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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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{Bilan} n°36 - Octobre-Novembre 1936
Article mis en ligne le 2 avril 2017
dernière modification le 29 mars 2017

par ArchivesAutonomies
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COMMUNIQUÉ DE LÀ MINORITE

Le Comité de Coordination, au nom de la minorité de la Fraction italienne de la gauche communiste :

Constate que la C.E. ne maintient pas la parole donnée par son représentant au Comité de Coordination, d’accepter l’ordre du jour présenté par la minorité où il était demandé, entre autre chose, la reconnaissance du groupe de Barcelone ;
Vu le communiqué de la C.E, paru dans Prometeo, où il est déclaré de ne pas vouloir reconnaître le groupe de Barcelone en prenant prétexte que les bases de sa constitution consistent dans la participation à la lutte militaire.
Considérant que la base de la constitution du groupe de Barcelone est la même que celle sur laquelle se trouve toute la minorité ;
Décide que si la C.E. veut persister dans sa position, la minorité ne pourra considérer cette position que comme l’exclusion de toute la minorité de la fraction.
Pour la minorité.

Le Comité de Coordination

P. S. — De la réponse de la C.E., datée du 23 octobre, résulte que la non reconnaissance du groupe de Barcelone dépend du fait que la minorité pourrait devenir majorité. Le Comité de Coordination déclare qu’il est disposé à ne pas faire valoir le vote des nouveaux inscrits à Barcelone et que la C.E. peut considérer valides les seuls votes des camarades déjà inscrits avant de partir pour l’Espagne.
La minorité considère, pour sa part, les nouveaux inscrits comme membres de la fraction.

Le C. de C.

24-10-1936

Motion (adresse) votée à la réunion du groupe de Barcelone de la F.I.G.C.
(Avant de partir pour le Front.)

Barcelone, le 23 août 1936.

Les camarades de la fraction italienne de la gauche communiste sont entrés dans les rangs de la milice ouvrière pour soutenir le prolétariat espagnol dans la lutte grandiose contre la bourgeoisie. Nous sommes à ses côtés prêts à tous les sacrifices pour le triomphe de la révolution.
Durant de longues années de militantisme, de lutte et d’exil, nous avons fait une double expérience : celle de la réaction fasciste qui a jeté le prolétariat italien dans une situation désespérée, et celle de la dégénérescence du Parti Communiste qui a crucifié idéologiquement la masse. Pourtant le problème de la révolution ne peut trouver une solution si la masse ne se soustrait pas à l’influence de la 2e et 3e Internationales, pour reconstruire son véritable parti de classe capable de la conduire à la victoire.
Nous espérons dans le développement des événements actuels qui avec leur dynamisme pourront créer en Espagne et ailleurs le parti de la révolution. L’avant-garde existant au sein du POUM a devant elle une grande tâche et une extrême responsabilité.
Nous partons pour le front de bataille dans la colonne Internationale des milices du POUM, poussés par un idéal politique qui est commun à ces héroïques et magnifiques ouvriers espagnols : l’idéal de combattre jusqu’au dernier non pour sauver la bourgeoisie en débris, mais pour abattre dans ses racines toutes les formes de pouvoir bourgeois et faire triompher la révolution prolétarienne. Pour que les efforts de nous tous ne soient pas vains, il faut que l’avant-garde révolutionnaire du POUM réussisse à vaincre les ultimes hésitations et se place résolument sur le chemin de l’Octobre espagnol. Aujourd’hui, elle devra choisir entre l’appui soit direct ou involontaire à la bourgeoisie ou l’alliance avec les ouvriers révolutionnaires du monde entier.
Le destin de la masse ouvrière du monde entier dépendra du caractère qui sera donné à l’action politique, dans l’actuelle conflagration sociale en Espagne.
Vive la milice ouvrière !
Vive la révolution !
(La motion de Biondo et la dernière résolution de la minorité paraîtront dans le prochain numéro. — La rédaction.)




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