Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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La violante de carrure nickel...
{Marge}, n°12, Avril-Mai 1977, p. 7.
Article mis en ligne le 21 juillet 2013
dernière modification le 18 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
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La violante de carrure nickel à un jet de tuile du prochain toit façade de reflets épou­monée par la rapidité de l’escalade calvitie des rencontres sur le trottoire deux armoi­res à glace se déforment il en est ainsi qu’un déroulement de la glotte ce suspend est une motte de femme baignée d’un amour féroce et sans motif dégluti et qu’a mis à nue un désir monstre hallettement de ça fauve la main de la ceinture jusqu’à la bosse du pan­talon le regard prélevé sur le mandala tantrique à l’envers le regard à l’intérieur en creux s’immitant ailleurs parcouru titré cliché sur la jute des brasiers amore tantra parcouru de salive migratoire prélevée sur le diagram­me technique à l’envers désert de l’hybride au central le message fit tilt et les hommes devaient mourir de toutes évidences sous les douves grises d’un rempart déployé sous le regard intelligible d’un présent rassurant avec vous ficelé dans l’espèce ailleurs en moi d’un accord unanime dévié du cercle noué de feu et d’évidences rétrécies ou depuis un autre bord jaillie du ventre promontoire de cet attelage curieux face à face limite loin reste à tenter depuis sa main en creux com­me en visière sillonant le visage d’une ombre de midi l’horizon partagé chair séquentielle la caméra sur l’existence démontable prélevant le matériel humain ainsi d’un écart à nouveau debout dedans dis-je en fouille du sphincter ambiant ecshyse et usée comment mettre entre parenthèse la jambe d’un X
alors qu tout ceci sera barré
alors quand tout ceci sera barré
bruissement mise en bruit du clitoris batte­ment d’ailes du clitoris dans la nuit onanisante et froissée carte d’un paysage sexuel projeté sur le voile des façades tissant la carte d’un paysage en relief et la nuit happait le vide bleu des herbes les positions de bestioles dans le son d’une fenêtre à l’autre comme aussi bien au-dessus de l’alignement des chênes verts dans le hallètements de la fem­me le vide bleu des herbes dans le ciel d’orgones aux odeurs tourmentées la chair de l’été décollage de muqueuses scandé par les mouvements spasmodiques du coït désorga­nisation des centres inhibiteurs par l’excision à la dentelle des fenêtres et la religieuse verte arrête l’infortuné voyageur pour lui dire "oh entrez donc et venez voir ma salle réservée aux aliénés et vous pourrez apprécier les choses merveilleuses que nous faisons avec nos patients" (W. Burroughs. Wild Boys) gou­ra des champs et garou des villes non là tu délires arrêtes cette planète-mec ses yeuses et les fenêtres sont brodées de dentelles il y a ainsi une toile de fond multiple et faite det nous zodiaque démultiplié sur son axe chacun y reçoit un animal (mort) en partage qui reste à agir et chacun s’y reconnaît alors l’Amant religieux se signa et le cormoran se signa crachin de goupillon par l’ouverture du masque ou la nature se figure distribuant les peaux et la mécanique des atlas sur un jeu de cartes postales l’ordre du rapport entre la possession démonique et la propriété fon­cière lui, appartient à la duplication de soi le point virgule c’est tout sillonne l’entre page l’ailleurs s’y énonce
cranté au mur fixé furieusement son sexe l’épingle fixité de l’image assemblage dans Sa proximité... en archipel fuite errance et là au mur fixé furieusement les yeux dans tes yeux je me regardais l’œil fixe sur la distance dirigée à l’œil externe où je m’étais répandu
confondu dans l’été avec plusieurs peaux je ne peux plus vivre sur ma réserve parqué avec les animaux
malade longue giclée de liquide pérorant con­tre les fleurs lisses du genitoir aspiré dans l’été chauffé à blanc par la distance au mot toute la main contient l’entier silence de nuit malaxé d’un seul tenant par la pluie du petit matin du n’importe quand incrustée dans la toux des voisins en vis-à-vis je m’écoute tous­ser chez les mêmes comme si cela était écrire dans la solitude un rêve identique taillé dedans
jusqu’à être schématiquebent bord de trot­toire contre ou m’asseoire avant qu’un vienne et dise... difficile de trancher puisque tout est coupé les ponts sont coupés les tranches s’en sont allées à plein nasaus je peine l’ozone du paysage industriel tiens donc s’en payer une tranche
De sexe lourdement chargé de récidive tracé au jet du désir pulvérisé, lourd, fruit, gorgé de concrétions qui le doublent d’idylles rê­vées allant jusqu’à se peindre avec cette con­crétion des murs poussière et sueur agglomé­rées à la tension sourde de la peau surface la concrétion des murs te redit le sens ! va d’soi ! s’enlève petite culotte pour l’été elle a de l’envers aussi tranchée le sens bée bien affiché comme une finelement nouvelle déclaration d’une importance non moins considérable dans l’appel d’air la lan­gue pend ne pouvant goûter la résine du cœur hermétique.
Filant sur le bang de lumière un tumulte de ciel et de vent laisse sur la langue le goût acide de paysages verts remis en place [ca­lotte-opercule- carré blanc sur fond blanc-le dortoire rose-la fenêtre extérieure et sa mésaliance au cadre sceptique) glissendo chro­matique à partir d’un blanc matinal de concré­tions épuisant d’emblé le champ des trans­formations possibles suspendues à un bamb ou d’un mois ou deux éjaculation blanche du camarade K. Malévitch sur la sève blanche matinale
le miroir à plat sur la table
à la crème nivéa avec un sourire à la hauteur de ses seins d’un seul constat trouant le mur du temps jusqu’au blanc mental très loin de la terre (la ville dont les visages tintent) peut-être bien que le squelette de la rivière ne débordera plus ici ou !à stress garanti en prime pourrait-on dire et encore davantage y sentir un speed à nourrir un amour fou pour les marteaux piqueurs et les bulldozers [dans les dents) (dans la gueule) les bulldozers grattent la croûte ville et se ruent jusqu’à la terre dans cette trappe le silence de la craie aboie tout contre la merde du tableau mille fois peint les yeux de liquide à travers la réalité les larmes du revolver à eau contre la vitre frap­pe l’ivresse qui n’a pas été bue la gueule du pape laporte qui ne s’ouvre pas tralala haut tralala bas là-haut là-bas haut bas le bâton de rouge cercle le nombril du monde échange d’une chair personnelle contre une enfance lovée dans la panse les tireurs embusqués ajustent le tir des événements sur le laby­rinthe de tous les vieux télex suivant la gerbe des super jets que l’horizon n’a pas déplacé l’univers s’y bouscule dans le cimetière des voitures Emmanuel Kant crache des bulles de savon nostagique il se rappelle quand il par­courait la ville en chemise de nuit loin de la terre la T.V. prolonge les herbes et tous les autres éléments clapotent sous des formes aussi diverses que les tubes de vitamines ou les vêtements machinais des circonstances sous couvert de faux bijoux sous couverture idéologique (redésignant la beauté) l’hors-jeu rejoint le sens d’un match de profondeur variable dont les dimensions s’enveloppent de sonde et je le rejoins d’une prêche jaunie sur une quelconque origine AMEN AMER.

Yves Maraux.




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