Bandeau
Fragments d’Histoire de la gauche radicale
Slogan du site
Descriptif du site
brouillage
{Matin d’un Blues}, n°1, (Fin 1978 ?), p. 23.
Article mis en ligne le 6 avril 2013
dernière modification le 18 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
logo imprimer

L’opinion publique fabriquée par les spécialistes de l’information est en état d’alerte ! Les radios, les jour­naux, tes télévisions fonctionnent à plein rendement et des bruits nous par­viennent, déformés... L’on parle de violence... Des gens sont mis en cause, des gens venus d’on ne sait où ? des au­tonomes... Alors on se souvient de vagues en provenance de l’Europe, d’Allemagne et d’Italie. Autonomie, P38, Indiens métropolitains, RAF. Et l’inquiétude d’avoir à faire à un nou­veau danger gagne peu à peu les es­prits. Alors dans ce brouillage systé­matique imposé par l’État sur l’information, il est temps de se faire en­tendre pour rassurer ces "esprits".
Nous assistons aujourd’hui aux manifestations diverses de la violence de l’État.
Certains de nos compagnons ne voient même plus la différence entre le jour et la nuit dans ces prisons, où la répétition incessante des mêmes gestes, la porte qui se ferme et se re­ferme, et les cellules de privation sen­sorielle contribuent à les "suicider".
Mais dehors, passé les portes des prisons l’on sait bien qu’il ne s’agit hélas que de la même chose. Urbanisme étouffant, isolations sensorielles des grands ensemble-dortoirs. Univers codés de l’ennui où force reste à la loi. A l’abri du décor de la quotidien­neté, ce moment que nous vivons c’est celui de la nouvelle croisade, de la nouvelle chasse aux sorcières. L’État entend faire respecter l’ordre public. A coups d’interdictions, de sanctions, au nom de la loi il est fait violence à nos désirs et à nos espoirs. L’on cherche à nous empêcher de devenir, et certains font état de la violence des autonomes. Il faut considérer que nous sommes désormais en état de légitime défense, parce que nous ne voulons plus que quiconque porte atteinte à notre bon vouloir. Nous affirmons ici et maintenant notre autonomie, notre désir de vivre le changement, notre volonté de ne pas participer à la grande réforme du capital, à l’avènement de l’ouvrier social dans le meilleur des mondes.
S’il nous faut compter, nous ne compterons que sur nous-mêmes pour décoder, déconstruire, bousculer la mauvaise conscience, pour que naissent de nouvelles valeurs.

Pascal




Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.53