Bandeau
Fragments d’Histoire de la gauche radicale
Slogan du site
Descriptif du site
IV - Résolution sur la politique de l’Entente et la situation internationale - Obolensky
Annexes
Article mis en ligne le 14 mars 2019
dernière modification le 13 mars 2019

par ArchivesAutonomies

Principes directeurs concernant la situation internationale et la politique de l’Entente [1].

L’expérience de la guerre mondiale a démasqué la politique impérialiste des "démocraties" bourgeoises, comme la politique de combat des grandes puissances qui ne visent qu’au partage du monde et au renforcement de la dictature économique et politique du capital financier sur les masses exploitées et opprimées. La destruction et l’atrophie de millions d’être humains, la paupérisation et l’assujettissement du prolétariat, l’enrichissement sans précédent des couches supérieures de la bourgeoisie par ses fournitures de guerre, par ses prêts, etc., le triomphe de la réaction militaire dans tous les pays, tout cela commence à ruiner les illusions faites quant à la défense de la patrie, aux trêves politiques et à la "démocratie". La "politique de paix" dissimule les tentatives véritables des impérialistes de tous les pays et il faut la démasquer totalement.

La paix de Brest-Litovsk et la mise à nu de l’impérialisme allemand 

La paix de Brest-Litovsk et ensuite celle de Bucarest ont révélé le caractère pillard et réactionnaire de l’impérialisme des puissances centrales. Les vainqueurs ont contraint la Russie sans défense à des charges et à des annexions. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes a servi de couverture à leur politique d’annexions, en créant ainsi des Etats vassaux, dont les gouvernements réactionnaires accéléraient la politique du vol et opprimaient le mouvement révolutionnaire des masses laborieuses n’a pas remporté la victoire dans rieuses. L’impérialisme allemand, le combat international, n’avait pas la possibilité à cette époque de montrer tout à fait clairement ses véritables intentions. Il devait, contraint et forcé, vivre avec la Russie soviétique sur la base d’un semblant de paix et dissimuler sa politique pillarde et réactionnaire par des phrases hypocrites.

Mais les puissances de l’Entente laissèrent tomber le masque dès qu’elles eurent remporté la victoire mondiale et révélèrent à tous le véritable visage de l’impérialisme mondial.

La victoire de l’Entente et les regroupements entre Etats 

La victoire de l’Entente a partagé les pays prétendument civilisés du monde en différents groupes : le premier est formé par les puissances du monde capitaliste, les grandes puissances impérialistes triomphantes (l’Angleterre, la France, le Japon, l’Italie). En face d’eux se trouvent les pays impéralistes vaincus, ruinés par la guerre et ébranlés dans leurs fondements par le début de la révolution prolétarienne (l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie avec ses vassaux). Les Etats vassaux de l’Entente constituent le troisième groupe. Il est constitué de petits Etats capitalistes qui ont pris part à la guerre du côté de l’Entente (Belgique, Serbie, Portugal, etc.), et également des républiques "nationales" et des "Etats tampons" récemment créés (la république tchécoslovaque, la Pologne, les républiques russes contre-révolutionnaires, etc.). Les Etats neutres se rapprochent, de par leur situation, des Etats vassaux, mais subissent une dure pression politique et économique qui, parfois, rend leur situation semblable à celle des pays vaincus. La république socialiste de Russie est un Etat de travailleurs et de paysans qui se trouve à l’extérieur du monde capitaliste et qui représente un immense danger social pour l’impérialisme vainqueur, celui de voir s’envoler sous les coups de la révolution mondiale tout ce que la victoire a rapporté.

La "politique de paix" de l’impérialisme de l’Entente et sa démystification

La "politique de paix" des cinq maîtres du monde était et est, pour autant que nous les considérons dans l’absolu, une politique qui se démystifie par elle-même.

