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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Qui sont les provocateurs ?
Supplément à {Front Libertaire des Lutte de classe}, n°107, 24 Mars 1979, p. 3.
Article mis en ligne le 18 décembre 2013

par ArchivesAutonomies
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Nous avons déjà expliqué comment le S.O. CGT à tout au long de la manif, collaboré avec les flics, comment il a provoqué les premiers affrontements en chargeant avec les flics les "incontrôlés" qui jusqu’alors restaient bien tranquilles derrière les gars de Longwy.
Mais la CGT monte tout un baratin sur les autonomes manipulés par les flics. Sur ce point il faut être clair, nous ne saurions nier avec une absolue certitude qu’il puisse y avoir des flics infiltrés dans le mouvement autonome, il est normal que les R.G. fassent leur boulot là comme partout, ce qui ne signifie en rien manipulation, cependant il est bien plus facile d’infiltrer une organisation hiérarchisée qu’un mouvement sans centre de pouvoir. Que le P.C. se rappelle que dans l’entre-deux guerres, il découvrit des flics parmi les membres du comité central et qu’aujourd’hui encore il doit y en avoir. De même, la provocation est toujours possible, bien sûr, mais n’est ce pas un provocateur, Gapone, qui déclencha la révolution russe et par là même la naissance du P.C.F. Comme quoi les conséquences de la provocation sont imprévisibles.
Quant aux flics en civils dans les manifs, ce n’est pas nouveau, ils y sont toujours pour jouer le rôle qui est le leur, mais devient aussi de plus en plus celui des S.O. CGT, c’est-à-dire repérer les éléments radicalisés, les coincer et les remettre à leurs collègues en tenue. À ce propos, il est bon de préciser que le flic dont parle tant la CGT n’a pas été pris et tabassé par son S.O. mais par des camarades du mouvement qui l’avait vu discuter avec les flics, c’est ensuite que la CGT l’a récupéré en mauvais état. Nous avons des témoins de cette scène.
Dernier point enfin sur la prétendue passivité des flics, il faut comprendre que ces messieurs ne sont pas des machines et que face à la détermination des manifestants et à la violence des affrontements, ils ont eu peu et ont été débordés, de nombreux faits le prouvent.
À ceux qui malgré tout continueraient à défendre la thèse de la machination policière comme unique cause d’affrontements que le pouvoir aurait souhaité à la proximité des cantonales. Nous ferons remarquer que dans ce cas les arrestations de plus de 80 personnes le matin, et des 12 militants anarchistes l’après-midi n’ont aucun sens, que de plus le résultat de cette provocation aurait été négatif vu le résultat des cantonales.
Nous répondrons enfin comme des milliers de manifestants vendredi : "Les élections n’ont rien changé, c’est dans la rue qu’il faut frapper".




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