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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Bulletin d’Information de la Fraction de Gauche italienne (1931-1933)

Présentation du bulletin d’Information de la Fraction de Gauche italienne [1]

La Fraction de la Gauche italienne publie en 1931 un Bulletin d’information en français afin de pouvoir faire connaître ses positions politiques sur ce qu’il faut faire par rapport à l’IC et aux différents PC dans la situation difficile que rencontre l’Opposition de Gauche internationale (OGI).

Nous laissons la parole à Fraction italienne :

"La publication du présent bulletin intérieur - en langue française répond aux exigences actuelles de la fraction de gauche italienne.

La phase actuelle du regroupement à l’échelle internationale de l’opposition de gauche, tourne autour de très importants problèmes politiques et aussi organisatoires. Cela implique une clarification idéologique. Notre fraction se trouve donc devant la nécessité continuelle de porter à la connaissance de tous les groupes internationaux, ses positions politiques, lesquelles - dans beaucoup de cas - peuvent ne pas coïncider avec celles de tel ou tel autre groupe.

L’expérience nous a prouvé que cela n’est pas possible uniquement par le canal du Bulletin International [2]. Celui-ci ne parait pas avec la régularité souhaitable, de telle sorte que les documents sont publiés avec grand retard, et pas avec l’objectivité nécessaire. Et ce sans parler du fait que par exemple, 1e Bulletin n’a pas encore publié un de nos documents concernant la. Nouvelle Opposition Italienne.

A ces difficultés, s’ajoute l’autre de la langue qui empêche les camarades des autres groupes de suivre nos publications en langue italienne."

En 1931 jusqu’en 1933, la Fraction italienne est partie prenante de l’OGI. Mais, cette dernière subit crise sur crise interne en bute à l’acharnement destructeur du GPU, de ses agents provocateurs. La pénétration des agents staliniens est facilitée par la politique trop volontariste et pressée de Trotsky qui cherche à brûler les étapes pour créer une organisation coute que coute sans trop regarder sur la solidité politique des nouveaux adhérents. De ce fait, les Oppositions qui apparaissent et se créent partout et dans tous les pays se trouvent rapidement désorganisées théoriquement et sans réelle boussole politique. Les positions politiques des uns et des autres sont, d’une part peu solidement encrées après un combat de plusieurs années comme c’est le cas pour la Gauche italienne ou pour l’Opposition russe, et d’autre part, sans cohérences profondes entre elles du fait de leur isolement géographique au cours de la période de bolchevisation. Seule la Gauche italienne comme la Gauche russe possède une véritable cohérence suite à un combat d’une dizaine d’années.

L’on constate que l’OGI est incapable de mettre en place un bureau international qui aurait eu une véritable fonction politique alors elle se trouve obligée de nommer un Secrétariat administratif qui n’a pas de poids politique réel et qui, en plus, est dirigé par Mill qui s’avérera être un agent du GPU.

Dans cette débandade la Fraction italienne, pour assumer ses responsabilités politiques, crée un Bulletin d’Information pour pouvoir défendre sa ligne politique et aider les autres sections de l’OGI à se déterminer face au néant politique du Secrétariat administratif et à la dramatique confusion qui règne au sein de l’OGI. Le Bulletin sera publié jusqu’à l’exclusion bureaucratique de la Fraction italienne du sein de l’OGI. Le manque de rigueur organisationnelle de l’OGI aboutit à ce que celle-là l’apprenne après cette dernière en 1933 et ce sans discussion. L’exclusion de la Fraction italienne prononcée en l’absence de celle-ci au cours d’une conférence convoquée précipitamment et en catastrophe en décembre 1932 dénote la perte des principes élémentaires d’organisation par l’OGI. Cette situation ne s’était jamais rencontrée même dans l’IC bolchévisée et avant 1928. En ce qui concerne la Gauche italienne, celle-ci avant son exclusion de l’IC a pu présenter un recours avant son exclusion en 1928. Dans l’OGI, se ne fut pas le cas !

Définition du rôle et de la fonction de la Fraction.

C’est dans ce Bulletin que la Fraction italienne définit le rôle de la Fraction dans les années 30. C’est pourquoi il nous paraît important de le republier. Ultérieurement elle reviendra sur cette notion dans Bilan y apportant d’autres précisions et explications.