En dépit de toutes leurs déclarations sur leur "politique démocratique extérieure", ils assurent le triomphe total de la diplomatie secrète qui décide du destin du monde dans le sens d’accords entre les fondés de pouvoir des trusts de la finance, dans le dos et sur le dos des millions de travailleurs de tous pays. Toutes les questions essentielles sans exception sont tranchées par le Comité des cinq grandes puissances à Paris, à huis clos, en l’absence des représentants des vaincus, des neutres et même des Etats vassaux.

La nécessité des annexions et des réparations est manifestement proclamée et justifiée par les discours de Lloyd George, Clemenceau, Sannino et autres.

Sans tenir compte des phrases mensongères sur la "guerre pour le désarmement général", la nécessité de continuer de s’armer, et particulièrement de maintenir la puissance maritime britannique dans le but de la prétendue "protection de la liberté des mers" est clairement annoncée.

Le Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, proclamé par l’Entente, est publiquement piétiné et remplacé par la répartition des territoires contestés entre les Etats souverains et leurs vassaux.

L’Alsace-Lorraine a été rattachée sans consultation de la population à la France ; l’Irlande, l’Egypte, les Indes ne possèdent pas le droit de l’autodétermination. L’Etat yougoslave du Sud et la République tchécoslovaque ont été créés par la force ; pour le partage de la Turquie européenne et asiatique, il y a eu des marchandages honteux ; le partage des colonies allemandes a réellement commencé, etc.

La politique des réparations a été poussée jusqu’au pillage complet des vaincus. Non seulement des additions de plusieurs milliards ont été présentées aux vaincus, non seulement on leur a retiré tous les moyens de faire une guerre, mais les pays de l’Entente leur ont également pris les locomotives, les wagons, les bateaux, les machines agricoles, les réserves d’or... A cela vient s’ajouter le fait que les prisonniers de guerre ont été les esclaves des vainqueurs. Il y a eu des débats au sujet de projets de travail obligatoire pour les travailleurs allemands. Les puissances alliées avaient l’intention de faire d’eux les esclaves misérables et affamés du capital de l’Entente.

La politique de nationalisme virulent trouve son expression dans l’excitation continuelle contre les nations vaincues dans la presse de l’Entente et des autorités occupantes, de même que dans le blocus économique qui condamne les peuples d’Allemagne et d’Autriche au dépérissement. Cette politique conduit au pogrom anti-allemand, organisé par les complices de l’Entente — les chauvins tchèques et polonais — de même qu’au pogrom anti-juif qui dépasse tous les hauts-faits du tsarisme russe.

Les Etats "démocratiques" de l’Entente pratiquent une politique de réaction extrême.

La réaction triomphe aussi bien à l’intérieur des pays de l’Entente, parmi lesquels la France qui est retournée à la plus mauvaise période de Napoléon III, que dans tout le monde capitaliste sous l’influence de l’Entente. Les alliés étouffent la révolution dans les territoires occupés d’Allemagne, de Hongrie, de Bulgarie et autres, ils excitent les gouvernements bourgeois opportunistes des pays vaincus contre les ouvriers révolutionnaires en menaçant de les affamer. Les alliés ont déclaré qu’ils couleraient tous les navires allemands qui oseraient hisser le drapeau rouge de la révolution : ils ont refusé de reconnaître les conseils ouvriers en Allemagne, ils ont supprimé dans les territoires allemands occupés la journée de huit heures. Abstraction faite du soutien de la politique réactionnaire dans les Etats neutres et de son soutien dans les Etats neutres et les Etats vassaux (le régime Paderewski en Pologne), les alliés excitent les éléments réactionnaires de ces pays (en Finlande, en Pologne, en Suède, etc.) contre la Russie révolutionnaire et réclament l’intervention des forces armées allemandes.

Contradictions entre les Etats de l’Entente

Au sein des grandes puissances qui dominent le monde, se révèlent, en dépit de l’identité des lignes fondamentales de leur politique impérialiste, une série de contradictions profondes.

