La nouvelle Constitution aux Indes

Bilan n°40 - Avril-Mai 1937
dimanche 2 avril 2017
par  Archives Autonomies

On y est arrivé, mais à une allure de tortue. Elle ne fonctionne que partiellement, car le 1er avril, n’est entrée en vigueur que l’autonomie provinciale. Il est vrai qu’il s’agit d’un pays dont la superficie (non compris la Birmanie, qui a été détachée de l’Inde et qui est devenue une colonie séparée), égale celle de l’Europe (moins la Russie d’Europe), et que sa population de 340 millions d’habitants, représente presque le cinquième de la population mondiale. Cette population comprend sept races qui parlent 7 langues, et 222 dialectes, professent une douzaines de religions et sont rangés en milliers de castes (rien qu’entre les Brahmanes seuls il y en a 1.800).
C’est aux Indes que le "dividi et impera" a été poussé jusqu’à la virtuosité, par l’impérialisme britannique, lui permettant de dominer tout un continent avec quelques milliers de fonctionnaires et 60.000 soldats.
Il s’est appuyé sur les princes indigènes, sur les propriétaires fonciers (qui redoutaient la campagne de Gandhi, dirigée contre le fermage) ; mais il a surtout exploité l’antagonisme entre indous [1] et musulmans. Ces derniers représentent principalement la propriété foncière dont l’affermage des terres constitue la principale ressource tandis que les indous forment la partie usurière et industrielle de l’économie capitaliste aux Indes. Des conflits surgissent entre ces différents intérêts dont seuls les prolétaires musulmans et indous font les frais, tout comme les prolétaires arabes et juifs en Palestine.
C’est la guerre mondiale qui a renforcé la bourgeoisie indigène en même temps qu’elle faisait apparaître le prolétariat sur l’arène historique. En effet, la guerre mondiale, tout comme pour l’Égypte, isolait les Indes de la Métropole et contribuait à une poussée de développement industriel : l’industrie textile (coton, laine, jute), qui se développe à Calcutta et surtout à Bombay et l’industrie métallurgique, etc : Cette industrialisation de l’Inde est marquée par le recul constant des importations anglaises. En 1913 les produits anglais représentent 64.2 % des. importations aux Indes, en 1935, ce chiffre n’est plus que de 40 %. Le développement de l’industrie cotonnière est, entre toutes, la plus rapide ; son progrès ressort dans le tableau suivant :

FilaturesMétiersBroches en millionsMain d’œuvre
1913-1914 264 96.000 6 260.000
1925-26 303 155.000 8.4 370.000
1934-35 336 187.000 9.1 415.000

Dans la première moitié du XIXème siècle, l’industrie textile anglaise avait ruiné l’artisanat indigène, - et le Gouverneur général comme le rappelle Marx, dans le Capital - pouvait déclarer : "l’histoire du commerce (il aurait dû dire l’impérialisme britannique) ne rapporte pas de misère comparable. Les os des tisserands indous blanchissent les plaines de l’Inde".
Encore aujourd’hui - 100 ans après - les os des tisserands, et des paysans, blanchissent toujours les plaines de l’Inde, mais en plus au profit de la bourgeoisie indigène.
A côté de la vieille industrie installée autour de Bombay, ont surgi les filatures groupées autour de Ahmadabad.
Mais tandis que les filatures de Bombay fabriquent surtout des produits bon marché rivalisant principalement avec les produits japonais, celles d’Ahmadabad livrent des marchandises pouvant rivaliser avec ceux du Lancashire.
En 1913, 43 % des exportations des cotonnades anglaises se dirigeaient vers les Indes ; en 1935, ce chiffre n’est plus que de 25.3 %. Les Indes restent toujours les meilleurs clients de la Grande-Bretagne, mais au lieu de lui acheter près de la moitié de ses exportations de cotonnades, elles ne lui en achètent plus que le quart, soit 497 millions de yards contre 3 milliards en 1913.

