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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Les nouvelles formes de lutte des sans-papiers : les travailleurs mauriciens contre les patrons clandestins
{Camarades}, n°2, Été 1976, p. 48-51.
Article mis en ligne le 9 janvier 2014

par ArchivesAutonomies
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Sainte-Odile est à Paris, à deux pas de la porte de Champerret, le lieu de rassemblement des sans-papiers mauriciens. Une salle aménagée en sous-sol, où, depuis bientôt 3 ans, la communauté des travailleurs originaires de l’ile Maurice se retrouve chaque dimanche pour enten­dre et examiner les cas de chacun de ses membres. Chacun y vient livrer ses difficultés, ses problèmes. L’assemblée s’efforce de trouver des remèdes.
Pour les employées de maison qui viennent à l’as­semblée des sans-papiers et qui participent à la commis­sion-femmes du MTM, joindre Ste-Odile n’a pas toujours été facile. La plupart des mauriciennes ont mené une lutte pour bénéficier de leur jour de repos hebdomadaire que les employeurs leur confisquaient et pour imposer à leurs patrons respectifs que ce jour de repos tombe un dimanche.
Bien connu des mauriciens, cet endroit attire les mauriciens de la province, de passage à Paris, venant chercher des informations, apportant des nouvelles des groupes isolés. Des informations, s’informer, sonder, enquêter. Sur les nouvelles de Maurice, les rumeurs de l’ambassade, la lutte pour les papiers. Pourquoi nous refuse-t-on les papiers ? Pourquoi devons-nous travailler clandestinement ? Les préfectures, partout, nous ont donné des refus de séjour, des avis de refoulement. Pour­quoi nous empêche-t-on de travailler librement et d’exer­cer notre métier, ou d’en apprendre un vrai ?
Les femmes régularisées en 73 ou en 74, sont condamnées à être durant leur séjour en France des employées de maison. Curieuse coopération, drôle de promotion. Depuis le 24 février 76, les autorités exigent qu’elles aient travaillé 4 années pour les autoriser à faire venir leur conjoint et leurs enfants. Qu’est-ce que ça signifie ? Interdiction d’avoir une famille quand on est une femme immigrée ? ou encouragement à l’émigration clandestine de maris "touristes" ? Mais ce secrétariat d’État à l’immigration ne cherche-t-il pas, par cette mesure, à sélectionner les familles, les unes "assimila­bles" recevront la carte C, de 10 ans, et maris et enfants pourront alors s’installer et travailler en France ; les autres "inassimilables" se verront refuser le renouvelle­ment de leurs papiers et l’administration, pour se justifier, pourra invoquer toute sorte de motifs, chômage accru, logement insuffisant pour la famille appelée à se regrou­per.
Les problèmes sont constants. Il y en a de toute sorte. Celui qui s’est fait vider de sa chambre d’hôtel parce qu’il fait’ la cuisine ou a bouché son lavabo. Celle qui perd son logement parce que sa patronne a appris qu’elle était enceinte. Celui qui cherche du travail. Des logements, des papiers, des escrocs, des employeurs sans scrupules, des flics, des français racistes... Rares sont les problèmes individuels. Un dit à l’assemblée : "voilà mon problème c’est..." et ils sont dix, quinze, à décrire la même situation. Chacun écoute, tout le mon­de peut parler. Qu’allons-nous faire ? Comment nous y prendre pour empêcher l’hôtelier raciste de jeter à la rue Raj ? Et dissuader Madame Wilmot-Roussel de contraindre son employée de maison à lui adresser une lettre de démission qui lui ferait perdre tous ses droits et son logement ?
Pour les participants de ces assemblées, la lutte est payante. A partir d’indices, parfois insignifiants, on mène une enquête à plusieurs. La lutte, à Troyes, des mauriciens contre l’entreprise des frères Silvério a été possible parce que les mauriciens, avant de rencontrer les gens qui allaient les aider à vaincre, avaient ensemble poussé trop loin une enquête sur ce qu’ils étaient obli­gés de subir et avaient recueilli une somme précieuse de détails et de documents. A l’enquête des travailleurs, l’instruction du juge n’ajoutera rien.
