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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Ce que signifiait la marche sur Varsovie et son arrêt par Toukhatchevski
{L’Ouvrier Communiste}, n°2/3, Octobre 1929
Article mis en ligne le 22 décembre 2013
dernière modification le 21 décembre 2013

par ArchivesAutonomies
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Je commencerai l’examen des événements au moment où les Polonais prononcèrent leur attaque sur notre front sud-ouest et occupèrent Kiev. La situation de la Russie Soviétique était alors la suivante : Koltchak avait été liquidé à l’est, de même que Dénikine au Caucase. Seul, Wrangel se maintenait dans la presqu’île de Crimée comme dans un repaire. Au nord et à l’ouest, abstraction faite de la Pologne, les opérations étaient terminées. La paix avait été signée avec la Lettonie. Aussi l’entrée en action de la Pologne se produisait-elle dans des circonstances relativement favorables pour nous. Si le gouvernement polonais avait su s’entendre avec Dénikine avant le désastre de ce dernier, s’il n’avait pas craint le mot d’ordre des impérialistes de l’Entente : "La Grande Russie une et indivisible", l’attaque de Dénikine sur Moscou, secondée par l’offensive polonaise à l’ouest, aurait pu se terminer beaucoup plus mal pour nous, et il est difficile de se rendre compte des conséquences définitives d’une pareille décision. Mais le complot complexe des intérêts capitalistes et nationalistes empêcha cette alliance, et l’Armée Rouge put ainsi affronter ses ennemis successivement, ce qui facilita grandement sa tâche. D’une manière générale, au printemps de 1920, nous pouvions jeter presque toutes nos forces armées sur le front ouest et entamer une lutte sévère contre les forces blanches polonaises.
...Le Commandant du front envisagea en principe le doublement du nombre de fusils dans chaque division de chasseurs. Il y avait là un problème extraordinairement difficile : celui du recomplètement. Le grand Etat-Major Pan-Russe, organe éminemment bureaucratique, qui ne fut jamais capable d’accomplir les missions qu’on lui confia, fonctionnait encore à ce moment. Le travail à l’intérieur des unités de réserves, l’œuvre de la mobilisation et la lutte contre le banditisme furent poussés par lui d’une manière formaliste, sans conviction et ne donnèrent pas de résultats. Le Haut-Commandement disposait d’une armée de réserve, à laquelle incomba surtout la mission de recompléter nos armées actives. Mais les moyens de cette armée était limités et ne purent satisfaire nos besoins.
Il faut à ce sujet signaler que l’instruction des hommes des unités de réserve de l’Armée Rouge n’était pas très poussée. Il n’était pas possible avant d’avoir reçu des équipements, de la perfectionner en raison de la rigueur de la température, qui ne permettait pas de faire faire l’exercice aux soldats pieds nus. Dès les équipements reçus on créa rapidement des compagnies et des bataillons de marche, on les embarqua et on les envoya au front.
C’est dans cet état lamentable que se trouvait dans cette période la question du recomplètement de nos armées. Chaque front et chaque armée active dut, dans la limite de ses pouvoirs et avec l’aide des ressources locales, combler la perte de ses unités. C’était évidemment une tâche difficile et il en résulta un défaut d’homogénéité en matière de recrutement ; mais il n’y avait pas moyen de faire autrement.
Aux raisons techniques qui s’opposaient au recomplètement local, s’ajoutaient de grosses objections politiques. Beaucoup étaient d’avis que les soldats de l’Armée Rouge se battaient mal quand ils étaient trop près de chez eux et que le moindre échec provoquait leur désertion vers leurs foyers et l’effritement des unités.
Cependant des nécessités vitales, qui obligèrent tout le monde à recourir partout à ce mode de recomplètement sur place, démontrèrent la fausseté de ce raisonnement. En cas de défaite, les soldats originaires des régions les plus éloignées désertaient aussi facilement que ceux du pays. La différence à ce point de vue était minime. Par contre, tous les efforts un peu sérieux, toutes les expéditions, les opérations hardies s’appuyèrent presque toujours sur des mobilisations locales et sur le recomplètement local. C’est ce qui eut lieu également en juin 1920. La faiblesse numérique des unités, la nécessité d’une rapide offensive et l’état désespéré des unités de réserves centrales obligèrent le front ouest à se recompléter par ses propres moyens. D’après nos renseignements, le front ouest était rempli de déserteurs appartenant aux classes mobilisables. Nous comptions qu’en organisant une campagne régulière dans ce but, nous pourrions extraire des villages 40 000 déserteurs...
...Le résultat dépassa toutes les espérances. Les déserteurs commencèrent à rentrer volontairement ; le plus souvent, ils essayaient de s’enrôler comme volontaires dans les unités de combat. Seuls quelques éléments peu nombreux furent ramenés par voie administrative. Dans le courant de juin, on incorpora environ 100 000 déserteurs, soit deux fois et demi plus que ce que nous espérions.
