Presse ouvrière ou socialiste du 19e siècle

Dans cette rubrique nous nous proposons de mettre en ligne un ensemble de journaux ouvriers, socialistes et révolutionnaires (écrits par des ouvriers et/ou pour des ouvriers) parus au 19ème siècle en France. Ce qui suit n’est qu’une courte esquisse, bien incomplète, de l’ensemble de cette presse. Nous avons besoin de l’aide de lecteurs qui aimeraient enrichir cette rubrique et lui donner l’ampleur qu’elle mérite.

* * * * *

Un des premiers journaux ouvriers fut sans doute l’Echo de la Fabrique paru à Lyon de 1831 à 1834, suivi de la Tribune prolétaire (1834-1835) ou encore l’Echo des Travailleurs (1833-1834) qui s’est démarqué de l’Echo de la Fabrique.
Nous pouvons dénicher d’autres journaux ouvriers au cours des années 1840 comme l’Atelier (1840-1850) - le plus connu de par sa longévité - ; La Propagande, Le Travail, Le Prolétaire

C’est avec la révolution de février 1848 qu’une multitude de journaux ouvriers sortiront des presses. Dans les temps à venir nous nous attacherons plus particulièrement à cette période tant elle fut riche en affirmation des intérêts ouvriers et révolutionnaires à travers une multitude de journaux dont la plupart des titres sont tombés dans l’oubli. Pour ne prendre que quelques titres : Journal des Sans-Culottes ; Le Spartacus ; La Montagne de la Fraternité ; La Carmagnole ; L’Aimable Faubourien – Journal de la canaille ; Journal des Travailleurs ; L’Avenir des travailleurs ; L’opinion des femmes ; Le Vorace ; Le Gamin de Paris ; La République rouge, etc. la liste est loin d’être exhaustive.

Le coup d’Etat du 2 décembre 1851, après l’écrasement de l’insurrection de juin 1848, sera le coup d’arrêt pour des longues années à ce foisonnement.

Pendant le second Empire nous connaissons un seul journal que nous pouvons qualifier d’ouvrier, c’est La Mutualité – Journal du travail (1865-1866).

Pour ce qui est de la presse ouvrière, socialiste et révolutionnaire pendant la Commune de 1871, nous renvoyons le lecteur à notre rubrique Presse Communarde.

Le premier journal ouvrier à voir le jour après l’écrasement de la Commune fut l’Egalité dirigée par Jules Guesde, secondé par Gabriel Deville, Emile Massard, Victor Marouck… pour sa première série. Par la suite Jules Guesde s’associera avec Paul Larfague pour les séries suivantes.

Après 1880 de nombreux titres vont voir le jour. Mais pour l’instant nous n’irons pas plus loin dans la recherche d’autant plus que nous attendons que les lecteurs participent dans la mesure de leur moyen à cet effort de mémoire.

* * * * *


Navigation

Brèves

25 avril 2015 - Journal l’Egalité

Dans le cadre d’une nouvelle rubrique Presse ouvrière ou socialiste au 19ème siècle nous proposons (...)