Récemment, le 5 avril au petit matin, une trentaine de mauriciens vont faire le tour de leur ex-patrons respec­tifs pour obtenir le paiement des salaires ou des heures dûs, la ré-embauche d’un « sans papier » licencié au mo­ment où l’employeur doit remplir son contrat, etc. Un simple appel avait été lancé la veille à Ste-Odile. Il est vrai que, rue de Mulhouse, débarquer le jour de l’ouvertu­re du salon du prêt-à-porter, dans une maison de confec­tion pour obliger un patron, Zelmann, à respecter ses engagements vis à vis de son aide-coupeur mauricien, c’est s’assurer quelques bons moments. Le groupe inves­tissant les lieux de vente en gros, empêchant les clients d’entrer, souvent les faisant fuir, pensez que ces clients des maisons de gros du prêt-à-porter viennent de la pro­vince faire leurs achats pour la saison. Un client qui ne rentre pas chez vous, va chez le voisin. Comme les modé­listes ont tous copié à la même source... Une heure et quart d’occupation, c’est à dire une bonne dizaine de ventes perdues, eurent raison de l’employeur devenu hystérique, parce que comptable.
A quelques pas, les mauriciens tiennent sur le trottoir de la rue de Cléry une assemblée. Chacun commente l’intervention. "Il est possible de gagner". "Si on allait à Bobigny ?".. "Quoi faire ?". "Il y a une boite, la société française de cartonnage et de papeterie qui nous a fait travailler jour et nuit le mois dernier. Quand on a demandé notre salaire, on a pris des coups dans la gueule. Le type qui nous a cognés est lui-même un mauricien, sans papier comme nous et les mauriciens qu’il a recrutés pour nous remplacer. Il prétend qu’il est associé au patron."
Les mauriciens, à tour de rôle, exposent leurs problèmes dans ce groupe d’intervention dont la compo­sition n’est pas le fait de la solidarité, mais de la ressem­blance. A l’appel, ont répondu les travailleurs qui se trouvaient dans la même situation. Ils en discutent sur le trottoir parce que l’action chez Zelmann a été, à leurs yeux, efficace. Le succès les encourage à se livrer dans l’action et à se servir de la force mobilisée. Ainsi, des camarades mauriciens demandent ce qu’on peut faire chez les fleuristes qui ont rempli leurs contrats, mais que le ministère a rejettés. Un autre pose le principe d’une nouvelle action sur une boite de confection, les créations nouveautés Elme, rue de Taylor, etc.
A Bobigny, le groupe va tenir un siège pendant plusieurs heures. L’entreprise, construite contre une station d’essence, n’a qu’une entrée : une porte de garage coulissante qui permet à une camionnette d’apporter matin et soir des vieux papiers. Des presses mettent en balles, papiers et vieux cartons. La façade laisse voir les fenêtres d’un logement sur le côté. Pas d’autres ouver­tures, ni aération. Quand on fait le tour de cette bâtisse, on a le sentiment de contourner une prison. Pire, car pas un trou d’air. Prévenu des précautions prises par les employeurs de cette société quasi-clandestine, non-déclarée sur les registres de commerce, le groupe d’inter­vention discrètement sur la pointe des pieds atteint le portail. On entend parfaitement des voix et le bruit de machines. La poignée tourne, mais la serrure est fer­mée à clef. On frappe. Personne ne répond, personne ne vient ouvrir. Un silence brusque se fait dans l’atelier. On s’adresse aux ouvriers en créole pour les rassurer : nous sommes des amis. Rien y fait. Que faire ?
