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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Lutte sur le chômage
Camarades, n°2/3, Avril-Mai 1975, p. 17-25.
Article mis en ligne le 2 janvier 2014

par ArchivesAutonomies
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La pratique du Collectif Chômage depuis bientôt quatre mois a soulevé un certain nombre de problèmes parmi les camarades qui se sont joints à lui sur la base de sa plateforme politique : "Pour la lutte des chômeurs et des sans-emplois". D’autres part, l’information diffusée par "Libération" d’une intervention des comités de chômeurs sur la direction départementale de la main d’oeuvre à Paris a permis de multiplier les contacts aussi bien à Paris et la banlieue parisienne qu’en province. Dans cette perspective, ce texte, qui ne veut pas être une nouvelle plateforme, mais une mise au point nécessaire, vise à tirer un premier bilan des difficultés que pose l’organisation des chômeurs et sans-emplois en force autonome. Nous croyons qu’il peut-être utile comme contribution minimale au débat théorique et politique à l’intérieur du mouvement ; mais également, pour ceux qui sont prêts à lutter sur le terrain du chômage en dehors du syndicat, ce texte, dans la mesure où il relate quatre mois de pratique suviie, servira de référence à un projet d’organisation.

LA LUTTE SUR LE TERRAIN DU CHÔMAGE : UNE LUTTE PRIORITAIRE

La lutte sur le terrain du chômage constitue en quelque sorte un objectif prioritaire pour une intervention militante. En effet, si les travailleurs sans-emplois réussissent à y imposer un rapport de force favorable à la satisfaction de leurs besoins, l’initiative du capital en crise sera remise en cause sur ce terrain. Or le chômage accru d’une masse importante de travailleurs est un des passages nécessaires de la restructuration capitaliste. En situant la lutte sur le terrain, nous sommes en prise directe avec le plan du capital ; toute attaque que nous saurons populariser et faire reprendre par les comités de chômeurs sera cruciale, d’autant plus que son enjeu est évident pour tous : arracher au capital la garantie de ressources.
Nous pensons que la lutte sur le terrain du chômage ne peut être d’emblée que positive ; les échéances étant courtes, les longues médiations organisationnelles sont inopportunes et vouées à l’échec : d’abord parce que la stratégie syndicale ne correspond pas avec la nature réelle de la masse de chômeurs actuels ; ensuite parce que le mot d’ordre qu’elle met en avant : "Garantie de l’emploi" est en retrait par rapport à ce que les sans-emplois peuvent effectivement arracher dans la lutte sur le terrain du chômage, par rapport à la masse de désobéissance qu’ils importeront dans l’usine contre le travail et qu’ils auront acquises, hors de l’usine, sur le terrain social.
Nous refusons tout défaitisme à priori, ce comportement réservé sur l’avenir économique du pays, qui fait oublier les tâches politiques élémentaires aux révolutionnaires tributaires, d’une façon ou d’une autre, des syndicats ouvriers ou de la gauche traditionnelle. La tâche aujourd’hui sur le terrain du chômage est de matérialiser le point de vue ouvrier, c’est-à-dire attaquer le capital au point le plus sensible de sa politique des revenus, en mettant en avant et en imposant les besoins des sans-emplois et des chômeurs, en matière de salaire et de garantie des ressources.
Nous refusons de reprendre à notre compte les jérémiades du capital sur la crise économique, car peindre l’avenir en noir et désigner le chômeur comme un "désinséré social" n’a jamais constitué une analyse de classe. De plus, si la crise prend un aspect économique inquiétant pour le capital (baisse du taux de profit), il n’en est pas moins vrai que cette crise est une crise politique du rapport de production et que cette crise est autrement plus important et inquiétant pour lui, car c’est la classe capitaliste qui se trouve sur la défensive, et non la classe ouvrière.
Discerner dans la crise en général celle, politique, des rapports de production, nous situe en plein sur le terrain du chômage. Car, que demande le capital au chômeur, sinon d’attendre, parfois sans ressources, le moment où il jugera bon de remettre en route l’expansion économique. Le chômeur demeure donc, même sans-emploi, un travailleur à part entière dont le capital refuse de payer la mobilité, élément pourtant essentiel dans sa politique de restructuration. Cependant le capital conçoit le danger réel qu’il y aurait à laisser se développer sans limite le taux de chômage, le potentiel d’explosion social que représenterait une masse trop important de chômeurs. Alors, il laisse croire qu’il contrôle bien le mouvement et maitrise le chômage, en donnant çà et là, à telle ou telle catégorie de travailleurs sans emploi, des indemnités pouvant aller jusqu’à 90% du salaire.

