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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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et des corps nus
{Matin d’un Blues}, n°1, (fin 1978 ?), p. 7.
Article mis en ligne le 6 avril 2013
dernière modification le 18 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
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— Je n’ai vraiment plus rien à me mettre !
— Avec tout ce que tu as entassé depuis des annéés ?
— Justement, ça ne me va plus ! Je me sens mai dedans. Tiens, par exemple, mes pompes, je suis juste a côté ! Quand je vais chez les copains, elles ne sont pas mâles pour arpenter les couloirs du savoir-ostensoir ; quoiqu’elles aient un défaut : parfois sans prévenir, alors qu’ils sont au plus fort de leur discussion, elles s’allongent démesurément, comme celles des clowns ; est-ce un signal, un appel ?
Alors, j’ai honte, je les cache ; mais que veulent-elles ?
Ou bien elles rapetissent, soudain effrayées par la course-tiercé des cowboys au galop-phallo ; mais eux ne semblent pas s’en apercevoir... ils continuent à parler.
— Alors, mets ça ; tu vas voir, tu te sentiras beaucoup mieux !
— Divine diva en dérive, mélo-rétro, jointée dans les flots transparents d’une mousseline noire, parfumée au sperme-shalimar, navire pâmé sur les vagues tactiles des sensations, je m’égare dans mon corps et je m’y retrouve ; enfin je suis femme et petite fille qui veut jouer ; fâmmes, je vous aime !
Mais la robe ne va pas du tout avec les chaussures !
Elles essaient de se faire oublier, de se cacher, mais tôt ou tard elles dépassent.
On ne peut harmoniser ces oripeaux, sauf en un artifice !
Je n’ai vraiment plus rien à me mettre !
— Mais qu’est-ce que tu veux ?
Des forêts, flux-fleuves en réseaux des îles traversant l’Amazonie du savoir, peut-être ?
Et des corps... Nus... ?
— Oui. peut-être, des corps nus...

Julie




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