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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
{Bilan} n°37 - Novembre-Décembre 1936
Article mis en ligne le 2 avril 2017
dernière modification le 29 mars 2017

par ArchivesAutonomies
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Ordre du jour voté par la C.E. Le 29-11-36 sur les rapports entre la fraction et les membres de l’organisation qui acceptent les positions contenues dans la lettre du Comité de Coordination du 25-11-1936

Tout au long de l’évolution de la crise de la fraction, la C.E s’est laissé guider par ce double critère : éviter des mesures disciplinaires et déterminer les camarades de la minorité à se coordonner en vue de la formation d’un courant de l’organisation s’orientant vers la démonstration que l’autre courant aurait rompu avec les bases fondamentales de l’organisation alors que lui en serait resté le réel et fidèle défenseur. Cette confrontation polémique n’aurait pu trouver d’autre place qu’au congrès.
Successivement à la réunion de la Fédération parisienne du 27 septembre qui donna naissance au Comité de Coordination, la C.E. exhorta la fraction à subir une situation dans laquelle la minorité avait un régime de faveur, qui consistait dans sa non participation à l’effort financier nécessaire à la vie de la presse, alors qu’elle écrivait sur cette même presse. La C.E. fit cela dans l’unique but d’éviter que la rupture ne se fasse sur des questions de procédure.
Immédiatement après, surgit la menace d’une rupture au cas où la C.E. n’aurait pas reconnu le groupe de Barcelone. La C.E. se basant toujours sur le même critère, à savoir que la scission devait trouver sa place sur des questions de principe et nullement sur des questions particulières de tendance, encore moins sur des questions organisatives, passa à la reconnaissance du groupe de Barcelone.
Enfin, quand la C.E. fut contrainte de constater que le refus de la minorité à échanger avec l’autre tendance la documentation concernant sa vie politique signifiait la rupture de l’organisation (mais malgré cela la C.E. maintenait toujours la nécessité du Congrès) par une communication « verbale » du camarade Candiani, la minorité nous informa qu’elle serait passée immédiatement à la rupture.
Le dernier appel de la C.E. du 25 Novembre reçut une réponse qui empêche toute tentative ultérieure en vue de la présence de la minorité au Congrès.
Dans ces conditions, la C.E. constate que l’évolution de la minorité est la preuve manifeste qu’elle ne peut plus être considérée comme une tendance de l’organisation, mais comme un réflexe de la manœuvre du Front Populaire au sein de la fraction. En conséquence, il ne peut pas se poser un problème de scission politique de l’organisation.
Considérant d’autre part que la minorité s’acoquine avec des forces ennemies de la fraction et nettement contre-révolutionnaire (Giustizia e Libertà, débris du trotskisme, maximaliste) en même temps qu’elle proclame inutile de discuter avec la fraction.
La C.E. décide l’expulsion pour indignité politique de tous les camarades qui se solidariseront avec la lettre du Comité de Coordination du 25-11-36 et elle laisse 15 jours de temps aux camarades de la minorité pour se prononcer définitivement. Ces camarades sont invités à faire parvenir leur réponse individuellement pour le 13 décembre. Exception est faite pour les camarades résidant à Barcelone pour lesquels il sera attendu le retour afin qu’ils soient dans la possibilité de se documenter complètement Ces réserves ne concerne pas le camarade Candiani qui avant son retour a eu la possibilité de prendre complètement connaissance de la situation.




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