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Un Conseil National avait bien été institué eu 1885 pour l’obtention "d’une graduelle régénération mentale, morale, sociale et politique de la nation hindoue" et pour "consolider l’union ; entre l’Angleterre et les Indes au travers de réformes". Son rôle se borna à tenir des Congrès une fois par an. De ces assises ne sortait rien de positif.
Ce fut encore la guerre mondiale qui permit à la bourgeoisie hindoue de faire preuve d’un loyalisme tel que l’impérialisme anglais ne pouvait plus lui refuser de partager la gérance politique du pays c’est-à-dire, l’exploitation des masses, paysannes et ouvrières. L’Inde en effet envoya sur les champs du carnage un contingent supérieur à celui de tous les Dominions pris ensemble, participa pour une très grande part au financement de la guerre (garantie de 100 millions de livres aux emprunts) et enfin l’Empire Britannique put, en toute sécurité, retirer les garnisons anglaises pour les envoyer au combat, C’est immédiatement après la guerre que se manifesta tout l’essor qu’avait pris le mouvement "nationaliste" hindou. Tout en favorisant la vague de grève qu’elle exploita à des fins politiques, (exactement comme la bourgeoisie nationaliste d’Égypte), la bourgeoisie Indoue ne perdait pas de vue ses intérêts de classe et entendait ne laisser limiter en rien ni ses privilèges, ni l’exploitation du prolétariat. Elle se borna au boycottage des marchandises anglaises, à un mouvement - dans une première phase de non-coopération aux institutions gouvernementales, et si elle suscita de l’agitation comme la fameuse campagne du sel, elle le fit toutefois sous le signe de la non-violence et de la résistance passive, méthode si chère à Gandhi.
Si elle lança le mot d’ordre du refus de payement de l’impôt à l’État, elle se hâta d’ajouter que "le non payement des fermages aux propriétaires indigènes était contraire aux résolutions du Congrès et nuisible à l’intérêt national" c’est-à-dire, aux exploiteurs indigènes. Et quand, le mouvement de non-coopération sous la poussée d’interventions de masses paysannes et ouvrières, aboutit à la vague de grèves de 1919-1922, le Congrès National réagit immédiatement, découvrant son véritable rôle de soutien au capitalisme.
En 1922, Gandhi, qui était surtout l’expression de l’intelligenzia et de la petite bourgeoisie, fut évincé de la direction du mouvement nationaliste qui, avec son parti zvaraï par Das (autonomiste) participa, en 1925, aux élections de l’Assemblée législative de Delhi en empruntant la "voie nouvelle" qui marque un jalon vers le compromis avec l’impérialisme anglais.
Pour empêcher l’éclosion de mouvements de masse, comme en 1919-1922 et 1928-1932 ; la bourgeoisie nationaliste fit jouer la "gauche" du Congrès, c’est-à‑dire le pandit Nehru. "Socialiste" l’appelle la presse. du Front Populaire et nous savons quelles marchandises avariées peuvent passer sous cette étiquette. Aux dernières assises de 1936, à Faizpur, Nehru a été réélu, à l’unanimité, président du Congrès national. Gandhi lui-même est sorti de son long mutisme de deux années pour faire entendre un appel en sa faveur.
C’est donc à Nehru qu’échoit le rôle de négocier le compromis qui permettra de faire "avaler" la nouvelle Constitution.

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Déjà, en décembre 1919, le Parlement britannique avait octroyé à l’Inde une constitution provisoire dont les effets devaient être constatés sur place par une commission d’enquête,. après une période de dix ans. En 1930, en effet, la Commission, sous la présidence de Sir John Simon, déposa son rapport et ses conclusions. Mac Donald décida de réunir à Londres les délégués hindous qui auraient à élaborer les bases de la nouvelle Constitution. Ce fut la Conférence dite de la "Table Ronde", qui siégea de novembre 1930 à décembre 1932 en trois sessions séparées par de longs intervalles. Mais ce fut seulement en 1931 soit sept ans après le dépôt des conclusions de la Commission Simon et vingt ans après la première déclaration faite par le Gouvernement anglais d’introduire une réforme constitutionnelle aux Indes - que -cette Constitution a été finalement adoptée.
D’après la nouvelle Constitution, l’autonomie provinciale des onze provinces de l’Inde britannique proprement dite est chose accomplie le 1er avril. Ce n’est qu’après avoir réglé le problème des six cents États indigènes qui englobent une population de 80 millions d’habitants, qu’entrera en vigueur la partie fédérative.
Le droit de suffrage, pour les assemblées législatives des onze provinces, reste subordonné à un cens, de propriété ou fiscal ; les électeurs seront au nombre de 35 millions (14 % de la population) dont 6 millions de femmes - force naturellement réactionnaire.
Des sièges spéciaux sont réservés aux musulmans, aux sikhs, etc., dans le but de perpétuer les antagonismes religieux, si favorables à l’impérialisme anglais. L’autonomie est encore plus limitée en ce qui concerne l’ensemble du pays : la fédération pan-indienne. Les pouvoirs y sont partagés entre le gouverneur général et les deux Chambres.
Ce gouverneur général n’est que l’ancien vice-roi dont seul le nom a été changé. Il reste le dictateur suprême et le fondé de pouvoirs de l’impérialisme britannique.
Les deux Chambres de la Fédération qui seront, comme nous l’avons déjà dit, élues plus tard - seront encore moins démocratiques que les assemblées provinciales. Deux tiers des membres de la Chambre basse seront élus non au suffrage direct, mais par les parlements provinciaux ; le dernier tiers sera nommé par les princes indigènes.
Le caractère réactionnaire est encore plus accentué dans la Chambre haute : sur les 260 membres, 104 seront nommés par les princes indigènes et les 156 restants seront élus par une petite couche de gros propriétaires et de magnats de la finance.
Les élections qui viennent d’avoir lieu en février, pour les onze parlements provinciaux, ont marqué une écrasante victoire des partisans du Congrès national. Ils disposent de la majorité absolue dans six des assemblées législatives (y compris Bombay) et dans deux autres (dont le Bengale) ; ils représentent, pris isolément, le plus grand parti, ce qui revient à dire que, pour les nationalistes, se pose, dans six provinces, le problème de constituer le gouvernement et, dans deux autres, celui de coopérer à un gouvernement de coalition.
Le Congrès de Faizburg a condamné, il est vrai, la nouvelle constitution "imposée au pays contre la volonté déclarée du peuple indien" et il a stigmatisé "toute collaboration sur la base de cette constitution comme une trahison". Mais, depuis le succès électoral de février, la bourgeoisie hindoue finira par trouver le compromis qui sera dû à Nehru, chef de la "gauche" et peut-être, demain, d’un "front populaire" [2].