La Fraction italienne se définit par opposition au rôle du Parti et de l’Opposition comme ceci :

"La fraction ainsi comprise, c’est l’instrument nécessaire pour l’éclaircissement politique qui doit définir la solution de la crise communiste". (souligné par nous) "Et l’on doit juger comme arbitraire toute discussion opposant l’issue de la fraction exclusivement dans le redressement du parti, à l’issue de la fraction dans un deuxième parti, et vice-versa. L’une ou l’autre dépendront de l’éclaircissement politique obtenu, et ne peuvent pas dès maintenant caractériser la fraction. Il est possible et souhaitable que cet éclaircissement se concrétise par le triomphe de la fraction dans le parti lequel retrouvera alors son unité. Mais on ne peut pas exclure que cet éclaircissement précise des différences fondamentales qui autorisent la fraction à se déclarer elle-même, contre le vieux parti, le parti du prolétariat ; celui-ci, à la suite de tout le processus idéologique et organisatoire de la fraction, relié aux développements de la situation, trouvera les bases effectives pour son activité. Dans un cas, comme dans l’autre, l’existence et le renforcement de la fraction sont les prémisses indispensables pour la solution de la crise communiste."

(Bulletin d’information n°3, novembre 1931).

Pour cette dernière, il ne peut plus y avoir d’Opposition dans le parti puisque cette dernière a été exclue par contre, la Fraction ne pourra triompher qu’en rétablissant l’orientation politique du Parti dans la bonne direction et en en prenant la direction politique :

"Pas de doute à cet égard, la fraction ne peut que coïncider avec la solution de la crise communiste ; elle disparaît dans le parti redressé ou elle devient le parti. Mais, il faut dire clairement que pour la réalisation de la première hypothèse nous devons considérer la transformation du parti et du point de vue idéologique et du point de vue organisatoire, inséparablement ; c’est-à-dire que l’idéologie et l’organisation, et par conséquent l’activité du parti, doivent être la conscience et la volonté collective du parti.

Par suite de circonstances, dont la connaissance nous aidera à former le programme de la fraction, les relations normales d’interdépendance entre la base du parti et l’appareil dirigeant ont été rompues, et substituées par des relations de pure dépendance mécanique de la base à l’appareil : la conscience et la volonté collective du parti, qui devraient créer l’appareil et lui donner les directives fondamentales sont suffoquées : la base a perdu le contrôle de l’appareil et celui-ci vit de sa propre vie, ce qui constitue la cause fondamentale de ses grandes fautes et peut amener les partis à leur perte définitive. Le même phénomène maladif, avec des conséquences non moins funestes à l’échelle mondiale, se retrouve entre les sections nationales et le centre dirigeant international et dans ce centre même entre la majorité et une toute petite minorité toute puissante. Mais les historiques du prolétariat sont inséparables de sa conscience et de sa volonté s’exprimant par son spécifique instrument, le parti de classe. Cela signifie que le parti qui n’est pas l’expression constante de la conscience et de la volonté collective de l’avant-garde prolétarienne ne peut pas donner les garanties nécessaires pour la direction des luttes vers l’accomplissement des tâches historiques du prolétariat".

(Idem)

La fraction se donne pour tâche de reconquérir le Parti et l’Internationale.

* * *

Le Bulletin d’information va donc accomplir une réflexion politique générale pour assumer son rôle de noyau du futur parti avec des articles comme :

  • "Résolution de la Fraction de Gauche du P.C.I. sur le conflit sino-japonais." (N°5)
  • "Le fascisme au pouvoir en Allemagne." (N°6)
  • "Résolution de la C.E. sur la grève des mineurs belges" (N°6)


Presentazione del bollettino d’informazione della Frazione della Sinistra italiana

La Frazione della Sinistra italiana pubblicò nel 1931 un Bollettino d’informazione in francese ai fini di poter far conoscere le proprie posizione politiche su ciò che occorreva fare rispetto all’IC come ai differenti PC nella difficile situazione che l’Opposizione della Sinistra Internazionale (OGI) incontrava.

