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Biographie de Noverraz Gustave
Article mis en ligne le 31 mai 2018
dernière modification le 28 mai 2018

par ArchivesAutonomies
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Né à Cully (canton de Vaud, Suisse) le 8 décembre 1881, mort le 2 février 1926. Typographe, imprimeur, anarchiste et syndicaliste révolutionnaire.

Typographe diplômé en 1901, Gustave Noverraz passa un an en France en 1905 où il rencontra James Guillaume ; de retour en Suisse, il collabora à La Voix du Peuple (Lausanne puis Genève,1906-1914). En 1907, il était typographe à l’Imprimerie communiste à Pully, créée pour imprimer l’hebdomadaire, et secrétaire de l’Union ouvrière de Lausanne.

Après la grève générale de 1907 dans le canton de Vaud, il fut inculpé avec Alfred Amiguet pour avoir proféré des injures à l’égard des autorités lors d’une réunion tenue à Vevey. Au procès, en novembre, il ne nia pas avoir déclaré "que, à l’exemple de Guillaume Tell, les ouvriers devaient se débarrasser des tyrans". Il fut condamné à 20 jours de prison.

En mars 1908, il se rendit à Zurich avec Henri Baud et Adhémar Schwitzguébel junior pour discuter avec Fritz Brupbacher d’un projet de publication commune entre les syndicats de Suisse romande et de Suisse allemande. Der Syndicalist aurait dû paraître le 1er mai, mais ne se réalisa pas. Noverraz parla en revanche sur le thème "Le Premier Mai et le Syndicalisme" à la Maison du Peuple de Lausanne, avec Henri Baud et Giovanni Devincenti. En octobre 1909, il était orateur avec Jean Wintsch et Devincenti au meeting de protestation contre l’exécution de Ferrer.

Inscrit sur les listes noires, Noverraz quitta Lausanne pour Genève où il reprit l’imprimerie communiste. En 1916, sa femme Cécile devint administratrice des Tablettes publiées par Claude Le Maguet.

En 1918, il fut compromis dans l’affaire dite des bombes de Zurich (voir Bertoni) et détenu en préventive. A son procès en juin 1919, déjà en mauvaise santé, il déclarait : "L’anarchie, je l’ai aimée comme on aime une jeune femme ; et vous devez savoir, Monsieur le président, que quand on a aimé une femme jeune, on s’en rappelle toujours." Il prit aussi la défense de Bertoni, affirmant qu’il "ne ment jamais ; tout le monde vous le dira, aussi bien les riches que les pauvres". Il fut acquitté comme la majorité des accusés.

Il continua de s’engager dans les luttes syndicales et fut responsable de la Société typographique de Genève jusque peu avant sa mort.

SOURCES : Gianpiero Bottinelli, Giovanni Devincenti, il sogno di un emigrante, Lugano 2001 — Le Réveil, 20.2.1926 — Gazette de Lausanne, 16.11.1907 — Feuille d’Avis de Lausanne, 16.11.1907, 4.6.1919.

Gianpiero Bottinelli, Marianne Enckell

P.S. :

Source : Dictionnaire Maitron




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