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Car, malgré "constitution" et "autonomie", l’Inde reste une colonie type. La domination britannique s’y est incrustée au travers d’un système social des plus arriérés, à caractère non seulement féodal, mais de castes et même de servage. L’industrialisation de l’Inde est entièrement dépendante du capital financier anglais (plus de 72 % des sociétés anonymes hindous sont aux mains britanniques), 15 % des capitaux anglais exportés sont dirigés vers les Indes. Cette liaison au capital de la Métropole a plus de valeur que toute velléité d’"indépendance" de la bourgeoisie nationaliste. On peut estimer que, sur plus de 150 millions de livres, le tribut annuel que l’Inde verse à l’Angleterre, 100 millions sont le produit du capital anglais placé aux Indes. L’Angleterre tire de cette seule colonie trois fois plus que le capital français de tous ses placements étrangers calculés à 6 milliards de francs.
Dans la mesure où le capital hindou participe aux entreprises, il ne peut tirer ses ressources que du capital usuraire, c’est-à-dire de l’expropriation des masses paysannes.
L’Inde reste un pays essentiellement agricole : sur 340 millions d’habitants, 310 millions vivent dans les villages. La terre appartient autant à des propriétaires (zamindars) - généralement des gros [3], qui la donnent à ferme, qu’à des paysans agriculteurs (ryots) qui la cultivent ordinairement eux-mêmes [4]. La terre est très morcelée (les lots individuels ne dépassent pas, en moyenne, un acre par tête ou cinq acres par famille de cultivateurs et est de faible rendement. L’affermage des terres permet aux propriétaires de prélever, en moyenne, 60 %. du produit net de la terre, allant jusqu’aux 7/8 lorsqu’ils fournissent l’outillage. Si on fait intervenir les impôts écrasants, la baisse des prix des produits coloniaux due à la crise mondiale, on comprend que des millions d’acres de terre passent des mains de la paysannerie appauvrie dans celles des propriétaires fonciers et des usuriers. Le fléau de l’usure a beau jeu : dans le Penjab, 80 pour cent des familles sont endettées, on a pu écrire du paysan des Indes qu’il naît, vit et meurt endetté et qu’il lègue ses dettes à ses enfants.
Le progrès de l’endettement et de l’expropriation explique les formidables vagues d’agitation qui se sont manifestées dans les différentes régions de l’Inde : en Birmanie, à Bérar, Cachemire, Alwar et en Bengalie.
De plus, les terres arrachées aux paysans sont affectées aux cultures industrielles : coton, thé, jute, opium. De ce fait, les produits de culture alimentaire : riz, céréales (toujours insuffisants), finissent par manquer et les famines et épidémies se généralisent de plus en plus.
D’après les données officielles, on a enregistré, en 24 ans, 26 millions de morts de faim ; à cela il faut ajouter les millions de victimes annuelles des épidémies - la peste est aux Inde "comme chez elle".- et, enfin, il ne faut pas oublier… les dizaines de milliers de paysans, victimes chaque année des tigres et des serpents.