LE CHÔMAGE AUJOURD’HUI

Si le million passé de sans-emplois était concerné par le loi dite des 90%, nous dirions bravo ! et nous fermerions boutique. Mais ce n’est pas le cas, puisqu’à peine 4% des 30% des chômeurs secourus et pouvant bénéficier de cette loi, au titre de licenciement collectif ou individuel pour motifs économiques, ont touché aujourd’hui l’indemnité des 90%. Les autres doivent se contenter de l’aide publique ou de l’allocation des ASSEDIC, ou des deux à la fois. Dans tous les cas, par le biais des commissions paritaires tous les 3, 6 et 9 mois (pour ceux qui bénéficient de la loi des 90%), ou de la formation permanente, par le biais du pointage ou des complications administratives soigneusement entretenues, le chômeur risque dans raison réelle (car l’ANPE trouve toujours un motif) de perdre ses droits de toute façon d’attendre un minimum de deux mois pour que son dossier soit accepté (ou refusé). Entre temps, il ne percevra aucune indemnité ou allocation d’attente. Il peut même pointer pendant deux mois et voir son dossier refusé, sans qu’un seul centime lui soit versé.
C’est cela la condition des chômeurs qui ont une petite chance de toucher une aide quelconque de l’État ou de l’Assedic. Notons déjà qu’une petite minorité d’entre eux est concernée par la loi des 90%, qui dans ces conditions ne constitue pas une concession réellement importante de la part du capital, comme certains voudraient bien le faire croire. Mais il y a aussi tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ne peuvent toucher une allocation de chômage et qui pourtant constituent ce volant de mobilité sur lequel compte le capital pour relancer l’expansion.
Ce sont d’abord les femmes sans emploi qui ne peuvent bénéficier de l’allocation du fait d’une interruption d’un an ou plus ; les jeunes ensuite, à la recherche d’un premier emploi ou qui n’ont pas travaillé assez longtemps avant d’être licenciés pour toucher les allocations de chômage ; les immigrés soumis à des contrats temporaires ; les hors-statuts dont le nombre s’accroit (au total, si l’on tient compte des salariés dans le secteur public et para-public, on obtient un nombre d’un million de hors-statuts, soit 25%) ; les intérimaires et les vacataires dont le nombre varie selon les périodes de 600.000 à 800.000.

