Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Le mouvement étudiant
{Archinoir}, n°3, s.d., p. 4-8.
Article mis en ligne le 28 novembre 2013

par ArchivesAutonomies
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Pour nous, le problème du mouvement étudiant est à poser au même niveau : niveau de continuité et niveau de rupture ; mais à partir d’une histoire sociale totalement idéologique et irréelle, qui empêche de comprendre le discours prati­que des étudiants révolutionnaires.
Le mouvement étudiant (radical) réel de mai-juin 68, et qui subsistait à l’état de décomposition l’année dernière, est à l’extérieur des facultés, actuellement. C’est-à-dire, tous les gens qui en mai-juin 68 ont été les éléments les plus radicaux dans les facs (Mouvement du 22 mars, groupes autonomes divers, etc...) se retrouvent actuellement hors de celles-ci. De Nanterre à Lyon, c’est la même chose. Ou ils bossent à l’extérieur, (bureaux, petits boulots...), ou ils trainent ou restent à l’extérieur en ne faisant rien, en assistant, et c’est tout, aux luttes des gauchistes. "La fac, c’est inutile d’y rester". "Rien à y foutre !", etc, etc...
Restent à la fac les gauchistes et les autres. Les éléments radicaux n’y restant généralement que pour les bourses (quand ils y restent un petit peu) et les sursis, ou sont paumés dans la nature. Ils sont devenus, de plus, des anti-étu­diants (mais ceci, de façon encore inconsciente).
Les gauchistes, eux, occupent, ou tendent à l’occupation de tout l’espace universitaire.Ils n’ont guère plus de clientèle, partout le monde étudiant est devenu gauchiste. C’est à dire que la clientèle d’un groupuscule est un autre groupuscule, ou plusieurs autres. (Phénomènes de mini groupuscules entrainant l’atomisation de ceux-ci, ailleurs)