Ces oppositions se concentrent principalement autour du programme de paix du capital financier américain (appelé plan Wilson). Les principaux points de ce programme sont : "liberté des mers", "Société des Nations" et "internationalisation des colonies". Le mot d’ordre "liberté des mers" — dépouillé de sa couverture hypocrite — signifie en réalité la suppression de l’hégémonie militaire de quelques grandes puissances (en premier lieu de l’Angleterre) sur la mer et l’ouverture de toutes les voies maritimes au commerce américain. La Société des Nations veut dire que le droit d’annexer directement des Etats et des peuples faibles est désormais refusé aux grandes puissances européennes (en premier lieu la France). L’internationalisation des colonies établit les mêmes règles vis-à-vis des domaines coloniaux.

Ce programme est conditionné par les faits suivants : le capital américain ne possède pas la plus grande flotte du monde ; il n’a aucune possibilité de faire des annexions directes en Europe et c’est pourquoi il aspire à exploiter des peuples et des Etats faibles par le trafic commercial et en investissant des capitaux. C’est pourquoi il veut forcer les autres puissances à fonder un syndicat des trusts d’Etats, à partager avec eux "en toute justice" les avantages de l’exploitation mondiale, et de transformer le combat entre les trusts d’Etat en un combat purement économique. Dans le domaine de l’exploitation économique, le capital financier américain très développé acquerra une véritable hégémonie et pourra s’assurer par là l’hégémonie économique et politique sur le monde entier.

La "liberté des mers" est en contradiction profonde avec les intérêts de l’Angleterre, du Japon et en partie aussi de l’Italie (dans la mer Adriatique). La Société des Nations et l’"internationalisation des colonies" contredisent incontestablement les intérêts de la France et du Japon et, dans une moindre mesure, les intérêts de tous les autres Etats impérialistes. La politique des impérialistes de France, où l’industrie est faiblement développée et où les forces productives ont été complètement anéanties par la guerre, est dirigée vers le maintien du régime capitaliste par des moyens désespérés ; quelques-uns de ces moyens : pillage barbare de l’Allemagne, assujettissement direct et exploitation pillarde des Etats vassaux (projets d’une alliance danubienne, d’Etat yougoslave) et extorsion violente des dettes que le tsarisme russe avait contractées auprès du Shylok français. La France, l’Italie (sous une autre forme cela est également valable pour le Japon) en tant que puissances continentales sont en mesure de pratiquer une politique d’annexions directes.

Les grandes puissances, tout en s’opposant aux intérêts de l’Amérique, sont opposées entre elles.

L’Angleterre craint un renforcement de la France sur le continent ; elle possède en Asie mineure et en Afrique des intérêts qui sont en contradiction avec les intérêts de la France. Les intérêts de l’Italie dans les Balkans et au Tyrol sont en opposition avec les intérêts français, le Japon dispute les îles de l’océan Pacifique à l’Australie anglaise, etc.

Groupements et tendances à l’intérieur de l’Entente

Ces contradictions entre les grandes puissances rendent possibles différents groupements à l’intérieur de l’Entente. Jusqu’à présent, deux combinaisons principales se sont ébauchées : la combinaison franco-anglojaponaise qui se dresse contre l’Amérique et l’Italie, et la combinaison anglo-américaine qui est contre les autres grandes puissances restantes.

La première combinaison a prédominé jusqu’au début de janvier 1919 tant que le Président Wilson n’avait pas renoncé à son exigence de supprimer l’hégémonie maritime anglaise. Le développement du mouvement révolutionnaire des travailleurs et des soldats en Angleterre qui poussa à une entente entre les impérialistes de différents pays et à la liquidation de l’aventure russe et à l’accélération du traité de paix, a renforcé la tendance de l’Angleterre à cette combinaison. Elle l’a emporté à partir de 1919. Le bloc anglo-américain s’opposa à la priorité de la France dans le pillage de l’Allemagne et contre les excès de ce pillage. Il pose certaines limites aux exigences abusives d’annexion de la France, de l’Italie et du Japon. Il empêche que les Etats vassaux nouvellement créés leur soient directement subordonnés. Quant au problème russe, la combinaison anglo-américaine a un certain esprit de paix : elle veut avoir les mains libres pour compléter le partage du monde, pour étouffer la révolution européenne et pour, ensuite, réprimer la révolution russe.