LUTTE SUR LE TERRAIN DU CHÔMAGE : UNE LUTTE SPÉCIFIQUE

1/ La lutte des chômeurs est une lutte spécifique et pour cette raison doit être radicale et offensive. Elle concerne la masse des sans-emplois, dont les besoins quotidiens ne sont pas inférieurs à ceux des travailleurs. Pour eux aussi, les tarifs de transports, les loyers ; les quittances de gaz et d’électricité existent et ne souffrent aucune réduction, alors que progressivement ils voient leurs revenus s’amoindrir. Aucun espace ne leur est ménagé par la société, sinon au titre de la charité communale, pour soulager leurs besoins quotidiens. Ce n’est pas parce qu’on est sans revenus et sans travail qu’on n’a pas de gosses à faire soigner. Alors que les prix augmentent et que le chômage est là, dit-on, pour diminuer le taux de l’inflation, les supermarchés regorgent de produits que nous devons acheter au même prix que tout le monde.
Faut-il que nous attendions la prochaine hausse des tarifs pour décider que notre carte de chômeurs suffit en guise de titre de transport ?
Faut-il que nous soyons à la limite de nos ressources pour décider en masse de ne pas payer le gaz et l’électricité ?
Le droit absolu du chômeur est de percevoir un revenu garanti et cela dès le moment où il se présente à l’ANPE ; ainsi le terrain social constituera le lieu où il pourra exprimer et satisfaire ses besoins quotidiens et s’approprier la part de richesse qui lui revient de droit et que l’État lui refuse.
2/ La lutte des sans-emplois est spécifique aussi vis à vis de la stratégie syndicale et politique de la gauche classique ou des groupes révolutionnaires qui hésitent à couper le cordon ombilical qui les unit à la vieille idéologie socialiste du travail qualifié, du salaire dignement gagné dans l’amour de l’outil de travail.
Si à l’intérieur de l’usine, la lutte contre les licenciements passe juste titre par la défense de l’emploi, comme l’affirme le syndicat, il est bon toutefois de faire des nuances qui ont leur importance politique. Que peut signifier en effet la défense de l’emploi pour ceux dont le statut est justement de ne pas avoir d’emploi fixe, parce qu’ils sont sans qualification (les OS, les intérimaires, les employés et dont les luttes ont montré que les objectifs décisifs et unificateurs étaient dirigés contre les catégories et pour des hausses massives et uniformes de salaires ?
Pour tous ces travailleurs sans qualification, la lutte sur le salaire prime sur la lutte pour la défense de l’emploi, de la même façon qu’un chômage total remboursé à 90% est plus avantageux qu’un chômage partiel, financièrement parlant. Or c’est cette classe ouvrière là, sans qualification et qui refuse la contrainte du travail d’usine, qui se retrouve aujourd’hui la première confrontée au problème du chômage et du revenu garanti.
3/ Si aujourd’hui la lutte des chômeurs est spécifique vis à vis du syndicat, elle l’est aussi en matière d’organisation politique tout court. Elle ne répond plus au subtil distingo passéiste entre la lutte économique à l’intérieur du syndicat et la lutte politique dans les partis politiques traditionnels de la classe ouvrière ; "la perspective générale, politique ne se retrouve dans nulle idéologie, fût-elle aussi sympathique que celle de la Révolution. Elle trouve son fondement et son guide le plus sûr dans les exigences de ce que sont aujourd’hui les prolétaires, l’exaltation des besoins matériels des ouvriers, l’organisation pour les satisfaire et cela contre le travestissement de tous ces besoins dans les objectifs syndicaux et socialistes" [1]. Cette spécificité, c’est donc l’organisation autonome des chômeurs sur la base de leurs besoins quotidiens, contre tout contrôle, c’est-à-dire contre toute politique administrative et de revenu, visant à briser le mouvement des sans-emplois.

BILAN D’ORGANISATION

Sur cette voie que le Collectif Chômage s’est fixée, nous pouvons déjà tirer un bilan partiel de plusieurs mois de pratique. Son premier objectif était de donner au mouvement des chômeurs les moyens organisationnels et politiques qui lui permettent le mieux de saisir et le plus immédiatement possible les besoins des chômeurs et de les porter là où le pouvoir de décision économique et financier réside.
À cette fin, les premières tâches du Collectif Chômage ont consisté en des interventions régulières sur les ANPE de Paris, avec quelques mots d’ordre prioritaires : suppression du pointage ; simplification des dossiers ; et surtout allocation d’attente pour tous dès l’inscription à l’ANPE. De plus des tracts ont mis en lumière les possibilités d’appropriation immédiates sur le terrain social et de refus de se soumettre aux tarifs de la RATP, aux quittances de gaz et d’électricité.

