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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Non à l’expulsion de Samir et Mogniss
{Autonomie pour le communiste}, n°1, 20 Avril 1979, p. 3.
Article mis en ligne le 20 avril 2013
dernière modification le 18 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
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Une procédure d’expulsion a été engagée à l’encontre de Mogniss et Samtr Hamed Abdal­lah. pour "troubles graves de l’ordre public".
De nationalité égyptienne, vi­vant en France depuis mai 1966 avec leurs parents ils y ont suivi toute leur scolarité, notamment au iycée de Saint-Cloud et à l’Université de Nanterre actuel­lement en troisième année de sociologie et en première année d’études theâtrales.
Insérés dans la réalisation sociale française, ils ont dû faire de petits travaux précaires mal payés et sans aucune garantie sociale (ils n’ont même pas droit à la sécurité sociale) pour vivre.
Ainsi, c’est pour avoir, en participant à la revue "L’Encrier", exprimé leurs besoins et ceux de la seconde génération d’im­migrés en France, qui affirme à la fois son autonomie socio­culturelle et les besoins communs à tout le jeune prolétariat, que l’Etat les attaque par le biais d’une procédure d’expulsion qui les coupera de toutes leurs at­taches et interrompra brutalement leurs études. Ceci s’apparente a une procédure de répression de la délinquance : vexations contre les Jeunes immigrés par des contrôles d’identité permanents, répression par la fermeture de leurs lieux de rencontre (notam­ment fermeture de cinq cafés d’immigrés à Nanterre) et régulièrement expulsion de jeunes immigrés "délinquants". La répression traite en délinquants ceux à qui elle refuse toute identité politique.
Il en est de même pour les résidents des foyers SONACOTRA en lutte depuis six ans, dont le caractère politique de leurs grèves de loyers est nié. Ces mesures répressives sont claires : encadrer l’immigration dans le ghetto de la criminali­sation, de la délinquance, sans oublier la circulaire Bonnet et les nouveaux projets Stoléru-Bonnet qui représentent une perfection du contrôle social sur l’immi­gration, une légalisation de la discrimination raciste à son égard.
Une des conséquences de l’ex­pulsion serait l’interdiction pour eux de revenir sur tout le terri­toire français, même à titre provisoire que ce soit pour revoir leur famille et leurs copains.
Et de l’autre côté de la fron­tière : que va-t-il se passer à la suite de cette mesure d’expulsion injustifiée et injustifiable ?
Nous exigeons l’arrêt immédiat de la procédure d’expulsion contre Mogniss et Samir, de toutes les procédures d’expulsion.
Non à toutes les mesures racistes du gouvernement f
Contre la négation des droits politiques des immigrés, imposons la légitimité de leur lutte.

[/Tract du comité de Soutien/]




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