Survivre... et vivre (1970-1975)

dimanche 15 janvier

Nous mettons en ligne 15 nouveaux articles de la revue Survivre... et vivre, pour les numéros 10 à 12.
Cette brève se veut être une invitation à la lecture de l’ensemble de cette revue que nous avons mis en ligne voici quelque mois.

Présentement nous soulignons quelques points :

"On est en train de violer la Terre. La croissance économique est devenue un dieu, au nom duquel la vie sur la Terre est sacrifiée, les ressources naturelles pillées, et l’homme réduit en esclavage. (…) Aujourd’hui, il nous faut apprendre à travailler avec la Nature et non plus contre elle."

(Survivre… et vivre n°10, article "POWWOW").

L’écologie, pour les militants de Survivre... et vivre c’est la critique radicale du capitalisme, du monde de l’argent et de l’échange, résumée ainsi dans le même article :

"La richesse matérielle pour quelques uns,
"L’appauvrissement pour beaucoup,
"La diminution de la qualité de vie pour tous".

Depuis l’écriture de cet article, 46 années ont passé, ces 3 points sont toujours d’actualité et toujours plus contrastés ; la domination étatique plus écrasante, l’immense majorité des hommes toujours plus exploités et dépossédés de leur vie.

Un autre article "Vers un mouvement de subversion culturelle" (Survivre… et vivre n°12) met en avant la nécessité d’un large mouvement de subversion culturelle. Les acteurs de Survivre… et vivre sentent bien qu’à la fin des années 60, un "vaste processus de transformation à l’échelle planétaire" est à l’œuvre. Ils s’y impliquent activement car "chaque jour, un peu plus de gens comprennent la nécessité de créer un nouveau mode de vie, de changer nos conceptions de l’homme, de la nature et des buts des sociétés humaines" comme écrit dans l’article cité précédemment ("POWWOW").

Loin d’une quelconque vision misérabiliste et réformatrice, la revue Survivre… et vivre n’hésite pas à s’attaquer à des notions fondamentales propres à cette société capitaliste comme le Progrès et de tout ce qui en découle : "La racine profonde de la mentalité technicienne se trouve peut-être dans l’exaltation, dans la société occidentale et de nombreuses autres qui l’ont précédée, de la puissance comme valeur suprême, et de notre désir de domination sur d’autres personnes, ou sur la nature ou sur des parties de notre moi considérées comme répréhensibles" ("Vers un mouvement de subversion culturelle").

Cette mentalité écologiste – à mille lieues des enflures politiciennes qui se prétendent "écolos et respectueux de l’environnement" – "reconnaît la société technicienne comme une monstruosité et la mentalité technicienne comme une maladie infantile de notre espèce" (idem).

Toujours est-il que cette revue est particulièrement riche pour approfondir la critique des racines de ce monde qui va à sa perte si l’homme, dans sa révolte contre ses conditions d’existence, n’y met pas un terme.

Enfin pour terminer, nous signalons que nous proposons :

  • Une nouvelle numérisation pour les numéros 1, 2-3, 5, 6 et 7,
  • Un bulletin de liaison n°10, supplément à la revue Survivre... et vivre n°12. GIF - 1.1 ko
  • Une brochure diffusée en 1971 : "de la pollution considérée sous tous ses aspects". GIF - 1.1 ko