Lasciamo la parola alla Frazione italiana :

"La pubblicazione del presente bollettino interno ‒ in francese ‒ risponde alle esigenze attuale della frazione della sinistra italiana.

L’attuale fase del raggruppamento al livello internazionale dell’opposizione di sinistra ruota intorno a problemi sia di organizzazione che politici di notabile importanza. Ciò implica una chiarificazione ideologica. Quindi, la nostra frazione si trova confrontata alla necessità costante di portare a conoscenza di ogni gruppi internazionali, le proprie posizioni politiche, quali ‒ in molti casi ‒ posso non coincidere con quelle dell’uno o dell’altro gruppo.

L’esperienza ci ha comprovato che ciò non può essere possibile esclusivamente via il canale del Bollettino Internazionale [3]. Quest’ultimo non è pubblicato con regolarità augurabile, in modo tale che qualsiasi documenti vengono pubblicati con notevole ritardo, ed anche senza la necessaria oggettività. E questo senza parlare del fatto che, ad esempio, il Bollettino non ha ancora pubblicato uno dei nostri documenti rispetto alla Nuova Opposizione Italiana.

A tali difficoltà, si aggiunge quella della lingua che impedisce i compagni degli altri gruppi di poter seguire le nostre pubblicazioni in lingua italiana."

Dal 1931 al 1933, la Frazione italiana è parte integrante dell’OGI. Ma, quest’ultima subisce crisi su crisi interne imbattendosi all’accanimento distruttivo del GPU, come a quello dei suoi addetti provocatori. L’infiltrazione d’elementi staliniani era favorita dalla politica fuori misura volontaristica, e di fretta, di un Trockij precipitoso per creare un‘organizzazione ad ogni costo senza troppo guardare sulla compattezza politica dei nuovi affiliati. Conseguentemente, le Opposizioni che appaiano e che vengono create dovunque, e in tutti i paesi, si trovarono in un breve spaccio di tempo disorganizzate teoricamente e senza effettiva bussola politica. Le posizioni politiche degli uni e degli altri erano da un lato poco saldamente ancorate dopo una lotta di diversi anni ‒ come fu il caso per la Sinistra italiana ed anche per l’opposizione russa ‒ e dall’altro latto senza coerenze ime tra esse a causa del loro isolamento geografico durante l’intervallo della bolscevizzazione. Solo la Sinistra italiana e quella russa sono state in possesso di una reale coerenza a seguito di lotte di una decina d’anni.

Si può constatare che l’OGI era incapace di costituire un ufficio internazionale che avrebbe avuto un’autentica funzione politica, e si trovava quindi nell’obbligo di nominare un segretario amministrativo che non disponeva proprio di peso politico reale, il quale, per di più, era gestito da Mill che si rivelava essere un incaricato del GPU.

Per assumersi le proprie responsabilità politiche di fronte a tal sbandamento, la Frazione italiana diede avvio a un Bollettino Informativo ai fini di preservare la propria linea politica, e per aiutare le altre sezioni dell’OGI a determinarsi nei confronti della vacuità del segretariato amministrativo e del pietoso caos che signoreggiava in sede all’OGI. Il Bollettino fu diffuso fino all’esclusione burocratica della Frazione italiana all’interno dell’OGI. L’assenza di rigore organizzativa dell’OGI contribuì a quanto quest’altra venga a saperlo solo dopo quest’ultima nel 1933, e questo senza dibatto. L’esclusione della Frazione italiana promulgata in assenza di quest’ultima, nell’ambito di una conferenza indetta frettolosamente e in modo imprevisto nel dicembre del 1932, denota la perdita dei principi fondamentali organizzativi da parte dell’OGI. Anche nell’IC bolscevizzata, e prima del 1928, tale situazione non si era mai incontrata. Nei confronti della Sinistra italiana, essa, anteriormente alla sua esclusione dell’IC, aveva potuto presentare un ricorso prima della sua emarginazione nel 1928. Nell’OGI, non fu il caso !

Definizione del ruolo e della funzione della Frazione

Fu in questo Bollettino che la Frazione italiana aveva definito il ruolo della Frazione negli anni ’30. Ragion per cui ci sembra importante di pubblicarlo nuovamente. Ulteriormente, ritornerà sul concetto in Bilancio portando altre precisioni et spiegazioni.