Il faut attendre la camionnette ou le camion. II est midi, c’est certain qu’il arrivera à un moment ou à un autre. Décision est prise d’attendre. Quelques copains qui doivent travailler dans l’après-midi nous quittent, mais le petit groupe qui reste se réfugie dans un bistrot à 200 m. Un tour de garde est organisé. Les guetteurs sont relevés, tous les quarts d’heure. Les heures passent. Le fric qu’on dépense pour bouffer, on décide de se le faire rembourser par le patron, et tous les frais de l’opé­ration. Les camarades fleuristes avancent l’argent, à nou­veau, nous discutons. D’une boite à Sarcelles qui ramasse les ordures et travaille pour le compte de plusieurs munici­palités du nord de Paris. C’est plein de sans-papiers, des mauriciens et des arabes. Les bennes sont des vrais tacots. Toujours en panne. Les mécanos sont réveillés en pleine nuit pour aller réparer, le patron les met ensuite au boulot, sans qu’ils puissent récupérer le sommeil interrompu. Cela fait parfois des journées continues de 3.6 heures. Pour gagner quoi ? 6 F de l’heure, sans sécu­rité sociale. Quand tu es malade, c’est la porte.
Les fleuristes parlent des accidents de travail.
19 mars, H.F. s’empale sur une fourche de présentoir à fleurs. Sans papiers, son état est grave. Le patron le conduit du Ve arrondissement à la clinique des Cèdres, en banlieue sud. La, le blessé reçoit les soins d’urgence. Mais quand il regagne son domicile après une semaine d’hospitalisation, payée par l’employeur, il ne se sent pas bien. Une veine importante a été touchée et le méde­cin de quartier l’invite a rester allongé quelques jours. Mais cette convalescence ne convient pas à l’employeur qui lui fait savoir par ses amis mauriciens que s’il ne re­prend pas le travail, il le met à la porte. "Après tout ce que j’ai fait pour lui, il ne doit pas abuser". Pour ne pas perdre son boulot, le "sans-papier" a repris, mal soigné, blessé, son poste de travail. Comment pouvait-il faire autrement ?
Vers 15 H 30, alerte. La patronne vient d’arriver au volant d’une Austin. On accourt et nous entourons la voiture. C’est vous que nous voulons voir. Tout de suite. C’était une mauvaise journée pour elle. Un gravier venait de faire voler son pare-brise en éclats, ce gravier nous faisait plaisir. Elle ne peut résister longtemps. L’ab­sence du mari, le patron, ni celle du contre-maftre-recruteur-associé, l’ami, ne sont acceptables. Battre en retraite ? son véhicule est inutilisable et déjà les camarades s’y opposent. Il lui faut entrer dans les locaux bouclés à double tour et nous avec. Dans un bureau, pas mal bordélique, les victimes réclament leur dû et font part de la plainte qu’ils ont déposée au commissariat et à la pré­fecture contre l’entreprise. Le commissaire n’a pas trouvé trace de l’enregistrement de cette société sur les registres du commerce. La patronne se défend, et ses arguments sont précis. Elle est bien un responsable. "La boite est neuve, affirme-t-elle, nous avons donc 3 mois pour nous mettre en règle. Ce délai n’est pas passé." "Faux, répon­dent les travailleurs, le mauricien qui nous a embauchés travaille pour vous depuis septembre dernier." "Il ne s’agissait pas de cette société." "C’est vrai, mais tous les 3 mois vous prétendez créer une nouvelle affaire." "Je vois que les ennuis vont pleuvoir. Cela nous appren­dra à vouloir rendre service. Maintenant, je n’ai rien à ajouter. La paie est versée le 10 chaque mois. Mon mari est en Allemagne. Je n’ai pas d’argent. Revenez demain. Sans renfort, sinon, j’aurai mes renforts égale­ment." "Demain, pas question." A cette réponse ferme des travailleurs, les renforts de la patronne arrivent, il s’agit en fait du mauricien recruteur qui était à côté dans l’atelier, tapi, silencieux depuis midi. Ce contre-maître impulsif, qui a travaillé comme videur à Pigalle dans plusieurs établissements de nuit, a fréquenté en août dernier Ste-Odile et les assemblées de sans papiers. Re­connaissant immédiatement les militants du MTM, son agressivité disparait. Le loup devient agneau. Mais les victimes ne se laissent pas tromper, ce jeu redouble leur colère. La patronne est désespérée de voir s’effondrer son unique soutien. Il reste à négocier, à payer les travail­leurs et à s’engager à leur payer les heures supplémentai­res la semaine suivante.
