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Biographie de Jean Dupoux
Article mis en ligne le 23 mars 2018
dernière modification le 18 mars 2018

par ArchivesAutonomies
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Né à Nîmes (Gard) le 19 août 1908 - FAF - CGTSR - Nîmes (Gard) - Barcelone (Catalogne) - Paris

En 1935 Jean Dupoux était membre du groupe de Nîmes de la Fédération Anarchiste Internationale (FAI). Il était l’auteur en 1936 d’un appel à créer une FAI française sur le modèle espagnol. Il avait été le co-auteur avec M. Imbard de l’article "Tâches positives de l’anarchisme" paru dans le n°16-17 (novembre 1935) des Feuilles de documentation de Terre Libre (Nîmes, 17 numéros de juillet 1934 à novembre 1935) encartées dans le journal Terre Libre.(Aulnay-Nîmes-Paris, 1934-1937). Il y a sans doute identité avec le Dupoux qui assistait les 12 et 13 avril 1936 au Congrès de l’UA, comme délégué de la Fédération autonome du Gard.

Après le déclenchement du coup d’état franquiste en Espagne, il était parti pour Barcelone où dès août 1936 il était membre du comité français avec Girardin et A. Prudhommeaux ; il était également chargé de la rédaction de L’Espagne antifasciste avec Prudhommeaux, Bernardo Pou et Stirner. En octobre 1936 il était chargé à la caserne Bakounine (Pedralbes) de l’accueil des volontaires francophones des milices de la CNT.

En 1937, il avait été nommé représentant de la CGTSR et de la FAF à la section française de la CNT. Représentant officiel de la FAF à Barcelone, il y avait été nommé membre du Comité Anarchiste International (CAI) et collaborait au journal en français L’Indomptable (Valence, au moins 39 numéros du 3 janvier au 7 octobre 1937) sous-titré Porte parole de la Confédération Nationale du Travail et de la Fédération Anarchiste Ibérique. Il était également membre des Jeunesses Libertaires et appartenait à Barcelone à la rédaction de la nouvelle série du journal L’Espagne Antifasciste (9 numéros du 1er septembre au 31 décembre 1937) publié à Bordeaux par Aristide Lapeyre et qui fusionnera ensuite avec L’Espagne Nouvelle.

En mai 1937 la FAF lui retira son mandat après qu’il ait approuvé la ligne suivie par l’Union anarchiste et absente de toute critique des positions de la CNT-FAI.

Revenu en France sans doute après les événements de mai 1937, Il était élu, en mai 1938, au Congrès de la 4°UR CGTSR (Paris), à la Commission administrative où il était chargé avec Puechagut de la gestion des archives. Il était depuis mars le gérant de la série ronéotée du bulletin Service de presse de l’AIT (Paris, 4 numéros imprimés de janvier au 4 août 1936, puis 13 numéros ronéotés du 25 mars à octobre 1938) dont le responsable était J. Toublet. Dans la capitale il demeurait 7 rue Eugène Süe et était également le secrétaire du syndicat unique CGTSR des employés. En juin 1938 il avait épousé à Paris la camarade espagnole Orosia Ariño.

En juillet 1939 il figurait sur une liste d’anarchistes dangereux à Nîmes. Mobilisé en 1940, il fut par la suite fait prisonnier.

Sources : Terre Libre, année 1935 // Bulletin D’information CNT-AIT-FAI, année 1937 // L’Espagne Antifasciste, 26 août 1936// Notes D. Dupuy// R. Bianco "Un siècle de presse...", op. cit. // Voix Libertaire, année 1937 // AD Gard 1M756 // Notes de D. Vidal & E. Sill// L’Espagne antifasciste, Barcelone, n°2, 26 août 1936// le Combat syndicaliste, année 1938//

P.S. :

NdE : cette biographie est extraite du dictionnaire international des militants anarchistes.




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