Toute cette masse fut envoyée à notre armée de réserve et dans les régiments de réserve des armées actives, où fut entrepris un travail acharné pour l’instruire et pour la diriger ultérieurement sur les régiments combattants. Les difficultés furent énormes. Le manque complet d’équipements, la quantité insuffisante de moyens de casernement entravèrent l’instruction et en abaissèrent le niveau.
Nous vîmes arriver au front les mobilisés communistes ; les membres des syndicats furent mêlés à cette masse d’hommes fraîchement recrutée ; ils la dominèrent bientôt et lui insufflèrent un esprit de bravoure et d’audace dans la lutte contre "la Pologne des Seigneurs".
En gros, à la fin de juin, grâce à l’énergie intense des agents qui travaillaient l’Armée Rouge, cette tâche colossale, presqu’impossible, fut achevée et les renforts commencèrent à arriver par milliers à nos divisions. A cette date, le plan adopté du dédoublement de l’ordre de bataille était presque entièrement achevé. Cela nous faisait entrevoir de prochains succès et nous permettait de développer nos opérations dans le temps et dans l’espace.
Le moral de nos troupes était excellent. Tout le monde avait conscience du sérieux de la situation et de la nécessité de défendre la Russie Soviétique contre l’invasion des "Seigneurs" polonais, sans avoir égard aux sacrifices, et ces sentiments avaient fortement ancré, tant parmi les soldats rouges de nos unités que dans toute la population ouvrière et paysanne, la conviction qu’il fallait lutter jusqu’au bout.
C’est avec le même zèle que fut préparée l’organisation des armées en vue des opérations futures. Les unités existantes de chemins de fer (trains-ateliers et groupes de chemins de fer) furent amenées et, bien que trop faibles numériquement pour les tâches envisagées, elles permirent de reconstruire les voies ferrées conformément au principe adopté pour la concentration des forces... Nos organes de chemins de fer de campagne ne croyaient pas qu’il fut possible d’atteindre une telle rapidité de construction.
En raison de la pénurie des moyens de transport de nos unités, on en fut réduit à mobiliser une grande quantité de voitures. La IV° armée en mobilisa huit mille, la XV° et la III° en mobilisèrent jusqu’à quinze mille, la XVI° armée, dix mille environ. C’était une lourde charge pour la population locale, mais la peur que lui inspirait l’invasion des "Seigneurs" nous autorisa à recourir facilement à ce procédé. Cette grande quantité de moyens de transport permit à nos troupes de développer rapidement et hardiment leurs opérations et d’entretenir une activité constante des arrières. Il y eut, il est vrai, un chaos énorme dans ce travail, mais du moins jusqu’à Bug et à la Narew nos troupes furent assez bien ravitaillées en produits de toutes sortes...
...Quand la déroute définitive des armées polonaises sur le front ouest se fut manifestée dans tout son éclat, quand nos armées eurent finalement forcé les lignes fortifiées établies par les Allemands, l’inquiétude et la panique s’emparèrent non seulement de la bourgeoisie polonaise, mais des ses protecteurs européens.
Nous reçûmes une note de Curzon, qui nous proposait de nous arrêter sur la ligne atteinte et nous offrait la médiation du gouvernement anglais entre nous et le gouvernement polonais pour la fixation de nos frontières communes, conformément au Traité de Versailles, c’est-à-dire à la frontière ethnographique de la Pologne. Evidemment, on ne pouvait se fier à cette intervention diplomatique du capital anglais. Nous avions déjà assisté à un essai de médiation de l’Angleterre entre nous et Wrangel, essai qui s’était terminé par le renforcement et un redoublement d’activité de Wrangel sous le couvert de la médiation anglaise mais en même temps la note de Curzon, bien que provoquée par nos victoires, présentait quelques-uns des caractères d’un ultimatum. Dans le cas où nous n’accepterions pas la proposition anglaise, on nous menaçait de déchaîner contre nous le capital anglais. De quelle manière cette action se manifesterait-elle ? Nous ne le savions pas au juste, mais il était absolument clair que la situation devenait menaçante. La lutte du capital polonais contre la révolution prolétarienne soviétique se développait à l’échelle de l’Europe.
Si nous déclinions la médiation de Curzon, nous renoncions par cela même à faire appel au capital européen et la lutte s’annonçait comme une lutte à vie et à mort. Il était parfaitement clair que même dans le cas d’un foudroiement complet de la Pologne des "Seigneurs", la guerre de classe ne serait pas interrompue et déferlerait forcément sur les pays de l’Europe centrale.
Quel était l’état du prolétariat dans l’Europe occidentale ? Etait-il préparé à la révolution ? Aurait-il pu appuyer, vivifier l’avalanche socialiste qui se précipitait de l’orient et lui apportait la liberté ? Les événements ultérieurs donnent à cette question une réponse nettement affirmative.