  • A) Pour comprendre ceci, il faut partir de la prolétarisation immédiate et dans le devenir, de l’étudiant.
    • 1) Prolétarisation immédiate,et c’est facile à comprendre : faible budget, menus travaux, perte de prestige, absence totale de pouvoir, et "misère en milieu étudiant" etc...
    • 2)prolétarisation du devenir étudiant. Prenons en trois : le prof, le sociologue, l’ingénieur
      • a) le prof, par exemple, est de moins en moins flic, une courroie de transmission de l’idéolo­gie bourgeoise. Il est moins un flic par ce qu’il fait on essaie de faire entrer dans les têtes, que par le fait qu’il doit garder entre quatre murs des enfants de 12 ans, en les réprimant ; c’est-à-dire qu’il est tombé en bas de l’échelle flic, il n’est bientôt plus qu’un sous-flic pion. En effet, la classe dominante a, à chaque pé­riode historique, secrétée l’idéologie qui de­vait la faire tenir, et faire marcher la machi­ne. Ex : 1) la religion, d’où le rôle du prêtre ; 2) l’idéologie du scientisme, d’où le rôle du prof et du savant ; 3) les sciences humaines, d’où le rô­le du sociologue.
        En effet, le prof qui enseigne CORNEILLE, par exemple, en 1970, n’a plus aucun pouvoir par le fait qu’il enseigne CORNEILLE, car CORNEILLE n’a guère plus lui-même d’utili­té pour la bourgeoisie. Les enfants qui écou­tent ses cours n’en retiennent rien (ou presque) non pas par révolte, mais parce qu’ils sont dé­jà imprégnés d’une culture, d’une idéologie, dé valeurs plus modernes. En effet, c’est la cul­ture de la marchandise qui a remplacé la cul­ture littéraire, puis scientifique. Ex : un gamin de 7 ans sait tous les noms de voitures, les ca­ractéristiques des moteurs, etc,,, tel un cata­logue. La culture devient le cataloguement des marchandises produites (en vérité elle n’est le catalogue que des marchandises, et même pas de la production) (cf K, Marx, Le Capital I, note 5 : "en vertu d’une ’flictio juris’ éco­nomique, tout acheteur est censé posséder une connaissance encyclopédique des mar­chandises" ; cette "fictio juris" s’est chan­gée en "réalité de fait"). C’est là que le pou­voir tient les gosses (et leurs jeux).
        D’autres transmissions de l’idéologie bour­geoise sont plus importantes et plus décisives que l’école : les affiches, la télé, la radio, la rue, la production elle-même, par la culture de la consommation (combien de voitures X construites cette année, combien de marques de lessives, etc...). C’est-à-dire c’est toute la société elle-même et ses structures (anti) com­municatives qui est devenue totalement le lien de transmission de l’idéologie bourgeoise mo­derne.
        Bientôt on n’enseignera plus Corneille. Le prof tend à disparaître car le contenu change, plus de technique (même pas de science) et ce seront les ordinateurs qui feront les cours. Les nouvelles valeurs ne sont plus celles d’Horace ou du Cid, mais celles de la R8 ou de la caméra machin (les marchandises sont les nouveaux héros) Vitesse, Rationalité, Rende­ment, Hygiène, etc... Le prof est de moins en moins un flic, car son pouvoir est devenu un pouvoir archaïque avec de moins en moins àt pouvoir ! : il fait de-plus en plus rire. Il est de moins en moins important, c’est un reste.
        Cette prolétarisation du prof se traduit très nettement d’ailleurs sur quatre points :
        • il consomme de moins en moins de pouvoir, il est de plus en plus réprimé (et considéré comme nul) par l’administration, par les con­trôles, etc., même ses gamins le répriment !!
        • il est de moins en moins payé (relativement) pour les services qu’il rend à la bourgeoisie.
        • il y a d’ailleurs de plus en plus de chômage d’agrégés, de licenciés, etc...
        • ses revendications syndicalo-corporatistes, traduisent cet état de fait, par deux tendan­ces : 1) soit tendance à la modernisation, à la prise en mains des ordinateurs, comme solu­tion presque suicidaire - 2) soit tendance à revendiquer des crédits, la liberté syndicale, plus de postes, etc... (solution désespérée).
      • b) le sociologue : idem... de moins en moins de boulot, et des boulots de moins en moins importants : gratte-papier qui fait des statis­tiques, c’est tout... Chômage énorme.
      • c) l’ingénieur : de moins en moins payé com­me ingénieur, mais de plus en plus rabaissé au rang de simple ouvrier sur-qualifné, et ce­ci au niveau de son pouvoir dans la boite.
    • 3) Ce mouvement de prolétarisation du deve­nir de l’étudiant, n’est pas gratuit, il est lié ail fait que, de plus en plus, les nouveaux flics sont ;
      • les cadres supérieurs,
      • les programmateurs de télé, les offices d’information, les publicistes,
