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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Fantasmagorie intime
{Matin d’un Blues}, n°2, sans-date, p. 59.
Article mis en ligne le 6 avril 2013
dernière modification le 18 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
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CLITOUNET :
quand j’étais petit (neuf-dix ans), j’imaginais dans mes rêves érotiques, le sexe de mes petites amantes comme un pénis atrophié, alors qu’en réalité j’en connaissais l’aspect social. Je dis bien·.social car je n’ai découvert l’existence du clitoris que beaucoup plus tard. La question qu’il faut à mon avis, se poser est : soit, cette vision déformée déformante était l’intuition naturelle, animale, de l’existence du clitoris, ou la conséquence directe de l’idéologie "freudienne" de la toute puissance du phallus, ou les deux à la fois.

NUDITE :
je suis loin d’être un "reichien" authentique, et je flippe quand Julie écrit qu’elle n’a plus rien à se mettre. Ma sexualité a besoin de vêtements, mieux de sousvêtements, mieux encore de déshabillage. Ma gêne est grande sur ces plages cools où l’hypocrisie vestimentaire est levée (je les fréquente pas mal), non par rapport à un quelconque blocage sur ma propre nudité, mais plutôt par rapport au vide intégral de désir qui y règne, et au refoulement/négation de la sexualité qu’il entraîne. Bref, j’y bande mou.

SLIP/FLlP :
J’observe toujours assidûment la nature et l’état de la petite culotte de mes ami(e}s qui sont amenés à se déshabiller devant moi. Leur slip en dit long sur leur vie. Un mec qui vit seul sans amour a généralement un slip franchement dégueu, du jaune devant et du marron derrière. Un mec qui vit seul mais qui baise ou aime régulièrement aura un slip certes propre, voire impécable, mais mal foutu ; de ces slips baillants qui laissent voir les couilles à chaque mouvement de jambe. Mes amis ne peuvent avoir que des petits slips ou pas de slip du tout. Je n’ai personnellement jamais « rencontré » de nana au slip cradingue. Parfois quelques slips en fin de carrière, un peu ruraux, peu sexy, mais jamais débandant. Bien que je n’aie pas une
immense connaissance des femmes, il me semble que la petite culotte est pour elles un attrait érotique, spontanément reconnu depuis longtemps. Et qu’elle soit féministe ou communautaire terreuse, il y aura toujours dans l’existence de sa petite culotte (et au-delà c’est un autre problème), tout l’art de cette fin de siècle.

JL J




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