Avant même le début de notre offensive, la Ruthénie Blanche toute entière, qui gémissait sous le joug des hobereaux polonais et des armées blanches polonaises était en effervescence et se préparait à des soulèvements paysans. Nous savions qu’en traversant la Ruthénie Blanche, nous trouverions non seulement des dispositions favorables envers nous, mais encore des renforts importants sous forme d’une masse armée. Cette prévision se réalisa complètement. Nous enrôlâmes plus de trente mille hommes, de bonnes et sûres recrues sous nos étendards ; ils furent instruits par nous et versés dans les rangs de l’Armée Rouge. C’est un exemple caractéristique et éclatant d’un renfort de classe.
La situation en Pologne était favorable à une révolution. Un puissant mouvement du prolétariat, un mouvement non moins menaçant des travailleurs agricoles plaçaient la bourgeoisie polonaise dans une situation extrêmement difficile. Beaucoup de communistes polonais étaient d’avis qu’ils nous suffisaient d’atteindre la frontière ethnographique de la Pologne pour que la révolution prolétarienne en Pologne devint inévitable et absolument sûre. Effectivement, après avoir occupé la région de Bialystock, nous rencontrâmes un accueil chaleureux et l’appui de la population ouvrière.
Dans des meetings, en masse on vota des motions en faveur de l’enrôlement dans l’Armée Rouge. Les paysans, qui d’abord nous regardaient de travers, influencés par le clergé et la noblesse, s’apprivoisaient très rapidement et se tranquillisèrent. Les valets de ferme ruraux sympathisèrent franchement avec nous. Ainsi, tout ce que nous constations dans la partie de la Pologne occupée par nous favorisait absolument l’offensive socialiste et était prêt à l’appuyer.
Tout le verbiage sur le réveil du sentiment national dans la classe ouvrière polonaise en liaison avec notre offensive est simplement la conséquence de notre défaite. La peur a de grands yeux. Il ne faut pas oublier qu’au moment de notre arrivée devant Varsovie, la population ouvrière de Praga, de Lodz et autres centres industriels grondaient sourdement, mais elle fut étranglée par des unités de bourgeois volontaires. La croyance en la révolution polonaise, marchant à la rencontre de notre offensive et ayant pour effet de briser dans les mains de la bourgeoisie polonaise l’outil de l’oppression, avait des fondements sérieux, et sans notre échec, le mouvement révolutionnaire eut été couronné d’un plein succès.
L’Europe pouvait-elle seconder ce mouvement socialiste par l’explosion d’une révolution à l’ouest ? Les faits répondent par l’affirmative. Notre offensive rapide et victorieuse bouleversa l’Europe entière et hypnotisa tout le monde à la fois et chacun en particulier, en attirant les regards vers l’Orient. Les journaux ouvriers aussi bien que les journaux bourgeois ne s’occupaient que d’une question, l’offensive bolchéviste. C’était la préoccupation générale, l’objet d’une attention intense et universelle. Les ouvriers allemands prirent hâtivement position contre l’Entente en faisant rebrousser chemin aux transports d’approvisionnements et d’armements expédiés par la France : ils empêchèrent le déchargement à Dantzig des navires anglais et français, chargés d’armes et de munitions, ils provoquèrent des catastrophes de chemins de fer, etc. ; en un mot ils menèrent une lutte révolutionnaire active au profit de la Russie Soviétique. En Prusse orientale, quand nous côtoyâmes sa frontière, nous vîmes accourir sous nos drapeaux des centaines et des milliers de volontaires, de spartacistes et de travailleurs sans parti dont nous fîmes une brigade allemande de chasseurs.
Il faut remarquer que le comité révolutionnaire polonais résolut également de former une Armée Rouge polonaise, dont la création fut entreprise à une allure accélérée, mais qui n’avait pas pu achever son organisation au moment de notre défaite.
Ainsi l’Allemagne bouillonnait et attendait seulement, pour donner le signal de la révolution, que le courant de la révolution en armes fut parvenu jusqu’à elle.
En Angleterre, la classe ouvrière était également soulevée par le mouvement révolutionnaire le plus violent. Le comité d’action en était arrivé à une lutte ouverte contre le gouvernement anglais. La position de ce dernier était fortement ébranlée. La situation rappelait l’état du gouvernement tsariste à l’époque du conseil des délégués ouvriers en 1905.
En Italie, une véritable révolution prolétarienne éclata (...) Sans la misérable activité des social-démocrates, la révolution aurait infailliblement pris des proportions énormes.