LES COMITÉS DE CHÔMEURS

Au bout de quelques semaines d’intervention, des comités plus ou moins large se sont réunis dans trois quartiers de Paris, correspondant aux ANPE où le Collectif Chômage intervenait. Ces comités regroupaient des chômeurs du quartier et des camarades du Collectif Chômage. La permanence hebdomadaire semblé, dans un premier temps, le moyen le plus approprié pour élargir le comité, diffuser l’information, mais ne donna pas les résultats espérés : si le chômeur souhaite le contact et la discussion dans les files d’attente de l’ANPE, il accepte mal le fait d’être contraint à une sorte de pointage, à savoir une réunion où sont ressassés les mêmes problèmes que les siens.
Il en ressortit une double nécessité :

  • 1 Maintenir la permanence hebdomadaire dans la plupart des quartiers pour préparer les interventions suivantes. Elle continua à jouer son rôle réduit de plaque tournante où les chômeurs viennent demander des informations juridiques, quelques éclaircissements pratiques. Hormis cela, il était très difficile de dépasser cette fonction d’information purement syndicale que, par ailleurs le syndicat n’a même pas entreprise.
  • 2 Pour cette raison, les comités appelèrent à des réunions, par voie de tracts diffusés sur les ANPE, où les camarades redéfinirent les grandes lignes de la plate-forme et les objectifs immédiatement tangibles. Les réunions permirent de renforcer les comités et de faire prendre plus d’initiatives aux chômeurs du comité, initiatives des interventions, de la rédaction des tracts, de l’élargissement des contacts.

    Ceci devait correspondre à un saut qualitatif dans l’intervention. Les forces militantes étant insuffisantes pour multiplier les interventions dans les ANPE périphériques, les comités de chômeurs n’ayant de sens que dans la revendication active des droits (et bien sûr leur extension), il fallait entrevoir des actions regroupant l’ensemble des comités de chômeurs en direction d’un centre de décision jugé important stratégiquement. Ainsi furent visitées les Allocations Familiales et la Direction Départementale de la main d’oeuvre, où une délégation de chômeurs fut reçue après force négociations avec le direction et les renseignements généraux. Ces interventions, dans l’axe de ce que le Collectif a proposé dans sa plate-forme, permettent de mesurer les rapports de force dans les différents centres de pouvoir et d’ajuster les revendications pour frapper plus juste à l’endroit le plus sensible à la fois suivante. Ces manifestations, en outre permettent le support nécessaire à une intervention par voie de presse, ce qui nous a valu des articles dans "Libération" ainsi que dans "Le Monde". (Ce dernier intitule pompeusement les comités de chômeurs ’syndicat des chômeurs", dénomination certes exagérée, mais néanmoins significative du vide syndical extraordinaire à ce sujet)

    LE COLLECTIF

    Ces actions nécessitent un minimum de coordination : là réside la fonction parallèle du Collectif par rapport aux comités de chômeurs. Les réunions du Collectif, en général bi-mensuelles, rassemblent les chômeurs et sans-emplois, les militants autonomes qui sont à l’origine de cette initiative politique, ainsi que des chômeurs qui ont rejoint le Collectif ultérieurement.
    Ces réunions sont des réunions de bilan, d’information par rapport aux tâche effectuées par les différents comités, mais aussi des réunions de propagandes, propositions aussi bien d’informations que d’actions. À cet égard, le Collectif a pris l’initiative, en collaboration avec des avocats, de mettre au point une brochure : "Le manuel du chômeur", liant l’aspect juridique des droits des chômeurs à l’expression politique autonome que la lutte pour les arracher doit prendre.
    Les fonctions du Collectif en matière d’intervention est de coordonner les différents comités, assurer l’échange d’informations à l’intérieur comme à l’extérieur. Il centralise le courrier, délègue une commission pour y répondre, assure les comités en moyens divers : affiches, papiers pour tracts, etc..., assume les questions financières.

