewiez, Zyza, Bitter, Onysink, Wilk, Korn, Zysman, Kisz, Drogol et Stefanyzyn

Ces sacrifices pour la cause doivent être un stimulant douloureux pour la lutte prolétarienne, pour forger les armes de la victoire.




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