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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La crise dans la fraction (communiqué du Comité de coordination )
{Bilan} n°35 - Septembre-Octobre 1936
Article mis en ligne le 24 février 2017

par ArchivesAutonomies
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COMMUNIQUE DU "COMITE DE COORDINATION"

La minorité de la fraction italienne de la gauche communiste, après avoir examiné les événements espagnols et acté les informations reçues de vive voix par un délégué qui s’est rendu sur place :
NIE toute solidarité et responsabilité avec les positions prises par la majorité de la fraction au travers de la presse ("Prometeo", "Bilan", Manifestes, etc.) ;
APPROUVE l’attitude prise par le groupe des camarades qui, contre le veto opposé par la C.E., se sont rendus en Espagne pour défendre, les armes à la main, la révolution espagnole, même sur le front militaire ;
CONSIDÈRE que les conditions pour la scission sont déjà posées, mais que l’absence des camarades combattants enlèverait aujourd’hui, à la discussion, un élément indispensable, politique et moral, de clarification ;
ACCEPTE le critère de renvoyer à un prochain Congrès la solution définitive à donner aux divergences ;
RESTE donc, au point de vue de l’organisation - sinon plus idéologiquement - dans les rangs de la fraction à condition que lui soit garantie la libre expression de la pensée de la minorité tout autant dans la presse que dans les réunions publiques.

DECIDE :

D’ENVOYER immédiatement en Espagne un de ses délégués et successivement, si cela devient nécessaire, un groupe de camarades pour développer un travail conséquent au sein et en accord avec l’esprit de l’avant-garde du prolétariat espagnol, partout où il se trouve, afin d’accélérer le cours de l’évolution politique du prolétariat en lutte, jusqu’à la complète émancipation de toute influence capitaliste et de toute illusion de collaboration de classe en associant - quand cela sera possible - à ce travail politique les camarades qui se trouvent actuellement au front ;
DE NOMMER un Comité de Coordination qui règlera les rapports entre les camarades, la Fédération de Barcelone (dont on demande la reconnaissance immédiate) et les camarades des autres pays, afin de définir, à l’égard de la C.E., les rapports que la minorité aura avec elle ;
AUTORISE les camarades de la minorité à combattre les positions de la majorité et à ne pas diffuser la presse et tout autre document basé sur les positions officielles de la fraction ;
EXIGE que le présent ordre du jour soit publié dans le prochain numéro de "Prometeo" et de "Bilan" ;
CONCLUT par l’envoi d’un salut fraternel au prolétariat espagnol qui défend la révolution mondiale dans les milices ouvrières.

LA MINORITE DE LA FRACTION ITALIENNE DE LA GAUCHE COMMUNISTE.


Tout le drame vécu par les travailleurs espagnols réside dans ce tragique contraste entre la puissance des facteurs objectifs de la Révolution : faiblesse de la Bourgeoisie, acuité des antagonismes sociaux, capacité combative des masses et l’impuissance du prolétariat à se forger son parti. Les prolétaires espagnols ne peuvent se sauver qu’en reprenant le chemin d’une lutte des classes impitoyable contre les Franco, Caballero, Companys. Prolétaires industriels et agricoles, paysans pauvres doivent se rassembler sur le terrain de leurs intérêts spécifiques de classe, celui qui puisse, seul, féconder le guide indispensable pour les mener à la Révolution prolétarienne. Les prolétaires de France, de Belgique, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie, de Russie peuvent AIDER leurs frères d’Espagne dans la mesure où ils combattent leur propre bourgeoisie.

JEHAN.

("Bulletin de la Ligue des Communistes Internationalistes")




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