      • les administrateurs,
      • les ordinateurs,
      • les syndicalistes,
      • l’État.
  • B) Les étudiants peuvent donc être divisés en 3 couches grosso modo :
    • les "radicaux" qui savent plus ou moins bien qu’ils sont des prolos, et donc n’ont plus rien à foutre des facs et dont les désirs sont ceux d’être prolétaires, c’est-à-dire dépossédés sans pouvoir sur leur vie, c’est-à-dire dont les désirs sont des désirs radicaux,car ils n’ont rien à perdre mais tout à gagner (anti-étudiant).
    • les gauchistes qui voient très mal qu’ils de­viennent des prolos, et qui se masquent la fa­ce, s’accrochant à leur ancienne fonction sociale privilégiée de façon désespérée ; ils es­saient de perpétuer la fonction privilégiée de l’étudiant en perpétuant le monde et le milieu étudiant. Leurs luttes sont toutes inscrites-dans ce mouvement. Ils tendent à faire remplacer les cours des profs par les groupes d’enquête ï ils remplacent les cours ex-cathédra par des cours de formation militante, et une activité militante à l’intérieur de la fac, afin de la rem­plir de leur présence, de la garder. Ils se pré­cipitent même, astuce plus fine, sur les postes d’assistants. Ils créent des phantasmes trim­balant une idéologie de type léniniste, c’est-à- dire des modèles de révolution et d’organisation sociale où les intellectuels ont un rôle di­rigeant. Mais ce n’est que phantasmes puisque nous sommes en 1970 en pays industrialisé ; et la classe ouvrière ne répond aucunement à leurs appels. De plus en plus tous les étudiants deviennent gauchistes. Toute l’idéologie gau­chiste est l’idéologie d’une classe qui essaie de s’accrocher à son ancienne position, position dans le pouvoir. Ils y arrivent le mieux dans les Instituts ou à Vincennes par exemple, là d’où ils peuvent sortir avec encore quelques possibilités d’ingérence réelle dans les affai­res de la société. Ils revendiquent : tickets de resto moins chers, augmentation des bourses, chute du tarif des droits universitaires, etc... et luttent contre l’organisation de la survie par la survie de l’organisation ils essaient de per­pétuer leur position (et ceci plus ou moins consciemment).
    • les bons étudiants : en voie de disparition. Commencent à adopter le langage, le mode de vie, le style, l’idéologie, gauchistes. Ce sont ceux qui ne sont pas encore tombés de haut, car durant leur Vie d’étudiant, la vieille idéo­logie subsistante, et le fric de papa, jouent pour les empêcher de s’apercevoir qu’ils de­viennent des prolétaires.
  • C) La stratégie possible du mouvement étu­diant radical ne peut être dans ces conditions que le détournement de l’université (en faire autre chose). Pas d’occupation ce qui serait se faire avoir, faire du gauchisme. Bref, tendre à élaborer une stratégie qui pose comme but final :
    • ou le détournement des facs (en faire autre chose d’après les désirs quotidiens)
    • ou la destruction des facs c’est-à-dire tacti­quement le sabotage.. : 1) qui a le mérite de faire avancer cette stratégie de détournement ; 2) qui a le mérite de révéler aux autres étudiants ce qu’ils sont des prolos, c’est-à-dire des gens totalement alié­nés, et sans aucun recours sur leur vie.
      Il est possible d’élaborer une tactique de ré­seaux, de groupes autonomes, agissant à l’in­térieur des facs, contre le fonctionnement des facs, comme les jeunes prolos radicaux qui se battent dans leurs boîtes par le détournement et le sabotage, non au niveau idéologique (c’est -à-dire d’après un programme idéologique), mais d’après leur vie quotidienne. Cette tacti­que ne peut être qu’expérimentale au début, afin de se dépasser. Ceci est à discuter et à préciser. Et nous espérons qu’on en discutera et qu’on précisera.
  • D) Il y a à l’extérieur, tout de suite, des points de jonction entre les intellectuels radi­caux et les ouvriers radicaux (par le fait qu’ils sont des prolos les uns et les autres). Et ces points sont en dehors de l’usine et de la fac ; ils sont le réseau social en entier (bars, bals, Cinémas, etc..). Ex : Italie, où le mouvement a occupé les mairies, les gares, les immeubles, etc... Car c’est le réseau social qui est le nœud où tout se joue, d’où la jouissance est possi­ble ; et peut repartir dans les usines et les facs comme une gangrène.
    Certains lieux et certaines situations peu­vent dès maintenant favoriser les rencontres, et ont commencé à le faire (troquets, cinés, bals, rues, places publiques, facs, vacances, etc...)
    Ce qu’on avait transvasé idéologiquement dans le concept de "conseil ouvrier", il faut le remettre dans la vie, dans tous les lieux de la vie.

