Pour l’organisation du pouvoir des conseils de travailleurs (1969-1971)

En guise de présentation : [1]

Pour une organisation révolutionnaire non séparée de la réalité.

La Colonne se veut une organisation anti-autoritaire, c’est-à-dire qui ne cherche pas à s’imposer ou à diriger les opprimés, mais à les aider en constituant un des instruments de leur émancipation intégrale.
Elle coordonne les luttes de divers groupes et individus, liés fédérativement sur des bases égalitaires, par des contrats libres et révocables.
L’unique condition pour entrer et rester chez nous, est l’accord des actes et des paroles, et la recherche de la cohérence entre la théorie et la pratique. L’essentiel, c’est d’être capable d’expliquer publiquement les raisons d’une adhésion.
Les principes qui suivent ne visent pas à définir abstraitement notre organisation, mais expriment les conditions concrètes de son fonctionnement :

- Autonomie des groupes, et des individus à l’intérieur de ces groupes, qui restent entièrement responsables de leurs activités.

- Libre critique et confrontations réelles qui seules permettent le dépassement des positions.

- Discussion publique des divergences, avec un minimum de précautions concernant les mesures de sécurité librement acceptées par tous.

- Travail collectif. Ce qui n’implique ni l’ignorance ni la juxtapositions des problèmes, projets ou reflétions, mais leur mise en commun pour un dépassement commun.

Evidemment, il ne s’agit pas d’une coordination tactique de groupes hétérogènes en vue d’un rassemblement bâtard fondé sur le malentendu permanent. L’alliance tactique n’est efficace que là où l’unité organique est possible.
Cette unité ne s’obtient ni par l’activisme-à-tout-prix ni par des actions communes bureaucratiques ni par la recherche théorique abstraite. L’unification se créé à partir de la solidarité concrète entre révoltés et non par les liens stériles du militantisme.
Etant admis qu’on ne peut lutter radicalement contre la bourgeoisie et la bureaucratie avec des moyens d’action et une forme d’organisation bourgeois ou bureaucratiques, nous mènerons la lute contre l’Idéologie dominante sous tous ses déguisements.
Le matériel de chacun est à la disposition de tous, les liaisons permanentes, la libre circulation des informations, l’interpénétration des expériences, nous permettent de porter la lutte de classes dans tous les domaines de la vie quotidienne ; Toute autorité, même au niveau intellectuel, est considérée comme contre-révolutionnaire. Aucune censure n’est permise.
Notre pratique actuelle consiste à se donner les moyens d’agir :

- contre le régime capitaliste et les organisations bureaucratiques,

- dans les mouvements de masses, afin de les animer dans une orientation radicale.

Notre objectif est l’abolition de la société de classe et de l’Etat par les Conseils de Travailleurs.



[1Il s’agit du texte de ce petit groupe - basé à Nice et dont nous ne savons rien ou presque - qui figure en avant-propos du premier numéro.


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