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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
{Bilan} n°38 - Décembre-Janvier 1937
Article mis en ligne le 2 avril 2017
dernière modification le 30 mars 2017

par ArchivesAutonomies
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Depuis l’assassinat de vieux bolcheviks russes, la meute centriste, toute cette canaille internationale qui ne sait comment ramper pour satisfaire le capitalisme, hurle pour que l’on en finisse avec Trotski. Il faut le chasser de partout, le persécuter dans tous les domaines et par tous les moyens. Le vieux lutteur qui, aux côtés de Lénine, a édifié l’État Soviétique, ne doit pas pouvoir fustiger la trahison, les bassesses, les crimes des Staline et consorts. Ah ! si la bureaucratie soviétique avait pu décider le gouvernement "socialiste" de Norvège de faire exécuter Trotski suivant le procédé suivi pour Zinoviev, Kamenev, Smirnov à Moscou. Mais ce gouvernement si "démocratique" s’était contenté d’emprisonner Trotski, puis de l’expulser élégamment.
Il s’est fait que le gouvernement mexicain s’est décidé à laisser Trotski s’installer sur son territoire. Immédiatement, les chiens enragés de la bourgeoisie, ceux auprès de qui les Noske et Scheidemann ne sont que de petits enfants presque inoffensifs, ont déclenché une campagne. Trotski ne doit pas débarquer au Mexique, les ouvriers mexicains s’y opposeront, même par la force. Mais pourquoi n’arment-ils pas les ouvriers contre Trotski, comme en Allemagne on arma la soldatesque contre Luxembourg et Liebknecht ? Les centristes voudraient voir les États bourgeois s’occuper de cette affaire. Déjà, en Europe, ils ont obtenu ce résultat : aucun pays ne veut recevoir Trotski. Maintenant, le petit jeu reprendra en Amérique. Mais la canaille oublie trop rapidement que l’heure de la reddition des comptes sonnera également pour elle et que, pour Trotski, elle payera comme elle payera pour ceux qu’elle a assassinés. Le prolétariat révolutionnaire n’oubliera rien et les révolutionnaires seront présents pour exiger le règlement des comptes quand le drapeau de l’insurrection communiste flottera à nouveau sur le monde.
Nous présenterons à Trotski, duquel nous séparent de profondes divergences de principe et que nous avons combattu sur le terrain idéologique sans le confondre avec ses suiveurs, toute notre solidarité de classe. Nous appelons les ouvriers à prendre vigoureusement sa défense, à réagir violemment contre toute atteinte à sa personne. Et demain, lorsque le feu de la révolution resurgira des cendres du mouvement ouvrier actuel, Trotski trouvera une place : celle qui revient à son dévouement indéfectible à la classe ouvrière, à ses capacités géniales, parmi les légions d’ouvriers marchant à la conquête du monde, jetant bas pour toujours le système capitaliste.




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