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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
{Bilan} n°35 - Septembre-Octobre 1936
Article mis en ligne le 24 février 2017
dernière modification le 22 février 2017

par ArchivesAutonomies
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La crise surgie dans la fraction, à la suite des événements d’Espagne, a marqué un premier point de son évolution. Les divergences fondamentales que nous avions énoncées dans notre précédent communiqué, se sont à nouveau manifestées au cours des discussions qui ont eu lieu au sein de l’organisation. Ces discussions ne se sont pas encore acheminées vers la clarification des questions fondamentales controversées et cela surtout parce que la minorité ne s’est pas encore trouvée dans la possibilité de procéder à une analyse des derniers événements d’Espagne pouvant servir de confirmation aux positions centrales qu’elle défend.
La C.E., se basant sur les notions programmatiques qu’elle défend au sujet de la construction du parti, en face de divergences d’ordre capital qui, non seulement, rendent impossible une discipline commune, mais font que cette discipline devient un obstacle rendant impossible l’expression et le développement des deux positions politiques, a considéré qu’il était nécessaire d’arriver, sur le terrain de l’organisation, à une séparation aussi nette que celle existant dans le domaine politique, où les deux conceptions sont, en réalité, un écho de l’opposition existant entre le capitalisme et le prolétariat.
La C.E. a pris acte que c’est dans la même direction que s’est orientée la minorité, laquelle vient de constituer le "Comité de Coordination". Ce Comité a pris une série de décisions que la C.E. s’est bornée à enregistrer, sans lui opposer la moindre des critiques et en prenant les mesures nécessaires pour faciliter la plus complète activité de la minorité. Toutefois, la C.E. a cru ne pas devoir accepter la demande de reconnaissance de la Fédération de Barcelone, car celle-ci s’est fondée sur la base de l’enrôlement de milices qui sont devenues progressivement des organes à la dépendance de l’État capitaliste. La divergence avec des membres de la fraction sur cette question des milices peut encore être soumise à l’appréciation du prochain Congrès de notre fraction, car ce contraste a surgi sur le fond d’une solidarité qui s’affirme sur les documents fondamentaux de l’organisation. Il en est tout autrement pour ceux qui voudraient adhérer à l’organisation sur la base politique de l’enrôlement dans les milices, problème dont la compatibilité avec les documents programmatiques de la fraction ne pourra être tranché que par le Congrès. Pour ces raisons, la C.E. a décidé de ne pas reconnaître la Fédération de Barcelone et de faire valoir les votes des camarades qui en font partie, au sein des groupes dont ils faisaient partie avant leur départ.
La C.E. réaffirme que l’unité de la fraction, qui a été brisée par les événements d’Espagne, ne pourra se reconstruire que sur la base de l’exclusion des idées politiques, lesquelles, loin de pouvoir engendrer une aide solidaire au prolétariat espagnol, ont accrédité parmi les masses, des forces qui lui sont profondément hostiles et dont le capitalisme se sert pour l’extermination de la classe ouvrière en Espagne et dans tous les pays.
(Voir page 32 : Communiqué du Comité de Coordination)




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