    GROUPES AUTONOMES ET PRATIQUE RÉVOLUTIONNAIRE

    Cette troisième partie devait être rédigée collectivement ; finalement, il nous a été im­possible de le faire. Un camarade s’est chargé de cela. Il ne lui a été possible que de jeter ces quelques notes et propositions très formelles, c’est-à-dire qu’il n’a pu dire rien de plus précis que ce qui avait été tenté collectivement. Il le donne donc comme tel. Ceci ne fait que refléter l’impossibilité d’arriver à la con­crétisation de cette nécessité entrevue par beaucoup de camarades, un peu partout, de­puis trois ou quatre mois, mais restant unique­ment au niveau du vœu pieux et abstrait. Ce qui suit a donc été rédigé trois mois après les deux premières parties, et juste pour la paru­tion d’I.C.O. n° 93 ; ce retard et son expression formelle ne traduisant que le retard pratique actuel. Il nous semble cependant que c’est dans ce sens que devraient aller les discus­sions et les pratiques diverses. Que le débat soit amorcé semble un point fort important cependant. A chacun de discuter, critiquer, préciser, etc... ;

    A) RAPPELS THEORIQUES

  • 1) Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de produc­tion s’annonce comme une immense accumu­lation de moments subversifs, se reliant entre eux.
  • 2) Une accumulation de qualificatif est plus qu’une accumulation, c’est aussi un sens à cet­te accumulation, et ce sens, c’est le sens que confère pratiquement à l’histoire le mouve­ment révolutionnaire, le mouvement du quali­ficatif.
  • 3) Il semble que le prolétariat n’ait pas en­core réagi en tant que classe totalisante ; et il est assez clair que ce sont toujours des groupe­ments de prolétaires plus combatifs ou plus conscients, qui aient animé ses luttes les plus violentes. C’est un fait. Et il est évident aussi qu’à chaque fois le prolétariat est allé un peu plus loin dans le sens de son existence et de sa réalité, dans la définition de son projet, et dans la reconnaissance de son être social et de son désir.
  • 4) Mais 1’ est aussi assez net qu’il n’est pas nécessairement révolutionnaire, mais qu’il est fasciste stalinien, ou réformiste, s’il se peut ; et que la dialectique révolutionnaire ne vient pas de son essence, mais de son activité. Et son activité est au départ l’œuvre de groupes "mi­noritaires" qui ont accéléré le processus de socialisation des luttes.
  • 5) Il est évident qu’ont joué un rôle, dans ce processus, non seulement des groupes d’ou­vriers, mais également des "intellectuels" dé­classés et que d’autre part, le mouvement pay­san est une réalité indéniable. Or, actuelle­ment, la prolétarisation des "intellectuels" et des paysans fait que de plus en plus ce ne seront plus des intellectuels déclassés, mais bien la classe des intellectuels (ainsi que le mouvement paysan) qui rejoindront la lutte du "prolétariat" aux côtés de la classe ou­vrière.
  • 6) Mais actuellement ce mouvement ne fait que s’amorcer car la bourgeoisie et le pouvoir doivent liquider leurs propres retards, et d’au­tre part, la vieille idéologie "ouvriériste" mas­que de façon "hallucinante" encore la réa­lité de cette prolétarisation. Ce qui explique que le mouvement révolutionnaire est encore fait de luttes séparées, alors que la théorisation de ces luttes devient unitaire, en avance d’un cran sur ces luttes là.Il faut passer du mouvement révolutionnaire "hallucinogène" au mouvement devenu "érogène".

    B) PRATIQUE RÉVOLUTIONNAIRE

  • 1) a - il nous semble que la première tâche des groupes autonomes est d’essayer d’accélé­rer ce processus de rencontre et d’unification, en l’analysant tout au cours de son développe­ment afin de ne pas sombrer dans le frontisme sous-léniniste ouvriers étudiants paysans curés hippopotames un même combat !
    b - il y a dès maintenant un certain nombre de situations vécues de façon collective qui permettent cela ; toutes situations situées en dehors des lieux de production : bals (par exemple à Valence), cafés (cf l’action entrete­nue à Grenoble "action directe") lutte con­tre la répression (l’exemple de luttes comme celte menée par les copains de Lyon en l’affai­re Raton est typique : elle a permis des réu­nions de copains prolos et étudiants sur un même truc, d’une façon absolument non bu­reaucratique et même d’arriver à créer des liens durables au niveau de la vie de tous les jours) "Nous sommes contre tout ce qui tend à isoler la lutte et pour tout ce qui tend à l’élargir" (plate-forme d’I.C.O.).
    c - Évidemment, il ne s’agit pas de créer des groupes bidons ouvriers-étudiants où tout tour­ne à vide ; mais il s’agit dès maintenant d’in­vestir la réalité urbaine et sociale d’une façon attaquante afin de ne pas laisser le mouve­ment se replier dans les usines et les facs où chacun ira crever, séparé de l’autre.
  • 2) La deuxième tâche est cor les üeir ; de production ia tactique de sabotage systémati­que : a) dans les usines sabotage de la pro­duction, de son organisation, etc., (cf. plus haut) arrivant à créer des situations subver­sives, c’est-à-dire pouvant s’étendre à l’exté­rieur de l’usine ;
    b) dans les facs : sabotage des études, c’est-à- dire sabotage non seulement de l’organisation officielle, mais aussi de l’organisation offici­euse de ces études là (gauchiste) afin de vrai­ment laisser derrière soi un vide intolérable dans lequel des actions sont peut-être possi­bles... (cf plus haut). A discuter.
  • 3) De toutes façons, c’est bien à partir des désirs réels des individus que peuvent se for­mer ces interventions, désirs venant de leur être social, de leur vie quotidienne ; et non d’après des analyses ou un programme quel­conques. L’analyse doit être technique, c’est- à-dire uniquement aider le désir à se réaliser. A préciser.
    Agir en tant que groupe d’individus qui a sa vie propre, son existence propre (détermi­nés par les rapports de production, etc...) bref, en tant "qu’être social" et non agir en tant qu’élément extérieur, ou étranger, ou à la li­mite du sujet révolutionnaire, le Mythique Prolétariat qui nous exclurait à priori. Non pas en tant que "chair à lutte de classes" mais en essayant d’avoir le plus grand pouvoir sur nos actions, c’est-à-dire en nous détermi­nant sur notre terrain réel et non "au nom" du Prolétariat.Ce qui évidemment transforme le type d’interventions, et la tactique en décou­lant (cf plus haut).

