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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
{Bilan} n°19 - Mai-Juin 1935
Article mis en ligne le 7 janvier 2017
dernière modification le 26 décembre 2016

par ArchivesAutonomies
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"Nous sommes bien décidés à continuer, en dehors de toute politique, ce mouvement qui a été déclenché par une trentaine des nôtres. Notre fort Chabrol est un véritable arsenal. Les clairons sonnent la relève de la garde, la soupe, l’alerte. Si un délégué communiste approche, nous le chassons ; et nous ferons de même avec les socialistes. Nous n’avons qu’un emblème : le drapeau rouge ; qu’un chant : "L’Internationale". Nous avons improvisé un comité de ravitaillement, où sont réunis tous les dons que l’on nous fait, argent et vivres. Dans ce comité, nous avons nommé un président et un trésorier. Chacun de nous reconnaît tous les chefs qu’il s’est librement choisi. Quant aux grévistes étrangers, ils sont autorisés à sortir un quart d’heure, à l’heure des repas, pour se rendre à la cantine. Ils sont obligés de revenir aussitôt. Parfois il y a un malade et il a le droit de s’en aller. Ceux qui tentent de fuir sont chargés du service de garde-chambre. À la première récidive, nous les emprisonnons dans la cave..."
"... Nous disposons d’un vaste domaine dont nous sommes les maîtres. Nous avons installé la TSF sur le carré et nous avons branché notre poste sur le réseau téléphonique. Nous allons parfois nous promener ou nous reposer dans les bois voisins. Mais la discipline est sévère : pas une goutte d’alcool, le moins de bière possible. Parfois, l’un de nous tombe de fatigue ; alors un camarade veille à sa place".
" ... Quant à l’exhaure, nous l’assurons, ainsi que l’alimentation des chevaux de la mine. Nous ne voulons pas mourir, mais nous ne voulons pas non plus laisser mourir notre mine".

Extrait du journal belge Le Soir.




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