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Ce ne sera certainement pas le mouvement "nationaliste" des Gandhi et des Nehru qui fera, aux Indes, la Révolution agraire ; ce ne pourra être que l’œuvre de la seule classe révolutionnaire : le prolétariat.
A ce point de vue, si le prolétariat industriel aux Indes est très faible proportionnellement à la population totale, son potentiel révolutionnaire acquiert d’autant plus de force du fait que, tout comme en Russie avant octobre, il se trouve groupé dans l’industrie centralisée : plus des 3/4 des salariés sont employés dans des entreprises de plus de 400 ouvriers. D’autre part, le capital bancaire se trouvant concentré - dans le foncier, comme dans l’industrie et le commerce - entre les mains de la grande bourgeoisie, ce qui réduit les possibilités de manœuvre de la petite bourgeoisie, porte-bannière attitrée de tout mouvement nationaliste. Malheureusement, l’Internationale Communiste, là comme ailleurs, n’a pas su profiter de conditions objectives favorables pour le déclenchement du mouvement révolutionnaire.
Au début de son existence, trois Indous, avec leurs femmes anglaises, ont constitué, en Russie, le parti communiste de l’Inde (1921). Ils étaient trois et en désaccord. L’un, Atcharia, fut éliminé comme syndicaliste ; puis ce fut le tour de Mukerji ; de ce fait, le troisième : Roy, resta seul à mener la politique "d’alliance démocratique révolutionnaire", qui aboutit à la création de "partis ouvriers et paysans".
En Chine, l’existence du Parti communisme obligea le centrisme à le livrer au Kuomintang et à ses bourreaux ; aux Indes, on simplifia l’opération en évitant de créer un Parti communiste et en incorporant les petits noyaux de communistes dans ces partis ouvriers et paysans dirigés par la bourgeoisie nationaliste, traître aux Indes comme en Chine. Roy, fut, comme on sait, exclu à son tour de l’I. C. comme droitier et opportuniste.
La dernière grande vague de grèves de 1928-32 avait donné naissance à des organisations syndicales dont l’influence aurait pu orienter vers la gauche - et ce, malgré les chefs nationalistes - les - partis ouvriers et paysans. Il suffit de rappeler la grande grève de Bombay, en 1928, pour prouver l’esprit de lutte des ouvriers du textile. Ce fut alors que le gouvernement passa, en mars 1929, à l’arrestation des militants les plus en vue, de ce mouvement ouvrier et qui furent condamnés, au procès de Meeruit, à des fortes condamnations.
Depuis ce temps, l’I.C. ne s’est plus préoccupée de "vivifier" ces partis ouvriers qui s’étaient disloqués suite à l’arrestation de leurs militants. D’autre part, le Congrès, en 1934 a constitué un parti socialiste placé directement sous son influence. Il est vrai que l’I.C., dans ces derniers temps, a annoncé la fondation d’un parti communiste de l’Inde - on l’a même admis au 7e Congrès - mais pour celui-ci (comme pour beaucoup d’autres P. C.), reste à savoir si "l’illégalité" ne couvre pas, en réalité, une inactivité - sinon l’inexistence - de cette organisation. Et pourtant, les Indes peuvent représenter le "talon d’Achille" du gigantesque Empire britannique, le plus puissant rempart de la domination capitaliste dans le monde entier.

Gatto MAMMONE.


[1NdE : c’est ainsi que l’orthographiait à l’époque hindous.

[2Peu de temps après la composition de cet article, le Comité Exécutif du Congrès s’est prononcé sur l’attitude à prendre dans les provinces où les nationalistes avaient obtenu la majorité des sièges. L’aile droite était pour la prise immédiate du pouvoir, tandis que la "gauche" - par la bouche de Gandhi décida de répondre aux gouverneurs de ces provinces que le Parti nationaliste était disposé à former le gouvernement à condition que les gouverneurs s’engagent à ne pas faire usage des droits spéciaux leur (NdE : sic) conférés par la Constitution. Cette condition avait été repoussée lorsque, le ler avril, on passa à la constitution du gouvernement des onze provinces, dans les six où les nationalistes avaient la majorité, se constituèrent des gouvernements de minorité. Mais, selon la loi, le Ministère provincial peut exercer le pouvoir pendant six mois avant de convoquer le Parlement local, ce qui constitue, évidemment, un répit qui permettra de trouver un compromis. Une nouvelle réunion du Comité Exécutif du Congrès a été, en effet, convoquée pour examiner la situation nouvelle créée par rupture des pourparlers.

[3"Zamindar" signifie aujourd’hui aux Indes, "propriétaire", mais non pas nécessairement "grand propriétaire" : Si au Bengale, où domine la grande propriété, il est synonyme de "grand propriétaire foncier" dans le Penjab, au contraire, il a souvent une signification diamétralement opposée.

[4D’après une récente statistique :, grands propriétaires, 3.2 millions ; agriculteurs-propriétaires, 27 millions ; fermiers, 34 millions ; agriculteurs-journaliers, 31 millions.


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