Ces deux combinaisons des puissances correspondent à deux tendances à l’intérieur même des grandes puissances : une annexionniste extrême et une modérée, dont la dernière soutien la combinaison de Wilson-Lloyd-George.

La Société des Nations

Du fait des contradictions irréductibles apparues au sein même de l’Entente, la Société des Nations tiendra — doit théoriquement être en mesure de tenir - simplement le rôle d’une sainte alliance des capitalistes pour réprimer la révolution des ouvriers. La constitution de la Société des Nations est le meilleur moyen de troubler la conscience révolutionnaire de la classe ouvrière. A la place du mot d’ordre d’une Internationale des républiques révolutionnaires d’ouvriers, on propose celui d’une Union internationale de prétendues démocraties qui pourrait être atteint par la coalition du prolétariat avec les classes bourgeoises.

La Société des Nations est un remède trompeur, par lequel les traîtres socialistes divisent les forces du prolétariat sur l’ordre du capital international et accélèrent la contre-révolution impérialiste.

Politique extérieure et intérieure dans les pays vaincus

L’écrasement militaire et l’effondrement intérieur de l’impérialisme autrichien et allemand ont conduit dans les puissances centrales, pendant la première période de la révolution, à la domination du régime bourgeois-opportuniste. Sous le signe de la démocratie et du socialisme, les social-patriotes d’Allemagne protègent et restaurent la domination économique et la dictature politique de la bourgeoisie. Dans leur politique étrangère, ils s’efforcent de remettre sur pied l’impérialisme allemand, en réclamant la restitution des colonies et l’entrée de l’Allemagne dans la Société des Nations. Plus les cliques de gardes blancs se renforcent en Allemagne et le processus de décomposition dans le camp de l’Entente avance, plus les tendances de la bourgeoisie et des social-patriotes à accéder au rang de grande puissance s’accentue. En même temps, le gouvernement bourgeois social-opportuniste enterre la solidarité internationale du prolétariat et coupe les ouvriers allemands de leurs autres frères ouvriers, en remplissant les contrats contre-révolutionnaires des alliés, particulièrement ceux de l’Entente, en excitant contre la révolution russe des travailleurs. La politique de la bourgeoisie et des socialistes opportunistes en Autriche et en Hongrie répète sous une forme atténuée la politique du bloc des opportunistes bourgeois en Allemagne.

Les Etats vassaux de l’Entente

Dans les Etats vassaux et dans les républiques créées récemment par l’Entente (la république tchèque, la république yougoslave, à celles-ci appartiennent également la Pologne, la Finlande, etc.) la politique de l’Entente s’emploie à créer un mouvement national contre-révolutionnaire comme centre soutenu par les classes dominantes et les social-nationalistes. Ce mouvement doit être dirigé contre les vaincus, tenir en équilibre les forces de l’Etat nouvellement créé et les soumettre à l’Entente, freiner les mouvements révolutionnaires qui se développent au sein de la nouvelle république "nationale" et finalement lancer les gardes blancs au combat contre la révolution internationale mais, particulièrement, contre la révolution russe.

En ce qui concerne la Belgique, le Portugal, la Grèce et d’autres pays liés à l’Entente, leur politique est totalement déterminée par celle des grands pillards auxquels ils sont complètement assujettis et dont ils sollicitent l’aide pour obtenir de menues annexions et des dédommagements de guerre.

