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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
{Bilan} n°24 - Octobre-Novembre 1935
Article mis en ligne le 1er février 2017
dernière modification le 14 janvier 2017

par ArchivesAutonomies
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Parallèlement à l’aggravation de la crise du capitalisme et à son acheminement vers la déflagration mondiale, se vérifie aussi l’aggravation de la crise qui dévaste le mouvement prolétarien au sein duquel vont prendre une influence monopoliste les forces qui ont permis à la bourgeoisie d’écraser la lutte révolutionnaire de la classe ouvrière, ces forces qui organisent le "Congrès des Italiens" pour appuyer les solutions prises la Société des Nations.
Le capitalisme italien qui s’est trouvé, à la suite de circonstances historiques particulières, à devoir pendre la tête - à l’échelle mondiale - des forces qui en abattant le prolétariat, la seule force capable de s’opposer à la guerre parce que capable de construire une société sans classe, devait aussi prendre la tête des forces qui se dirigent vers le déclenchement de la guerre.
La situation actuelle est justement caractérisée par la nécessité devant laquelle se trouve la bourgeoisie italienne d’anticiper sur les autres bourgeoisies et de prendre l’initiative en vue de la conflagration internationale : l’expédition en Abyssinie ne peut être contenue dans les limites d’une entreprise coloniale malgré toutes les tentatives qui sont faites dans cette direction par Mussolini et cela parce que - à l’encontre de ce qui se vérifiait avant-guerre - aujourd’hui les possibilités n’existent plus pour un développement du régime capitaliste au travers de la conquête de marchés coloniaux, alors que l’axe des situations actuelles se trouve être le duel entre le capitalisme et le prolétariat autour du problème du pouvoir.
C’est sur ce plan réel des situations que se situe l’actuel "Congrès des Italiens". La seule base sur laquelle pourrait être placée la lutte du prolétariat est celle de la lutte des classes et de la mobilisation du prolétariat de tous les pays sur le front des organisations syndicales. Contre ce plan de classe se développe toute l’action qui se masque sous le masque de la défense de la paix - l’intérêt de l’impérialisme anglais. Cet impérialisme en même temps qu’il défend ses intérêts, prend manifestement le chemin de la guerre, forcé qu’il y est par la base même de son régime. Font cohorte à cet impérialisme, les régimes capitalistes des autres pays et la Russie Soviétique elle-même qui a rompu avec le prolétariat international au même moment où elle a proclamé son attachement à ce que l’Internationale Communiste qualifia, lors de sa fondation, de "Société des Brigands".
Le Congrès actuel se place sur le même terrain que la Société des Nations, celui de la défense du régime d’oppression esclavagiste du Négus, et se déroule sur la base de l’exclusion du seul groupe de l’émigration qui soutient une mobilisation des ouvriers sur la base de leurs revendications et de leurs organismes de classe. Cette position des organismes initiateurs du Congrès comporte comme consquence logique de la part de la fraction italienne de la gauche communiste, l’appel aux ouvriers d’abandonner ce Congrès pour appuyer l’initiative tendant à la convocation d’une Conférence Syndicale Internationale de l’émigration italienne.




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