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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Où en est le cas Saïl Mohamed – Le Comité de Défense Sociale
Terre Libre N°3 - Juillet 1934
Article mis en ligne le 23 mars 2018
dernière modification le 3 mars 2018

par ArchivesAutonomies
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Dans les derniers jours du mois de mars, Saïl Mohamed était arrêté et jeté en prison sous l’inculpation de port d’arme prohibée, puis de détention d’armes de guerre. Il a été, pour le premier délit, condamné à un mois de prison. Pour le second, il attend le bon plaisir du juge ou des autorités judiciaires.

Évidemment le gouvernement issu du coup d’état du 6 février, nous a, par ses procédés fascistes, habitués à ne plus être surpris de rien. Cependant, un mois de prison pour un travailleur prétendant assurer sa vie contre les chourineurs du fascisme alors que le fasciste assassin du malheureux Fontaine a été acquitté, constitue déjà une certaine somme d’iniquité. Mais où cela devient un comble, c’est lorsqu’on détient depuis des mois un homme en prison pour détention d’armes qui ne lui appartiennent pas, puisqu’elles furent rapportées du front par le défunt mari de sa compagne. D’autre part, des milliers de gens ont chez eux ces sortes de vestiges de guerre sans qu’on songe à les inquiéter.

Il apparaît nettement qu’en cette vilenie judiciaire on veuille en même temps que nuire à l’activité pacifiste et antifasciste de Saïl Mohamed donner aussi des gages à la clique des Coty, Daudet et autres Taittinger. Car non seulement tous les matraqueurs et révolvérisseurs fascistes ont pu se servir de leurs armes au vu et au su de la police, blesser ou tuer des travailleurs sans encourir aucun risque, ou n’être frappé que de dérisoires amendes, mais le gouvernement et les autorités policières et judiciaires connaissent les dépôts d’armes des fascistes et camelots patriotards, ainsi que les noms et adresses des fournisseurs, sans qu’aucune mesure n’ait été prise contre aucun d’eux.

Il faut qu’une telle honte cesse au plus tôt.

Devant les manœuvres et la partialité d’une telle justice, il convient d’en appeler sans tarder au tribunal de l’opinion publique. Il faut qu’une semblable ignominie cesse. Saïl Mohamed doit être remis en liberté ! Que partout les travailleurs manuels et intellectuels, tous les antifascistes sincères s’efforcent de dénoncer l’arbitraire dont est victime Saïl Mohamed ; que partout la clameur populaire s’élève véhémente et puissante pour imposer l’immédiate libération de Sail Mohamed.

Le mot d’ordre des antifascistes doit être : "LIBÉREZ SAÏL MOHAMED."




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