Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Poésie : Tes yeux rient et ta bouche me regarde
{Marge}, n°13, Novembre-Décembre 1977, p. 7.
Article mis en ligne le 27 juillet 2013
dernière modification le 18 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
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Tes yeux rient et ta bouche me regarde Les mains s’animent Je ne sais plus parler.
Puzzle de mots, balbutiements, bourdonnement
Chaleur qui m’envahit-raté, j’ai froid.
Je monte l’escalier sans courir
Porte mystérieuse ; je vous aiment.
Cris déchirants d’un enfant qui a mal de votre stupide ignorance
Acceptée, enterrinée, conclue une fois pour toutes.
Il hurle et bientôt moi aussi
Il saigne et bientôt moi aussi
Sous ton cuir, ta peau est blême, livide
Essence fétide, odeur de mort.
Sous la chaleur de nos mains, va fondre le béton.
Sortez de votre peur qui préserve du vide
Vous n’avez rien à perdre puisque vous n’avez rien,
Que votre angoisse dans vos têtes transparentes.
Les vitres éclatent et je ris
Les vitres éclatent et avec elles vos têtes atrophiées, déjà à moitié pendantes.
Tiens-toi bien et tais-toi, c’est pour ton bien,
Pour ton bien qu’ils ont mis la détresse dans tes yeux
Ils t’ont guérie les gentils-compatissants médecins qui sauvent de la vie
Alors j’ai oublié que tu n’étais plus vivante
Coupable d’égoïsme et d’ingratitude de n’avoir pas dit merci
Merci de m’avoir poussée à bout.
Voir le monde en noir et blanc, en gris et sale,
en gris et gris, j’en ai marre
On n’achète pas les arc-en-ciels.
Votre arrogance vulgaire, vos yeux butés, j’en ai marre.
Nos muscles se détendent pour laisser place au rire
Ce n’est que le début de la folie

Marie




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