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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Salut du groupe de la minorité de Barcelone
{Bilan} n°37 - Novembre-Décembre 1936
Article mis en ligne le 2 avril 2017
dernière modification le 29 mars 2017

par ArchivesAutonomies
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Le Camarade Mario De Leone a cessé de vivre. La révolution prolétarienne a perdu un de ses meilleurs militants.
Il était âgé de 47 ans et avait dédié les deux tiers de son existence à la lutte prolétarienne révolutionnaire. Encore jeune il était entré au Parti socialiste où il émergeait toujours par son activité et son esprit de sacrifice. Il occupa dans le mouvement politique et syndical des postes de responsabilité, se mettant au premier rang dans les moments les plus difficiles. Il fut à la gauche dans le parti socialiste, lutta continuellement contre le réformisme et contre toute les déviations opportunistes.
En 1920, il participa à la formation de la fraction abstentionniste qui fut la réaction saine du prolétariat révolutionnaire au marasme collaborationniste du PS et fut du noyau du futur parti communiste.
Durant la guerre mondiale, il se révolta contre la forme opportuniste et équivoque du PS et fut pour la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile de la masse. En 1921, à la scission de Livourne, il fut un des fondateurs du parti communiste d’Italie occupant des postes de responsabilité dans la période tourmentée de la guerre civile. La terreur fasciste l’obligea à se réfugier à l’étranger. Il fut d’abord en Allemagne, puis en Russie, où il fut secrétaire des groupes de langue italienne. Toujours cohérent avec les principes du communisme internationaliste, il lutta contre la dégénérescence bureaucratique stalinienne, contre la théorie du socialisme en un seul pays, contre la liquidation de la Révolution d’Octobre.
En 1929, la vague de réaction déclenchée par le centrisme triomphant l’obligea à chercher refuge en Suisse et, expulsé de là, en France.
Il adhéra à la fraction de la gauche communiste qui s’était constituée, par la scission du P.C.F. à Pantin en 1927, sur la base des "Thèses de Rome" qui constituèrent le patrimoine et la continuation du mouvement communiste révolutionnaire du prolétariat contre la dégénérescence du centrisme.
Fidèle aux principes internationalistes, à l’éclatement du mouvement révolutionnaire de juillet, il se porta en Espagne pour apporter son concours physique et idéologique. Durant toute sa vie il lutta pour l’émancipation du prolétariat et est tombé sur une terre en proie aux convulsions de la révolution sociale, où le prolétariat lutte avec les armes à la main pour son émancipation qui sera certaine et définitive si, au feu de la lutte, se formera un vrai parti de classe, libéré de toute espèce de compromission et de collaboration.
Le camarade De Leone n’est plus, mais son travail de militant révolutionnaire vit et il nous stimulera pour lutter jusqu’au triomphe de la révolution mondiale.

Le groupe de Barcelone de la Gauche Communiste Italienne

De La Batellà, le 11-11-1936.




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