Les Etats neutres

Les Etats neutres tombent dans la position des vassaux non favorisés de l’impérialisme, de l’Entente et emploient sous une forme atténuée les mêmes méthodes que par rapport aux vaincus. Les Etats neutres les plus favorisés exigent des opposants de l’Entente différentes choses (les prétentions du Danemark sur le Flensburg, la proposition suisse d’une internationalisation du Rhin, etc.). En même temps, ils exécutent les ordres contre-révolutionnaires de l’Entente (expulsion des ambassadeurs russes, recrutement de la garde blanche dans les pays scandinaves, etc.). D’autres sont à nouveau exposés au danger du contre-morcellement territorial (projet du rattachement de la province hollandaise du Limbourg à la Belgique et d’une internationalisation de l’embouchure de l’Escaut).

L’Entente et la Russie soviétique

C’est en ce qui concerne la Russie soviétique que le caractère pillard, ennemi du genre humain et réactionnaire de l’impérialisme de l’Entente apparaît le plus clairement. Au début de la Révolution d’Octobre, les puissances de l’Entente se sont placées aux côtés des partis et du gouvernement contre-révolutionnaires de Russie. Avec l’aide des contre-révolutionnaires bourgeois, ils ont annexé la Sibérie, l’Oural, les côtes de la Russie européennes, le Caucase et une partie du Turkestan. Aux domaines annexés, ils soutiraient les matières premières (le bois, le naphte, le minerai de manganèse, etc.). Grâce à l’aide des cliques tchécoslovaques rétribuées, ils ont volé la réserve d’or de l’empire russe. Sous la direction du diplomate anglais Lockhart, les espions anglais et français préparaient les ponts à faire sauter, la destruction des chemins de fer, et cherchaient à empêcher le ravitaillement alimentaire. L’Entente soutint par l’argent, les armes et l’aide militaire les généraux réactionnaires Dénikine, Koltchak et Krasnov, qui ont pendu et tué à Rostov, Jusoka, Novorossisk, Omsk, etc. des milliers d’ouvriers et de paysans. Dans les discours de Clemenceau et de Pichon, l’Entente a clairement proclamé le principe de l’"encerclement économique", leur volonté d’affamer et de détruire les républiques d’ouvriers et de paysans, et ont promis aux cliques des Dénikine, Koltchak et Krasnov une "aide technique". L’Entente a repoussé les offres répétées de paix de la part de l’Etat des Soviets.

Le 23 janvier 1919, les puissances de l’Entente, parmi lesquelles la tendance modérée s’était renforcée entre temps, ont proposé à tous les gouvernements russes d’envoyer des représentants à l’Ile du Prince. Ce projet contenait sans aucun doute aussi une intention provocatrice à l’égard du gouvernement des Soviets. Bien que l’Entente ait reçu le 4 février une réponse affirmative du gouvernement des Soviets, se proposant même d’aborder le problème des annexions, des charges et des concessions, pour libérer les ouvriers et les paysans russes de la guerre qui leur avait été imposée, l’Entente laissa cependant sans réponse cette offre de paix de la Russie soviétique.

Ceci confirme que les tendances annexionnistes et réactionnaires dans les rangs des impérialistes de l’Entente se trouvent sur un terrain ferme. Ils menacent la république socialiste de nouvelles annexions et d’agressions contre-révolutionnaires.

La "politique de paix" de l’Entente dévoile ici définitivement devant le prolétariat international la nature de l’impérialisme de l’Entente et de l’impérialisme en général. En même temps, elle donne la preuve que les gouvernements impérialistes sont incapables de conclure une paix "équitable et durable" et que le capital financier n’est pas en mesure de remettre sur pied l’industrie dévastée. La domination prolongée du capital financier conduirait ou à la destruction complète de la société civilisée ou à un développement de l’exploitation, de l’esclavage, de la réaction politique, de la politique de l’armement et, finalement, à de nouvelles guerres dévastatrices.