Chaque mercredi, la commission exécutive des "sans-papiers" fait le point de ces actions. La journée d’action du 5 avril a été riche d’enseignements sur l’or­ganisation du travail dans les boites de sous-traitance de la confection et du prêt-à-porter. Et sur l’organisa­tion du marché du travail clandestin. Encore une fois, le mouvement pouvait montrer qu’il existait des lieux clandestins de travail pour les sans-papiers. (voir en sep­tembre la lutte des mauriciens contre les confections Avryl ; cette lutte avait permis de découvrir le réseau des ateliers clandestins de cette société en liquidation). Mais, encore une fois, le mouvement doit insister sur le fait que tout travailleur "sans-papiers" est confronté, à tout moment, à un monstrueux mécanisme qui peut faire de lui, indépendamment de sa volonté, une victime surexploitée ou un escroc entre les mains d’un employeur sans scrupule (comme on aime à moraliser !), ou d’une entreprise qui ne peut faire de profit que sur le dos des sans-papiers, soit parce que la concurrence de boites importantes est trop forte et qu’il faut vendre sans béné­fice, donc sans profit ; soit parce qu’on produit exclusi­vement pour une maison mère qui donne le travail à l’atelier qui produit aux meilleurs prix. Dans ces cas précis, le mouvement des travailleurs mauriciens a pu manifester sa détermination de défendre les intérêts des mauriciens sans-papiers, sans pour autant leur faire courir le risque de perdre leur seule source de revenus. Lutter ainsi, c’est faire avancer la lutte pour les papiers, et les mauriciens ne l’oublient pas.
A plus d’un titre, Ste-Odile est une mémoire. Mémoire qui reconstitue régulièrement l’histoire du mouvement des sans-papiers mauriciens. Mémoire qui se déplace de délégation en délégation : Pas question de rencontrer un fonctionnaire de la main-d’œuvre, ou un haut personnage du ministère de la coopération, ou le secrétaire d’une chambre patronale quelconque sans lui imposer les péripéties des travailleurs. Dans l’ordre : le recrutement à Maurice, la propagande de la francophonie, "La France, seconde patrie des mauriciens", les compagnies de charter qui agissent pour des employeurs, ainsi la Trans-Océan-Club pour l’entreprise Silvério et le Club-Méditerranée, le voyage de Belgique à la gare du nord, les employeurs des mauriciennes, (dans un salon de thé de Troyes, début 74, la jeune vendeuse surprend les grandes dames de la ville se plaignant : "Je ne comprends pas, on nous avait pourtant promis ce charter d’employées de maison de l’Ile Maurice pour le début de ce mois."), le rôle de l’ambassade qui recrute des sans-papiers pour le restaurant Safari International, l’af­faire Silvério et la première condamnation d’un patron pour trafic de main-d’œuvre étrangère, l’affaire de la Légion Étrangère (des pères de famille étaient enrôlés sans connaître le règlement de la Légion qui impose à l’engagé de changer de nom et de ne pas communiquer avec sa famille pendant la durée de l’engagement, en échange de quoi, il reçoit une formation professionnelle. En peu de mots, Jean Benoit du "Monde" nomme "le scandale des mauriciens".
