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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Stages Barre
{Autonomie pour le communiste}, n°1, 20 Avril 1979, p. 3.
Article mis en ligne le 20 avril 2013
dernière modification le 18 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
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1) Du Travail, il n’y en a pas, ce qui n’empêche en rien la satisfaction des besoins, il serait ridicule de vouloir faire ce que l’automation fait ou peut faire, vive l’automation, à bas le travail.
2) Nous existons, nous avons le droit de vivre, l’État le pense aussi puisqu’il nous donne des salaires camouflés en contrepartie d’une pseudo formation qui souvent ne prend pas la peine de se camoufler et se révèle alors une simple agitation socio-culturelle (animation, arti­sanat, audio visuel et autres), le salaire n’a plus qu’une fonction : imposer le contrôle (tracasseries d’horaires, de pré­sences, de paprasseries institutionnelles).
3) Le Contrôle, passe par les situations individuelles, âges, sexe, nationalité, niveau d’études, tests d’aptitude, etc.
Le contrôle s’appuie sur la division, reproduit celles qui sont antérieures aux stages, les consolide et en produit de nouvelles, ta qualification de fin de stage.
3) La Qualification

  • a) L’économie française n’est pas auto­nome. Elle fonctionne à l’échelle euro­péenne et mondiale ce qui veut dire que lorsqu’un secteur n’est plus rentable (parce que les ouvriers français coûtent plus chers que d’autres ou qu’un secteur est vétuste etc.) il est abandonné, quel­ques soient l’opposition et les réper­cussions sociales.
    Pudiquement l’économie se reconver­tie ou se restructure. Les exemples sont nombreux, l’électricité thermique hydrau­lique devient nucléaire (que devient le mineur qualifié ?) la sidérurgie (Longwy), la pêche, la production laitière, les vignobles et etc. là ou la restructuration passe la qualification ne résiste pas.
    L’Etat n’a pas besoin d’une main d’oeuvre qualifiée mais d’une main d’œuvre mobile, ce qui se traduit par le développement extraordinaire de l’intérim.
  • b) Combien de stagiaires ont réelle­ment l’intention d’être peintres en bâtiment toute leur vie (active) ou cuisiniers d’entreprise ?
    Qui est prêt à axer sa lutte sur la perspec­tive hypothétique d’emplois "qualifiés" à l’avenir tout à fait incertain dont on est même pas sur d’être satisfait ?

    5) Les axes de la lutte

  • a) Faire sauter les divisions : (âge, sexe, nationalité, etc.)
  • b) sortir du ghetto du stage : statut de salarié pour tous, chômeurs et intéri­maires compris, c’est-à-dire salaire annuel garanti qu’il y ait emploi ou non.
  • c) Tout ce qui peut nous sortir de notre condition de prolétaire laissons au Parti communiste l’espoir de marchander le prolétariat par la garantie de l’emploi. Accentuons les pratiques de rupture déjà largement développées ; absentéisme, sabotage, grève sauvage, auto réduction sur les loyers et les transport, vol dans les supermarchés, squatts.Organisons-nous collectivement
    Imposons le rapport de force face à la répression pour décriminaliser ces pratiques qui sont des formes de révoltes inscrites en dehors de tout consensus institutionnel.
  • d) a inventer !

Texte tiré du journal des stages barre "BARRE si ce n’est toi, c’est donc ton frère".




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