Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Biographie de Frigerio Carlo (Charles)
Article mis en ligne le 2 octobre 2017
dernière modification le 14 septembre 2017

par ArchivesAutonomies
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Né à Berne le 7 mars 1878 de Giuseppe Frigerio et Maria Enrichetta Seelhofer, mort à Genève le 18 janvier 1966 ; typographe, comptable, journaliste, traducteur, éditeur d’almanachs et de journaux anarchistes.

Élevé par sa grand-mère maternelle qui s’établit à Milan en 1886, Carlo Frigerio fréquenta depuis 1891 le milieu anarchiste autour de Pietro Gori. Expulsé d’Italie en août 1898 (sa mère était suisse), il retourna à Berne. En décembre 1899 il publiait avec Luigi Bertoni, Emile Held et Nino Samaja L’Almanacco socialista-anarchico per l’anno 1900, où il reproduisit un appel de Malatesta “Contro la monarchia”. Lors de leur procès au Tribunal fédéral de Lausanne, ils furent acquittés en mai 1900. C’est depuis ce moment-là que parut Le Réveil anarchiste (voir Bertoni).
En 1901 Frigerio émigrait à Londres où il rédigea notamment Lo Sciopero generale/La Grève générale (1902) et d’autres journaux. Il résidait à Paris en 1905 ; expulsé suite aux manifestations du Premier Mai 1906, il se rendit en Belgique et participa au congrès international anarchiste d’Amsterdam en 1907 dans la délégation britannique.
Il rentra en Suisse en 1909 et collabora au Risveglio/Réveil et aux périodiques italiens (La Protesta umana, Il Grido della Folla). En 1910 ou 1911 il émigra à Paris ; emprisonné puis expulsé sous accusation d’espionnage, il retourna à Londres en 1915 et signa le Manifeste contre la guerre avec Malatesta, Bertoni, Emma Goldman, etc. Expulsé à nouveau en 1919, il rentra à Genève puis devint rédacteur d’Umanità Nova à Milan puis à Rome, où il resta jusqu’en 1927 malgré plusieurs condamnations et peines de prison.
Depuis 1927, il était établi à Genève où il reprit sa collaboration avec Bertoni et publia l’Almanacco libertario pro vittime politiche, annuel, de 1929 à 1941. Il traduisit de français en italien L’anarchisme de Paul Eltzbacher et Bakunin e l’Internazionale in Italia de Max Nettlau.
En 1935, il participa au congrès d’entente des anarchistes italiens émigrés en Europe, qui se tint clandestinement à Sartrouville (France). De 1933 à 1937 il présida la section genevoise de la Fédération suisse des typographes. Il se rendit en Espagne le 18 août 1936 et y resta plusieurs semaines, de même que sa compagne Aline, pour entretenir les contacts et participer à la rédaction de l’Espagne antifasciste et de Solidaridad Obrera, puis soutint activement les compagnons dans les camps en France.
Après la mort de Bertoni, il devint rédacteur responsable de la version italienne du Réveil anarchiste, de 1947 à 1950, puis de 1957 à 1960, aux côtés d’Alfred Amiguet pour la version française.
Une partie de sa correspondance et de ses archives sont déposées au CIRA de Lausanne.


SOURCES : Dizionario biografico degli anarchici italiani — Chantier biographique des anarchistes en Suisse (Gianpiero Bottinelli) — Fonds Frigerio, CIRA Lausanne.


NdE : Cette biographie est extraite du dictionnaire international des militants anarchistes.




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