Dans tous les pays d’Europe, la situation du capital fut ébranlée. La classe ouvrière releva la tête et courut aux armes. Il n’y a pas le moindre doute que si nous avions été victorieux sur la Vistule, la révolution aurait embrasé de ses feux le continent européen tout entier. Il est évidemment facile, depuis la perte de la guerre, de découvrir des fautes politiques et des décisions erronées. Mais la situation qui vient d’être exposée parle d’elle-même. La révolution exportée était possible. L’Europe capitaliste fut ébranlée jusque dans ses fondements et sans nos erreurs stratégiques, sans notre défaite sur les champs de bataille, peut-être la guerre polonaise serait-elle devenue l’anneau qui eut relié la révolution d’Octobre à la révolution dans l’ouest de l’Europe.

Toukhatchevski.


Note de la rédaction

Toukhatchevsky fut le commandant en chef du groupe d’armées qui marcha sur Varsovie en 1920. Ses conférences stratégiques ont été reproduites en appendice par son adversaire direct, le maréchal Pilsudski dans un livre L’année 1920 dont la traduction française est récemment parue. Ce livre lui-même ne se compose d’ailleurs que de rodomontades sans intérêts. Mais il était extrêmement important d’en dégager un document sur les possibilités de la guerre révolutionnaire aussi nourri et aussi frappant que l’exposé de Toukhatchevski. Notre seul regret est de ne pouvoir en donner de plus larges extraits. Nous y suppléerons par quelques remarques
1 - Les effectifs engagés dans la marche sur Varsovie ne dépassaient jamais cent soixante mille hommes. Le prolétariat industriel de Russie aurait suffi à fournir et même reconstituer plusieurs fois un tel effectif. Parce que cette guerre était une guerre de classe, l’Europe crut voir déferler sur elle d’immenses multitudes là où il n’y avait qu’une armée misérable par le nombre et par l’équipement. En fait l’Armée Rouge s’accroissait quelque fut son lieu d’opération de toutes les forces des classes armées dont disposait la localité. Aussi dans les cauchemars de la bourgeoisie apparaissaient aux côtés des soldats rouges tous leurs auxiliaires possibles, dont la révolte pouvait se répandre de l’est à l’ouest comme une immense traînée de poudre.
2 - Le caractère mixte de l’Armée Rouge résultant de sa composition semi-paysanne en faisait une excellente armée défensive contre les entreprises des féodaux et des gardes blancs mais la rendait moins apte à une guerre d’offensive désespérée et continue comme la guerre révolutionnaire. L’Armée Rouge portait en elle le reflet de compromis déjà passés avec le paysan, propriétaire sous couleur de socialisme. Cependant, grâce à son renforcement par les réserves ouvrières qu’enthousiasmaient l’exportation de la révolution, cette armée paraît encore capable en 1920 d’assumer le rôle que lui attribue Toukhatchevski.
3 - Les théoriciens du socialisme à l’échelle nationale ont été évidemment jetés sans le vouloir dans une "aventure" que le pouvoir soviétique n’avait ni voulue ni préparée, mais où les entraîna l’agression de la Pologne et l’élan des ouvriers en armes, c’est-à-dire le renforcement spontané de la lutte de classe à l’échelle internationale. Ils ont continué à voir dans la guerre polonaise une guerre de défense nationale à terminer par des moyens purement militaires et diplomatiques. Remarquons à ce propos qu’une partie essentielle de l’appareil militaire d’ancien régime (le Grand Etat-Major Pan-Russe) avait été respecté et qu’il s’est naturellement montré impropre à tout travail.
4 - Lors de l’intervention de Curzon, il s’agissait bien, comme le note Toukhatchevski d’un choix définitif à faire entre la paix avec le Capital européen, (la politique des emprunts et des concessions s’est développée depuis) et la guerre de classe la plus acharnée. La note Curzon fut reçue le douze juillet, la réponse attendit jusqu’au dix-huit, et le premier ordre de reprise de l’offensive, signé Trotsky, date seulement du dix-sept. Durant ces six jours le sort de la révolution mondiale fut joué - et perdu. On écarta l’arbitrage de Curzon, mais pour proposer aux Polonais de demander une paix basée sur les mêmes principes. Cette paix devait être "équitable" et même "plus avantageuse" ( sic) pour la bourgeoisie polonaise que la proposition Curzon. Elle devait respecter l’indépendance absolue et l’intégrité ethnographique de la Pologne des "Seigneurs". La proclamation de ces "buts de guerre" causa un immense soulagement dans la classe capitaliste. Le fantôme du "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes" (ici le droit de Pilsudski à écraser les prolétaires en révolte) avait suffi à arrêter le bolchévisme en pleine marche triomphante. Les soldats prolétaires de Toukhatchevski ne se battaient plus désormais pour la libération du monde, mais pour donner du jeu aux diplomates soviétiques dans l’établissement d’une paix avantageuse avec le capitalisme européen.
Et cette trahison idéologique de la guerre révolutionnaire s’acheva en déroute militaire.




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