    C) GROUPES AUTONOMES ET RÉSEAUX (et c’est ici que te texte est évidemment le plus abstrait et le plus formel).

  • 1) Pour nous, tout ceci passe par la consti­tution : de petits groupes AUTONOMES :
    c’est-à-dire se réunissant sur des bases de vie sociale (et donc affective) communes, et non d’après un schéma organisationnel
    • ayant des bases minima théoriques commune leur permettant d’avoir une pratique commune et déjà interprétable.
    • pouvant préciser leurs rapports entre eux, au cours de leurs luttes, et de leur vie sans lut­tes, et pouvant établir des rapports de vie com­me "possibles"
    • pouvant définir leurs secteurs d’intervention à partir des désirs (sociaux) des copains du groupe que ce soit au niveau de la vie quotidienne ou que ce soit à un niveau plus propre­ment dit "politique", ou que ce soit par le choix d’un travail politique sur un sujet bien précis, mais sans qu’aucune dichotomie ne s’installe là. .
  • 2) il ne s’agit ni de créer des Conseils Révo­lutionnaires » soient-ils de Nantes, de Perpignan ou de Perlim-pin-pin, ni des groupes préparant la création de conseils (comme le GRAC) ou d’autres choses, il s’agit uniquement de mieux s’insérer dans la lutte de classes, comme élé­ments de cette lutte, et de ces classes, c’est tout (Toute stratégie ne pouvant s’établir qu’au cours de la lutte, par la lutte elle-même. Ac­tuellement : ouaf-ouaf !).
  • 3) Nous pensons enfin que le meilleur type d’organisation entre ces groupes, est celle de RÉSEAU car elle a l’avantage
    • de supprimer rapports hiérarchiques ou bu­reaucratiques ou formels, entre les groupes (groupe étudiant ou groupe ouvrier par ex).
    • de pouvoir prendre des tas de formes diver­ses, selon les situations (sans rien perdre du dynamisme des groupes) selon les nécessités du moment, selon les accords entre groupes, etc...
    • de pouvoir mieux faire passer l’information, la solidarité ; de pouvoir permettre plus faci­lement la rapidité d’intervention.

      (LA TACTIQUE DE RÉSEAU c’est un peu la TACTIQUE MULTIFORME ORGANISÉE, CE QUI EST PLUS EFFICACE QUE LA TACTIQUE INFORMELLE DISPERSÉE)
      Pour nous, cette constitution de réseaux de groupes autonomes, nous semble être tactiquement, théoriquement, et pratiquement, une né­cessité pour le mouvement révolutionnaire.
      Tous ceux qui sont intéressés pour essayer de préciser cette analyse plus que sommaire, sont les bienvenus. Merci camarades.




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