La Frazione italiana si definisce in contrasto al ruolo del Partito e dell’Opposizione in questo modo :

"La Frazione così concepita, è lo strumento necessario per il chiarimento politico dovendo definire la soluzione della crisi comunista (sottolineato da noi). E si deve giudicare come arbitraria qualsiasi discussione opponendo l’esito della frazione esclusivamente per il risanamento del partito, all’esito della frazione in secondo partito, e viceversa. L’una o l’altra dipenderanno dal chiarimento politico raggiunto, e non possono fin d’ora caratterizzare la frazione. E’ possibile, e auspicabile, che questo chiarimento si concretizza con il trionfo della frazione nel partito, il quale ritroverà allora l’unità. Ma non si può tuttavia escludere che tale chiarimento determina delle differenze basilare che consentano alla frazione di dichiararsi se stessa contro il vecchio partito, il partito del proletariato ; esso, a seguito dell’intero sviluppo ideologico ed organizzativo della frazione, collegato ai sviluppi della situazione, troverà le basi effettive per la propria attività. In un caso come nell’altro, l’esistenza ed il rafforzamento della frazione sono le premesse fondamentali per la soluzione della crisi comunista."

(Bollettino d’Informazione n° 3, novembre 1931).

Per quest’ultima, non poteva più esistere d’Opposizione nel partito poiché essa era stata esclusa. All’opposto, la Frazione poteva solo trionfare ripristinando l’orientazione politica del Partito nella buona direzione prendendone la direzione politica :

"Alcun dubbio in proposito, la Frazione può solo coincidere con la soluzione della crisi comunista ; o sparisce nel partito raddrizzato o diventa il partito. Però, dobbiamo dire in modo chiaro che per la realizzazione della prima ipotesi, dobbiamo prendere in considerazione la trasformazione del partito, sia da un punto di vista ideologico che da un punto di vista organizzativo, in modo indivisibile ; cioè che l’ideologia e l’organizzazione, quindi l’attività del partito, devono essere la coscienza e la volontà del partito.

A seguito di circostanze, di cui la conoscenza ci aiuterà a dar forma al programma della frazione, i rapporti normali di interdipendenza tra la base del partito e l’apparato dirigente sono stati interrotti. Furono sostituiti da relazioni di pura dipendenza meccanica della base all’apparato ; la coscienza e la volontà collettiva del partito, che dovrebbe creare l’apparato e darli le direttive fondamentali, sono soffocate ; la base a perso il controllo dell’apparato ed esso vive della sua propria vita, ciò che costituisce la causa fondamentale dei suoi peggiori errori e può portare i partiti alla loro fine definitiva. Lo stesso fenomeno malaticcio, con delle conseguenze non meno funeste al livello mondiale, lo ritroviamo tra le sessione nazionale e nel centro dirigente internazionale, e, nel centro stesso, tra la maggioranza e una piccola minorità assai potente. Ma, la cronistoria del proletariato è inseparabile della propria coscienza e della propria volontà, esprimendosi mediante il suo caratteristico strumento : il partito di classe. Ciò significa che il partito che non raffigura l’espressione costante della coscienza e della volontà collettiva dell’avanguardia proletaria, non potrà dare le necessarie garanzie per assumere la direzione delle lotte verso l’assolvimento dei compiti storici dl proletariato."

(Ibidem)

La frazione si dà per compito di riconquistare il Partito e l’Internazionale.

* * *

Il Bollettino d’informazione va quindi compiere una riflessione politica generale per assumere il proprio ruolo di nucleo del futuro partito con articoli come :

  • "Risoluzione della Frazione di Sinistra del PCI sul conflitto sino-giapponese" (N° 5)
  • "Il fascismo al potere in Germania" (N° 6)
  • "Risoluzione della C.E. sugli scioperi des minatori belgi" (N° 6)
Notes :

[1Ces documents ont été publiés pour la première fois sur le site Smolny ainsi qu’un certain nombre d’articles ressaisis.

[2Bulletin de l’OGI.

[3Bollettino dell’OGI.

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