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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Plate-forme de l’A.G. de Camarades
{Camarades}, n°1, Avril-Mai 1976, p. 5.
Article mis en ligne le 15 décembre 2013
dernière modification le 12 décembre 2013

par ArchivesAutonomies
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LES POINTS ESSENTIELS sur lesquels les participants se sont mis d’accord, au cours des AG des 10 et 16 ianvier 76

SUR LE PROJET POLITIQUE

L’initiative proposée (une revue, un journal expression d’une Assemblée générale ressemblant des militants de l’autonomie) ne sera pas un "Libé un peu plus politique" donc une "boite à lettres" politique de "bilans de luttes".
Les militants du mouvement révolutionnaire "sans organisation nationale", "sans parti" qui lancent cette initiative font un pari. Le pari qu’il ’y a une cohérence interne à tous les comportements qui émergent des différents secteurs autonomes, qu’il s’agit d’une cohérence globale, politique, et qu’elle peut devenir un programme. Un terrain d’initiatives pratiques qui seules permettront de débloquer concrètement le problème de l’organisation révolutionnaire.
Il n’existe pas à ce jour de lieux où puisse se dégager cette cohérence.
Cette cohérence interne, et les moments de regroupement, ne peuvent en aucun cas se faire par une "direction externe" (un groupe politique déjà constitué en dehors des autonomies, ou encore moins par une petite revue publient les réflexions si intéressantes soient-elles, de gens qui ont un avis SUR l’autonomie globale).
En raison de l’expérience du mouvement révolutionnaire en France, ces dernières années, ces lieux n’existent pas. Et leur absence se fait sentir, face à la présence des courants réformistes, trotskystes et "gauche syndicale" dans le mouvement révolutionnaire.
L’initiative proposée par Camarades, se veut une contribution à la création de ces lieux. Nous ne prétendons pas faire de l’AG de la revue LE LIEU DU DÉBAT, mais créer UN des lieux des débats, des confrontations. Nous invitons tous ceux qui sont arrivés à des idées voisines à joindre toutes les forces de l’autonomie pour multiplier les lieux de regroupement, et pour dépasser les limites de l’initiative que nous proposons parce qu’elle correspond à ce que nous pouvons assumer.
Nous voulons faire une REVUE MILITANTE DE L’AUTONOMIE. Cela veut dire mettre en avant certaines pratiques, à condition qu’il s’agisse de pratiques, de luttes réelles, qu’il s’agisse d’expérience de masse, ou d’expérience radicales, mais qui correspondent à un besoin ressenti dans le mouvement.
Cela voudra dire que nous choisirons les luttes qui font le plus avancer la recomposition du mouvement révolutionnaire. En fonction des hypothèses qui ont amené cette initiative (le 4 pages, numéro spécial de Camarades, n° 4).
Nous faisons le pari que doit s’affirmer et se vérifier une cohérence politique de l’ensemble de l’autonomie (et pas forcément, ni seulement une cohérence théorique d’analyse) autour de la revue. Quelle implication cela veut-il dire pour tous ceux qui ont participé à l’initiative ?
Que tous les membres de l’AG de Camarades, se sentent collectivement responsables du projet et du pari d’une rencontre des collectifs autonomes, des mouvements des autonomies autour d’un projet global. Lorsque des camarades, impliqués dans une lutte sur un front posent des demandes, le débat et les initiatives doivent être pris en charge collectivement.
Les camarades militant dans les autres mouvements s’engagent chacun dans leur lieu d’insertion militante à aider à une rencontre dans la pratique et dans la lutte, et à la constitution d’un front de l’autonomie dans la mesure où cette demande est faite.
Camarades, pour éviter de fonctionner comme un cartel de groupes, et reconstituer une nouvelle version des "secteurs d’intervention" d’un petit parti, est formé d’adhésions individuelles de militants appartenant à des mouvements totalement autonomes. La participation des camarades de ces groupes n’entraine aucun lien organisationnel obligatoire avec la revue.
Les initiatives sont prises par l’AG des militants qui participent à un titre ou à un autre à la confection et à la réalisation des numéros (participation aux AG, cotisation, travail militant...).

SUR LE FONCTIONNEMENT

Il n’y a pas de comité de rédaction chargé d’élaborer, de choisir et de censurer les textes du canard. Un collectif technique responsable devant l’AG se charge de la réalisation technique (distribution, contacts, obtentions des contributions décidées par l’AG)
L‘AG, seule, dispose du pouvoir de censure.
Elle accepte ou rejette telle quelle (sens en modifier le contenu ou l’abréger) les contributions de lutte d’un groupe, d’un mouvement, qui ne participaient jusqu’à présent au canard.
Elle discute de ces contributions après leur publication.
S’il s’agit de contributions issues de groupes dont des militants participent à la revue, la même procédure est suivie.
Pour les contributions théoriques de militants isolés, même chose.
L’AG discute de façon détaillée et souveraine de tous les points des articles de synthèse politique, théorique, ou des initiatives engageant l’ensemble de la revue.




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