    PERSPECTIVES ORGANISATIONNELLES

    L’expérience du fonctionnement des comités permet déjà d’entrevoir les moyens que nous devons mettre en oeuvre pour accélérer la constitution de comités autonomes de chômeurs et élargir notre initiative au delà de la région parisienne, comme le courrier reçu par le Collectif nous permet déjà de l’entrevoir.
    A un niveau très simple, nous pensions que l’autonomie n’étant pas un comportement politique généralisé, il est nécessaire de le favoriser en offrant aux chômeurs la possibilité de se réunir en des lieux et des moments très proches de leur présence aux centres de pointage, dans une salle de mairie attenante au centre de pointage. Les camarades du 13e et 14e arrondissements ont pu obtenir de très bons résultats en réunissant les chômeurs pendant le pointage, dans une salle de la mairie attenante au centre de pointage. Ces simples considérations de temps et de lieu ne son pas inopportunes, car pour nous, il s’agit d’organiser et de formuler l’expression immédiate d’un comportement de refus de masse. Les comités de chômeurs ne délivrent pas de cartes de syndicat à faire valoir sur les luttes à venir, car c’est ici et maintenant que s’articulent les moments de lutte offensifs dirigés contre l’initiative du capital. La priorité réside dans les moyens de permettre la claire expression politique du chômeur-masse, confronté aux problèmes administratifs et surtout financiers de sa condition. Même si nous ne réussissons pas à bouleverser les données actuelles de la condition de chômeur, quand bien même nous n’obtiendrons que la régularisation immédiate des cas des quelques dizaines de chômeurs, nous aurions considérablement avancés. Nous aurions le mérite que tous ceux qui parlent ne l’air du chômage n’ont pas, d’avoir engagé un processus de lutte tout à fait neuf et à un niveau de masse, sur les besoins objectifs et actuels de milliers de sans emplois. Dès maintenant, nous soumettrons aux "responsables administratifs" du Travail, des cas précis de refus de dossiers, de non versement d’allocation, et c’est là dessus qu’ils devront se déterminer. Mais notre action ne s’arrêtera pas à la constatation des limites que l’on peut atteindre pour l’obtention de nos droits. Il ressort des premières observations que nous avons pu faire que la grande majorité des refus de dossier avait une cause unique : le chômeur considéré n’a pas pu justifier d’un total de 150 jours de travail (ou 1000 heures) dans l’année précédent son inscription. Nous devons imposer la suppression de cette loi ainsi que celles de toutes les conditions restrictives sur la façon dont on a perdu son emploi. Voilà la ligne de notre action à court terme ; à plus long terme nous voulons : le salaire garanti pour tous ceux qui ont perdu leur travail, par licenciement ou non, quel que soit le temps de travail auparavant, et le SMIC pour les jeunes à la recherche d’un premier emploi.
    À un niveau plus large, nous espérons pouvoir matérialiser les contacts que nous avons eu avec certains groupes de chômeurs en province, avec tous ceux que ce type de lutte concerne : organisations de travailleurs immigrés, jeunes marginaux, groupes de femmes en lutte, comités divers de soutien ou de popularisation : en effet l’organisation de l’autonomie ouvrière est non seulement une chose possible, si nous nous en donnons les moyens, mais surtout elle est ressentie comme une nécessité par de nombreux militants révolutionnaires "perdus dans la nature" ou engagés dans la lutte syndicale par manque d’autre perspectives d’organisation sur le terrain de la lutte pour le salaire garanti.
    Avant-tout, il nous importe de diffuser l’expérience de notre pratique et notre point de vue sur la crise, car un nouveau cycle de luttes est ouvert par les besoins du capital en matière de restructuration : les luttes sur le chômage le prouvent. Bientôt nous espérons être en mesure de jeter les bases d’une plus grande coordination de l’autonomie ouvrière et pour cela le débat politique sur la situation et l’organisation doit être à l’ordre du jour.

Notes :

[1Les luttes ouvrières en France en 1972, Stratégie du refus, n°8, p. 47.




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