De mai 75 à décembre 75, les assemblées de sans- papiers mauriciens foumissent à la lutte pour les papiers des travailleurs capables d’organiser la résistance de la communauté mauricienne et de décider d’interventions à partir de comités de "sans-papiers" disséminés dans la région parisienne. "Les mauriciens c’est comme des lézards, chacun immobile sous le soleil, si le moucheron passe trop près, la langue du lézard l’attrape, si un danger surgit, il le laisse tomber dans son trou". Tenant compte de l’autonomie des mauriciens , de la singularité de ces luttes pour trouver du boulot, des patrons, (fonctionnera de juin à août un bureau de recherche d’emploi pour les immigrés, rue Dulong) des chambres de bonne, de la bouffe et défendre des "sans-papiers" surpris dans les super-marchés à faucher, ou emmenés par les flics et gardés à vue plusieurs heures, puis libérés avec un "refus de séjour" leur intimant l’ordre de quitter le territoire français dans les 48 heures. Faisant l’expérience quo­tidienne de centaines de négociations avec les flics, les hôteliers, les gardiens d’immeuble, les agents de la RATP ou de la SNCF, les patrons, la médecine du travail, la main-d’œuvre et la préfecture. Les responsables du mouvement assurent la liaison entre les groupes qui mènent une agitation permanente et indépendante. Ainsi la mise à sac, rue de Courcelles, en septembre du bureau de la compagnie de charter, "le cercle Mauricien de l’Europe" camouflé dans une maroquinerie, pour protester contre la traite des mauriciens. Et l’affrètement de 17 avions-charter par le "Cercle" programmé pour les semaines à venir.
La lecture de la presse de l’île Maurice nous rensei­gne souvent sur l’activité des sans-papiers. Une quin­zaine de "sans-papiers" ont fait la Une du quotidien "Le Mauricien" courant février pour avoir saccagé les locaux d’une société d’intérim rue Pasteur et avoir violem­ment frappé son directeur. Une enquête du MTM, pos­térieure à cette action, permet d’affirmer que ces travail­leurs ont agi pour punir une société spécialisée dans le recrutement de sans-papiers et leur exploitation.
Un employeur, patron de la société SECURIMMO, est lui, en fuite. Il a payé un mauricien en nature : une paire de souliers achetée aux puces, le jour de son embauche. Ce mauricien et 3 de ses compatriotes le recherchent activement. L’atelier a été déménagé, sa maîtresse affir­me qu’elle l’a foutu à la porte. Ses anciens logements sont occupés par de nouveaux locataires qui ne l’ont pas connu. Le MTM a lancé un avis de recherche permanent, son nom est Paul Griletz. Il doit quatre paies.
Voilà, quelques traits qui nous semblent caracté­riser le mouvement des "sans-papiers" mauriciens. Déli­bérément, nous n’avons pas voulu montrer les autres versants d’une lutte qui a partiellement vaincu le secré­tariat d’État à l’immigration, et complètement mis en échec sa politique du retour. Des autres versants, il faut savoir :

  • 1- La "guérilla de délégations" qui de semaine en semai­ne mettra en valeur les contradictions entre les intérêts français dans l’océan indien et les exigences de l’écono­mie intérieure et du maintien du marché du travail clan­destin.
  • 2- L’apparition au pays d’origine d’un large mouvement de solidarité aux « sans-papiers » organisé à partir des familles des émigrés.

    Ces autres versants de la lutte ont correspondu à la nécessité d’élargir le registre des lieux d’intervention. Très tôt, le MTM a vu que la création d’un secrétariat d’État à l’immigration était la riposte gouvernementale aux luttes contre la circulaire Fontanet-Marcellin qui s’étaient servies des contradictions entre le ministère du travail et les préfectures. Un tel secrétariat devait s’éfforcer d’empêcher l’usage de ces contradictions. Les mauriciens se sont efforcés de dresser les responsables du ministère de la coopération et de la direction des services de la francophonie aux Affaires Étrangères, contre le couple Dijoud-Ponia. Le développement du mouvement de soutien, à l’île Maurice, obligera les gou­vernants de l’ile à prendre position en faveur des sans- papiers, mais c’est l’évêque de Port-Louis qui débloquera la situation. Mgr Margéot, répondant à l’appel lancé par les sans-papiers, viendra participer aux assemblées de Ste-Odile et mènera lès 17 et 19 décembre des négo­ciations avec Dijoud en personne. Ces négociations ont permis entre le 10 janvier et le 5 mars la régularisation de 700 travailleurs.




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