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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
{Bilan} n°36 - Octobre-Novembre 1936
Article mis en ligne le 2 avril 2017
dernière modification le 29 mars 2017

par ArchivesAutonomies
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La Commission Exécutive entend rester fermement attachée au principe que la scission au sein de l’organisme fondamental du prolétariat trouble et arrête le processus délicat de la vie et de l’évolution de ce dernier, quand elle ne vérifie pas sur le terrain des divergences programmatiques qui ne font qu’exprimer ou tendent à exprimer les revendications historiques non d’une tendance mais de la classe dans son ensemble.
La C.E. constate que la minorité s’inspire d’autres critères et menace de passer à la scission non seulement avant le Congrès, mais avant même que la discussion se soit initiée ; et cela sur le point controversé de la reconnaissance ou non du groupe de Barcelone. Malgré cette injonction de la minorité, la C.E. retient de devoir sauvegarder l’application du principe de la nécessité du Congrès pour la solution de la crise de la fraction.
La C.E. avait ratifié les positions prises par un de ses représentants, qui consistaient à prendre acte de toutes les décisions du Comité de Coordination. Mais ce Comité s’était limité à demander la reconnaissance du groupe de Barcelone, ce qui ne représentait donc pas une décision mais simplement une requête à la C.E. qui restait libre de prendre une décision. Il est donc inexact de parler d’engagements qui ne furent pas maintenus.
La C.E. s’est basée sur un critère élémentaire et de principe de la vie de l’organisation lorsqu’elle a décidé de ne pas reconnaître le groupe de Barcelone. Cela pour des considérations qui n’ont même pas été discutées par le Comité de Coordination et qui furent publiées dans notre communiqué précédent. Aucune exclusion n’était décidée contre des membres de la fraction et pour cela la décision du Comité de Coordination devient incompréhensible lorsqu’il considère l’ensemble de la minorité exclu si le groupe de Barcelone n’est pas reconnu. La C.E. devant l’état actuel d’imperfection de l’élaboration des normes réglementant la vie d’une organisation traversant une phase de crise, bien que convaincue de la justesse de sa précédente décision pour diriger l’ensemble de la fraction dans la phase ultérieure de la discussion programmatique et devant l’ultimatum du C. de C., rectifie sa décision antérieure et passe à la reconnaissance du groupe de Barcelone.
La C.E. avait aussi soulevé quelques considérations politiques, quant à l’impossibilité d’un recrutement en une période de crise devant aboutir - par la conviction commune des deux tendances - à la scission, puisque les nouveaux éléments venus à l’organisation sur la base des problèmes controversés, se seraient trouvés absolument dans l’impossibilité de résoudre le problème fondamental qui se réfère à des questions de programme et qui ne peut être résolu que par ceux qui faisaient partie de l’organisation avant le déclenchement de la crise et qui avaient donné leur adhésion aux documents de base de la fraction.
Le Comité de Coordination poursuit son chemin dans une voie qui ne peut conduire à aucun résultat positif pour la cause du prolétariat et prétend que c’est la peur de devenir minorité qui a guidé la C.E. Le Comité de Coordination sait, autant que la C.E. Que, même dans l’hypothèse absurde d’une comptabilisation des votes des prolétaires qui ont donné leur adhésion à la fraction de Barcelone, le présumé renversement des rapports actuels ne se serait pas vérifié.
La C.E. exhorte tous les camarades à se pénétrer de la gravité de la situation et à comprimer toutes les réactions afin de pouvoir passer à une discussion dont le but ne sera pas le triomphe de l’une ou de l’autre tendance, mais l’habilitation de la fraction à se rendre digne de la cause du prolétariat révolutionnaire au travers du bannissement de toute idéologie qui se sera avérée - au cous des événements espagnols - comme un élément nocif pour la lutte de la classe ouvrière.




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